Le régime pauvre en glucides bouleverse les hormones chez certaines femmes ?

Le régime pauvre en glucide, quel intérêt?

Des études ont montré que des régimes pauvres en glucides peuvent causer une perte de poids et améliorer le métabolisme (1).

Cependant, même si des régimes pauvres en glucides sont super pour certaines personnes, ils peuvent causer des problèmes à d’autres personnes.


Par exemple, suivre un régime très pauvre en glucide sur une longue période peut déranger les hormones de certaines femmes.

Cet article explore comment les régimes pauvres en glucides peuvent affecter les hormones de certaines femmes.

Les Régimes Pauvres en Glucides et en Calories Peuvent Affecter les Glandes Surrénales des Femmes

Vos hormones sont régulées par trois glandes importantes :

  • L’hypothalamus : situé dans le cerveau.
  • L’hypophyse : située dans le cerveau.
  • Les glandes surrénales : situées en haut des reins.

Ces trois glandes interagissent de manières complexes pour conserver l’équilibre de vos hormones. Cela est connu comme l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS).

L’axe HHS est responsable de la régulation de vos niveaux de stress, de vos humeurs, de vos émotions, de votre digestion, de votre système immunitaire, de votre libido, de votre métabolisme, de vos niveaux d’énergie et bien plus.

Les glandes sont sensibles à des choses comme l’absorption de calories, le stress et l’exercice physique.

Le stress de long-terme peut causer une surproduction des hormones de cortisol et de norépinephrine, créant un déséquilibre qui augmente la pression sur les glandes de l’hypothalamus, de l’hypophyse et surrénales (2).

Cette pression continue peut éventuellement conduire à une dysfonction de l’axe HHS, parfois appelée, avec controverse, « fatigue surrénale » (3).

Les symptômes incluent la fatigue, un système immunitaire affaibli et de plus grands risques de problèmes de santé à long terme comme l’hypothyroïdisme, des inflammations, du diabète et des sautes d’humeur.

De nombreuses sources suggèrent qu’un régime trop faible en calories ou en glucides peut aussi agir comme un facteur de stress, causant un dysfonctionnement du HHS.

De plus, certaines recherches suggèrent que des régimes pauvres en glucides peuvent causer une production plus importante de cortisol (« l’hormone du stress »), ce qui empire le problème (4).

Une étude a aussi découvert que, sans prendre en compte la perte de poids, un régime pauvre en glucide a augmenté les taux de cortisol comparé à un régime modéré en gras et modéré en glucides (5).

Ce qu’il faut retenir : Manger trop peu de glucides ou de calories et faire l’expérience d’un stress chronique peut dérégler l’axe HHS, causant des problèmes hormonaux.

Un régime pauvre en glucide peut causer des cycles menstruels irréguliers ou l’aménorrhée chez certaines femmes

Si vous ne mangez pas assez de glucides, vous pouvez faire l’expérience de cycles menstruels irréguliers ou d’aménorrhée.

L’aménorrhée est définie comme l’absence du cycle menstruel d’une femme pour 3 mois ou plus.

La cause la plus commune de l’aménorrhée est l’aménorrhée hypothalamique, causée par trop peu de calories, trop peu de glucides, une perte de poids, du stress ou trop d’exercices (6).

L’aménorrhée se produit à cause d’une baisse dans les taux de plusieurs hormones différentes, comme l’hormone de libération de gonadotrophines (GnRH), qui déclenche le cycle menstruel (7).

Cela résulte en un effet domino, causant une baisse dans les taux d’autres hormones comme l’hormone lutéinisante (LH), l’hormone folliculostimulante (FSH), l’estrogène, la progestérone et la testostérone (8).

Ces changements peuvent ralentir certaines fonctionnalités dans l’hypothalamus, la région du cerveau responsable pour la libération d’hormones.

Des taux faibles de leptine, une hormone produite par les cellules de gras, est une autre cause potentielle de l’aménorrhée et d’une menstruation irrégulière. Des recherches suggèrent que les femmes ont besoin d’un certain niveau de leptine pour maintenir des fonctions menstruelles normales (910).

Si votre consommation de glucides ou de calories est trop faible, cela peut supprimer vos taux de leptines et interférer avec la capacité de la leptine à réguler vos hormones reproductives. Cela est particulièrement vrai pour les femmes minces ou d’un poids insuffisant suivant un régime faible en glucides.

Cependant, les recherches sur l’aménorrhée due à un régime faible en glucides sont rares. Des études qui signalent l’aménorrhée en tant qu’effet secondaire ont été généralement faîtes sur des femmes qui suivaient un régime principalement pauvre en glucides pour une longue période de temps (11).

Une étude a suivi 20 adolescentes suivant un régime cétogène (très pauvre en glucide) pendant 6 mois. 45% d’entre elles ont eu des problèmes de menstruation et 6 d’entre elles ont eu une aménorrhée (12).

Ce qu’il faut retenir : Suivre un régime très pauvre en glucides (cétogène) sur une longue période peut causer des menstruations irrégulières ou une aménorrhée.

Les Glucides peuvent être bénéfiques pour les fonctions thyroïdiennes

Vos glandes thyroïdiennes produisent deux hormones : la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3).

Ces deux hormones sont nécessaires pour une large palette de fonctions du corps.

Cela inclut la respiration, les battements du cœur, le système nerveux, le poids, le contrôle de la température, les niveaux de cholestérol et le cycle menstruel.


Quelques lectures intéressantes:

La T3, hormone active de la thyroïde, est très sensible à l’absorption de calories et de glucides. Si l’absorption de calories ou de glucides est trop faible, les taux de T3 diminuent et les taux T3 inverse (rT3) augmentent (1314).

La T3 inverse est une hormone qui bloque l’action de la T3. Certaines études ont montré que des régimes cétogènes réduisent les taux de T3.

Une étude a découvert que les taux de T3 ont diminué de 47% en deux semaines chez les personnes consommant un régime sans glucide. À l’inverse, les personnes consommant le même nombre de calories mais au moins 50 grammes de glucides tous les jours n’ont pas fait l’expérience de changement dans les taux de T3 (14).

Des taux faibles de T3 et élevés de rT3 peuvent ralentir votre métabolisme, résultant en des symptômes comme une prise de poids, de la fatigue, un manque de concentration, une baisse de moral et bien plus.

Une étude a découvert qu’après 1 an, un régime consistant en la consommation de glucides de manière modérée (46% de l’absorption totale d’énergie) a eu plus d’effets positifs sur le morale qu’un régime de long terme très pauvre en glucides (4% du total de l’absorption d’énergie) chez les adultes en surpoids et obèses (15).

Ce qu’il faut retenir : Des régimes très pauvres en glucides peuvent causer une diminution de la fonction thyroïdienne chez certaines personnes. Cela peut résulter en fatigue, prise de poids et baisse de moral.

Combien de glucides devriez-vous absorber ?

La quantité optimale de glucides alimentaires varie selon chaque individu.

De nombreux experts dans le domaine recommandent que vous consommiez 15 à 30% de votre total de calories en tant que glucide.

Pour la plupart des femmes, cela équivaut généralement à environ 75-150 grammes chaque jour, même si certaines peuvent trouver qu’une absorption d’une quantité plus faible ou plus importante de glucides leur soit plus bénéfique.

Une absorption modérée de glucides peut être plus bénéfique pour certaines femmes

Certaines femmes peuvent se sentir mieux avec une quantité modérée de glucide, soit environ 100 à 150 grammes par jour. Cela inclut les femmes qui :

  • Sont très actives et ont dû mal à se remettre après un entraînement.
  • Ont une thyroïde sous-active, malgré la prise de médicaments (14).
  • Ont dû mal à perdre du poids ou commence à prendre du poids, même pendant un régime pauvre en glucides.
  • N’ont plus leurs règles ou ont un cycle irrégulier.
  • Ont suivi un régime très pauvre en glucide sur une longue période.
  • Sont enceintes ou allaitent.

Pour ces femmes, les bienfaits d’un régime modéré en glucides peuvent inclure une perte de poids, une meilleure humeur et plus d’énergie, des fonctions menstruelles normales et un meilleur sommeil.

D’autres femmes, comme les athlètes ou celles essayant de prendre du poids, peuvent trouver qu’une prise journalière de plus de 150 grammes de glucides est appropriée.

Ce qu’il faut retenir : Une absorption modérée de glucide peut être bénéfique à certaines femmes, notamment celles qui sont très actives ou qui ont des problèmes menstruels.

Une faible absorption de glucides peut être plus bénéfique pour d’autres

Certaines femmes se sentent mieux en continuant un régime pauvre en glucide avec moins de 100 grammes par jour. Cela inclut des femmes qui :

  • Sont en surpoids ou obèses.
  • Sont très sédentaires.
  • Souffrent de l’épilepsie (16).
  • Ont le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), des fibromes utérins, ou une endométriose (17).
  • Font l’expérience de prolifération de levures.
  • Sont résistantes à l’insuline (18).
  • Ont été diagnostiquées avec du diabète de type 1 ou de type 2 (18).
  • Ont une maladie neurodégénérative comme l’Alzheimer ou Parkinson (19).
  • Souffrent d’une certaine forme de cancer (19).

Voici plus d’informations sur combien de glucides vous devriez manger.

Ce qu’il faut retenir : Une faible absorption de glucides peut être bénéfique pour les femmes étant obèses, ayant de l’épilepsie, du diabète, un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), et d’autres problèmes de santé.

Message clé

Des recherches suggèrent que les hormones des femmes sont sensibles à l’énergie disponible, ce qui signifie que trop peu de calories ou de glucides peut entrainer des déséquilibres.

Ces déséquilibres peuvent avoir des conséquences très sérieux, qui incluent une fertilité affaiblie, une mauvaise humeur et même une prise de poids.

Cependant, la plupart des recherches suggèrent que ces effets sont généralement visibles seulement pour les femmes qui suivent un régime très pauvre en glucides sur du long terme (moins de 50 grammes par jour).

Tout le monde est différent et les apports optimaux de glucides varient grandement selon les individus. Il n’y a pas de solution qui fonctionne pour tout le monde en nutrition.

Certaines personnes fonctionnent mieux sur un régime très pauvre en glucides, alors que d’autres fonctionnent mieux sur un régime modéré à riche en glucides.

Pour trouver ce qui fonctionne le mieux pour vous, vous devriez faire des expériences et ajuster votre consommation de glucides selon votre apparence, comment vous vous sentez et vos performances physiques.

Sources

authoritynutrition.com

vulgariz.com

www.maigrir-viteetbien.com

 

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