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L’immunisation passive : piste sérieuse contre le Covid19 à l’étude dans le monde

Et si les personnes ayant déjà contracté le Covid19 pouvaient aider à guérir les autres ?

Face à la déferlante mondiale du Covid19, les personnes qui survivent au virus portent dans leur corps les secrets d’une réponse immunitaire efficace.

Les virologistes se tournent donc vers ces “survivants” pour obtenir des indices moléculaires qui pourraient fournir un modèle pour la conception de futurs traitements ou même d’un vaccin.


Immunisation active versus immunisation passive

“L’immunisation active” consiste plus vulgairement à vous administrer un vaccin.

Et le fonctionnement est connu depuis bien longtemps. Il repose sur le fait que notre système immunitaire a de la mémoire : lorsqu’il est confronté pour la première fois à un agent pathogène, c’est-à-dire à un virus ou une bactérie, l’organisme réagit en spécialisant certaines cellules pour produire des anticorps spécifiques contre cet agent.

Ces cellules “mémoires” seront stockées pendant des années dans notre corps, et réactivées rapidement au moindre contact avec le pathogène.

Plusieurs gouvernements investissent massivement sur le sujet et la réponse aura lieu – semble t’il – dans le meilleur des cas en 2021. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Vaccin_contre_la_Covid-19)

D’ici là, plusieurs pays se tournent vers d’autres solutions alternatives.

Les experts québécois en recherche se joint aux efforts nationaux et internationaux et se sont mobilisés autour d’un grand projet mettant en commun plusieurs CHU et de centres canadiens (une cinquantaine de centres au Canada, dont une quinzaine au Québec) sous le leadership du Dr Philippe Bégin.

Leur objectif ?

Procéder à la collecte de plasma convalescent qui servira à élaborer un programme “d’immunisation passive” pour traiter les malades de la COVID-19 hospitalisés.

Les Etats-Unis effectuent actuellement des essais cliniques avec cette technique.

En France, on envisage même d’adjoindre des anticorps aux antiviraux, pour une solution plus efficace. (mais cela est problématique à plusieurs niveaux)

 

L’immunisation passive ou sérothérapie, une piste sérieuse basée sur de vielles connaissances

Pour résumé, l’immunisation passive est le terme utilisé lorsque l’anticorps formé chez un individu est administré à un autre individu qui risque d’être infecté.


Quelques lectures intéressantes:

Elle consiste donc à obtenir des anticorps préformés.

Les anticorps sont des protéines fabriquées par le système immunitaire pour combattre les antigènes, tels que les bactéries, les virus et les toxines.

L’immunité passive peut être naturelle, comme lorsqu’un nourrisson reçoit les anticorps de sa mère par le placenta ou le lait maternel, ou artificielle, comme lorsqu’une personne reçoit des anticorps sous forme d’injection (injection de gammaglobuline).

Elle est assurée lorsqu’une personne reçoit des anticorps contre une maladie plutôt que de les produire par son propre système immunitaire.

L’immunité passive offre une protection contre certaines infections, et c’est le pari des équipes Canadiennes contre le Covid19.

Des expériences sont en cours pour étudier et établir l’efficacité de l’igG et de l’igM en tant que candidats potentiels pour combattre le virus.

(L’organisme fabrique différentes immunoglobulines pour combattre différents antigènes. … L’immunoglobuline G (IgG), le type d’anticorps le plus abondant, se trouve dans tous les liquides organiques et protège contre les infections bactériennes et virales. L’immunoglobuline M (IgM) est l’un des nombreux isotypes d’anticorps (également appelés immunoglobulines). L’IgM est le premier anticorps à apparaître dans la réponse à l’exposition initiale à un antigène.)

Mais l’une des difficultés de cette technique, c’est que la protection est temporaire.

Les anticorps vont se dégrader pendant une période de quelques semaines à quelques mois, et le receveur ne sera plus protégé.

L’autre difficulté c’est la mutation du virus…

Bref, ce n’est pas acquis encore…

Application de la technique au SRAS-CoV-2

Alors que le virus du SRAS-CoV-2 évolue rapidement, avec plus de 2,7 millions d’infections confirmées dans le monde au moment où nous écrivons ces lignes (et cela sera obsolète dans une semaine), la science s’empresse de rattraper son retard.

Un rapport – maintenant obsolète – publié par des scientifiques travaillant à Shenzhen, en Chine, suggérait que le plasma – qui contient des anticorps – de survivants du COVID-19 avait permis de traiter avec succès cinq patients gravement malades.

Fin mars, la FDA a approuvé l’utilisation de plasma de convalescence dans le traitement de personnes gravement malades ici aux États-Unis.

Il s’agit ici d’une piste réellement prometteuse.

 




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