Comment gérer sa colère avec la sophrologie

Irritation, agacement, énervement ou bien carrément rage… Ce sont tous des dérivés de la colère.

Cette émotion est souvent mal vécue et notre société la considère comme embarrassante. Beaucoup pensent que le monde se porterait mieux sans cette émotion-là…

Pourtant, la colère est une émotion utile et qui peut nous apporter beaucoup. Tour d’horizon de cette émotion forte.


Quelles sont les manifestations de la colère ?

On dit qu’on est « Rouge de colère » : l’expression est tout à fait vraie car c’est l’un des signes physiques qui démontre la colère. En effet, le teint devient plus rouge suite à l’afflux sanguin dans le visage. Le cœur bat plus vite et plus fort, le corps est tendu et crispé, les mains sont chaudes, les mâchoires serrées, les sourcils froncés, les yeux plissés ou écarquillés, la voix devient plus rauque, la respiration est précipitée ou étouffée… Le corps secrète de l’adrénaline et du cortisol.

Tout le corps se tient prêt à l’action pour attaquer ou se défendre. C’est pour cela que la colère donne de l’énergie.

Quelle est l’utilité de la colère ?

Comme pour n’importe quelle émotion, la colère a sa raison d’être. La rejeter est donc inutile car elle reviendra plus tard et surtout… plus forte.

La colère permet en réalité de défendre son territoire, au sens propre comme au figuré : ses valeurs, ses idées, ce qui est important pour soi. Elle sert avant tout à se faire respecter. Elle est également utile pour poser ses limites, être autonome, s’affirmer.

L’énergie que donne la colère génère un sentiment de puissance. Utilisée à bon escient c’est une formidable ressource pour agir.

Éviter les débordements

Toute émotion reste très peu de temps dans le corps : environ 90 secondes ! C’est peu, n’est-ce pas ? Alors pourquoi peut-elle être aussi longtemps ressentie ?

Quand le ressenti dure quelques heures ou jours, c’est un sentiment. Au-delà, il s’agit d’un état d’âme. Quand cela fait des années, on considère carrément que cela fait partie de notre personnalité, notre identité. Cependant, nous ne sommes pas nos émotions. Nous sommes des êtres humains qui ressentent des émotions. 5 minutes de colère demandent 5 heures à votre corps pour récupérer. Imaginez que vous vous énerviez contre quelqu’un pendant 1 heure, à vous disputer violemment. Je vous laisse faire le calcul du temps de récupération dont votre corps aura besoin…

C’est pour cela qu’il vaut mieux vous rendre service : accueillir la colère et la vivre pleinement pour vous libérer. Ne mettez pas le couvercle sur cette émotion pour l’étouffer ou la refouler, elle est importante.


Quelques lectures intéressantes:

Savoir reconnaître la colère

Première étape : identifier que la colère (ou un dérivé de cette émotion) est bien présente en vous. C’est comme cela que vous lui laissez de la place et que vous l’accueillez vraiment. Sachez d’abord reconnaître les signes physiques, comme vu précédemment.

Comprendre son message

Étape suivante : comprendre quel(s) message(s) veut vous faire passer la colère. Demandez-vous de quoi avez-vous besoin ? Si la colère était un cadeau, ce serait quoi ? Si elle avait un message qui vous permettrait d’évoluer dans votre vie, quel serait-il ?

Vous pouvez pour cela, imaginer que la colère se tient assise sur une chaise en face de vous. Imaginez qu’elle vous parle pour vous dire tout ce que vous devez entendre. Pensez qu’elle est pleine de sagesse et qu’elle est là pour vous faire comprendre quelque chose d’important.

Savoir l’exprimer sainement

Nouvelle étape : l’exprimer à l’autre ou à soi-même pour s’en libérer. On peut exprimer sa colère de manière tout à fait saine et pacifique. Un ton ferme suffit, sans élever forcément la voix ou s’agiter dans tous les sens. Le but est surtout de vous permettre de dire, le plus calmement possible, ce qui est important pour vous et n’a pas été respecté.

Il existe plusieurs méthodes pour vous y aider. La Communication NonViolente est par exemple une approche très saine, bienveillante. Elle est efficace pour se relier authentiquement à soi et à l’autre.

Les approches corporelles basées sur la respiration, comme la sophrologie notamment, sont également très efficaces. Elles permettent de mieux identifier les émotions dans le corps et les fluidifier. Il est ainsi plus facile de les vivre.

Verbaliser les choses avec un professionnel est également une possibilité. Dans un cadre sécurisant, vous pouvez « déposer » ce que vous avez à dire auprès d’un thérapeute formé à la relation d’aide, dans une écoute bienveillante et neutre. Le professionnel ne juge pas. Il vous permet de vous exprimer et, ainsi, de libérer des émotions qui seraient restées coincées dans votre corps.

Article rédigé par Élodie Victoire-Mendoza,

Coach professionnelle et Sophrologue membre du réseau Therapeutes.com.

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