Currently set to Index
Currently set to Follow

L’accompagnement naturel de la grossesse

La grossesse est une période naturelle et particulière de la vie d’une femme. Elle est actuellement de plus en plus médicalisée. Elle occasionne de nombreux bouleversements physiologiques et psychiques. Le bébé va puiser dans les réserves maternelles tout ce dont il a besoin. Il faudra être attentif à ce que ces besoins soient couverts et faire en sorte que la mère n’ait pas de carences. L’accompagnement naturel va permettre de conserver du bon sens et d’optimiser au mieux ce moment fort à la fois pour bébé et sa maman.

 

L’accompagnement comporte plusieurs phases, la préconception, le premier, le deuxième puis le troisième trimestre de la grossesse.

La préconception

preconception


La conception d’un enfant se prépare idéalement quelques mois, au minimum trois mois avant la procréation, et ce à la fois pour le père et la mère.

N’oublions pas que le papa fournit 50 % du matériel génétique et que 72 jours sont nécessaires pour fabriquer un spermatozoïde.

Il est important de détoxifier au maximum les organismes et de les revitaliser si besoin.

Une alimentation saine doit être mise en place.

Des monodiètes ou jeûnes intermittents peuvent être mis en place pour favoriser la détox.

Lire : Le guide pratique du jeûne intermittent

Il est important de s’éloigner de toutes sources de radioactivité ou autres pollutions électromagnétiques.

Limiter au maximum l’usage des téléphones portables, wifi, ordinateurs …

C’est le moment d’arrêter de fumer pour éviter entre autres des risques de fausse couche, d’accouchement prématuré ou d’hématome rétroplacentaire, sans compter les nombreuses incidences sur la santé future de bébé.

Il est également indispensable de commencer à diminuer fortement café et alcool.

Plus de huit tasses de café par jour peuvent entrainer des malformations fœtales, l’alcool peut conduire à des malformations et retard de croissance.

De même, éviter au maximum les pesticides ainsi que les perturbateurs endocriniens, préférer ainsi une alimentation de qualité biologique.

Lire : Comment se protéger des perturbateurs endocriniens: le guide

Ce sera donc le moment de drainer le foie si la vitalité est suffisante.

Différentes plantes peuvent remplir ce rôle, artichaut, radis noir, romarin, desmodium …

Lire : Comment nettoyer votre foie selon la naturopathie

En cas de suspicion de métaux lourds, la chlorella, l’ail des ours et la coriandre sont particulièrement efficaces.

C’est également le moment d’observer s’il y a des carences, notamment en vitamine B9. Cette vitamine joue un rôle majeur dans la prévention des malformations du fœtus, notamment le spina-bifida, le bec de lièvre et les malformations cardiaques.

Son déficit est la première cause de fausse couche spontanée.

On trouve la vitamine B9 dans certains aliments comme le pollen frais de saule, les céréales complètes ou encore les germes de blé. Des compléments sont conseillés lorsque l’alimentation est déficiente.

Les oméga-3 sont essentiels à la fois pour le futur développement cérébral et rétinien du fœtus et pour éviter le risque d’accouchement prématuré et la dépression post partum de la mère.

Une alimentation riche en antioxydants renforcera l’immunité et permettra de réduire le risque d’obésité future du bébé.

Une alimentation riche en bons nutriments dont acides aminés, vitamines, minéraux et oligo-éléments optimisera la santé du bébé et de sa maman.

La qualité de l’eau sera essentielle, elle devra être peu minéralisée et exempte de perturbateurs endocriniens et toxiques divers.

Profiter de la nature, marcher et ce tout au long de la grossesse participera à une bonne oxygénation et sera bénéfique à la fois pour maman et bébé

 

Le premier trimestre

La bonne nouvelle est arrivée, bébé est bien là en devenir.

C’est le moment de prendre un maximum de précautions.

En effet, lors du premier mois, l’embryon reste fragile car il n’y a pas encore de protection placentaire.

Tabac, alcool, café et médicaments sont donc à écarter.

Il est temps, si ce n’est déjà fait de mettre en place une alimentation biologique, la plus vitale possible et complète pour bénéficier des vitamines et minéraux, fer, magnésium, calcium, zinc, iode, vitamines B.

Il ne faut pas manger deux fois plus mais deux fois mieux.

Sont ainsi bienvenus les graines germées, les fruits, les légumes frais de saison crus ou cuits à la vapeur douce, les aliments riches en vitamines C pour renforcer le placenta.


Quelques lectures intéressantes:

Les jus de légumes frais sont intéressants pour leur apport en vitamines, minéraux et oligo-éléments.

Lire : 10 jus de légumes sains et simples à faire à la maison

Les oméga-3 sous forme de petits poissons gras et d’huiles de noix ou colza sont indispensables pour les raisons déjà évoquées.

Ne pas oublier d’ajouter des légumineuses qui sont des protéines de bonne qualité, des oléagineux et un peu d’algue pour l’iode.

Les besoins en vitamine D sont doublés, une supplémentation est indispensable.

Le premier trimestre peut être celui des nausées et inconforts digestifs, affectant de fait la qualité de vie de la future maman.

Il existe différentes hypothèses à ces nausées, elles pourraient être dues aux modifications hormonales, à la fatigue, à des faiblesses au niveau du foie et du pancréas ou encore à des facteurs émotionnels.

Des repas plus petits et plus fréquents peuvent soulager.

La phytothérapie peut également apporter son aide avec la mélisse ou l’angélique en tisane, le gingembre en décoction, l’huile essentielle de citron (1 goutte 2 à 4 fois par jour sous la langue) ou en citronnade mélangée avec un peu de sucre complet.

Il est également possible de respirer de l’huile essentielle de gingembre et de prendre des bourgeons de figuier en gemmothérapie.

En cas de causes émotionnelles, la sophrologie et les fleurs de Bach peuvent être des solutions intéressantes.

 

Le Deuxième trimestre

2eme trimestre

Le placenta commence à remplir son rôle de protection.

Néanmoins il ne filtre pas les toxines, il est donc essentiel de continuer à être vigilent et d’éviter tous les pesticides, additifs, médicaments, perturbateurs endocriniens …

De nombreux besoins sont augmentés, calcium, acides gras polyinsaturés pour le développement du cerveau, magnésium, et surtout le fer.

En effet bébé commence son stock en fer pour les six premiers mois de sa vie et le volume sanguin augmente.

Les carences en fer ne sont donc pas rares. Des compléments en fer sont souvent proposés. Une anémie ferriprive peut augmenter les risques de prématurité et de petit poids à la naissance.

Mais attention cependant à ne jamais prendre une supplémentation en fer sans avoir au préalable réalisé des analyses biologiques et vérifier une carence, le fer est oxydant lorsqu’il est en excès.

C’est au cours de ce trimestre que les vergetures peuvent apparaitre, en effet bébé commence à prendre du poids et cela peut avoir un impact sur les tissus.

Il existe des huiles de soin spéciale grossesse pour masser les zones à risque.

L’huile de rose musquée du chili, l’huile d’avocat ou encore l’huile de germe de blé peuvent aider à la prévention.

De même, la maman peut commencer à ressentir une sensation de jambes lourdes dues à une circulation de retour qui se fait moins bien à cause du poids.

Surélever les pieds du lit de 5 cm, ainsi que ses jambes dès que possible, ou les masser avec un mélange d’huile végétale de calophylle et d’huile essentielle de géranium bourbon peut aider à relancer la circulation.

Ne pas oublier l’alternance de jets d’eau froide et chaude pendant la douche et éventuellement penser au drainage lymphatique, pratiqué par un professionnel.

 

Le troisième trimestre

C’est le trimestre pendant lequel les organes se finalisent et c’est celui de la maturation des poumons.

L’accouchement se profile, augmentant les besoins en vitamines B, en magnésium et en oméga-3 pour limiter les contractions de l’utérus.

Il est temps de diminuer le sel afin d’éviter un durcissement des tissus et par conséquent des difficultés d’ouverture du col.

Par contre, au début du neuvième mois, il faudra arrêter les oméga-3, en effet ils sont fluidifiants et pourraient occasionner des risques d’hémorragie, ils peuvent aussi diminuer les contractions utérines.

Deux bonnes raisons de les mettre de côté lors de ce dernier mois. Il faut toujours apporter de la vigilance sur d’éventuelles carences en fer, magnésium ou calcium.

La prise de probiotiques pour favoriser la future flore de bébé peut être utile.

Si la maman souhaite allaiter elle peut d’ores et déjà boire des tisanes de plantes galactogène, comme l’anis, le cumin ou encore le fenouil.

Le poids de bébé entraine souvent des désagréments digestifs, notamment de la constipation.

Des graines de lin moulues peuvent être ajoutées à l’alimentation.

On peut également proposer de consommer des pruneaux préalablement trempés ou des tisanes de mauve.

Les nuits ont tendance à devenir compliquées, ne pas hésiter à faire des siestes, à se reposer et à se ressourcer dans la nature.

C’est enfin le moment pour préparer son périnée, le yoga peut être indiqué, associé à un massage local quelques minutes par jour avec des huiles spéciales.

Cela assouplira les tissus et évitera des déchirures potentielles. Apprendre à gérer sa respiration sera bien évidemment utile lors de l’accouchement.

 

Article rédigé par Laurence Guillon
Naturopathe
Laurenceguillon.naturo@gmail.com
06 07 04 26 76

 




Vous êtes praticien santé ou paramédical ? Boostez votre visibilité en vous inscrivant gratuitement sur Therapeutes.com