Qu’est ce que le gingembre ? Pourquoi fait il tant parler ?

Des milliers d’articles lui sont consacrés sur internet, il est cité régulièrement par la communauté scientifique et il s’invite même dans votre cuisine.  Mais qui est il vraiment et pourquoi continue t’il étonner ?

Qu’est ce que le gingembre ?

Prisé pour ses propriétés médicinales et culinaires dans les cultures asiatiques depuis des milliers d’années, le gingembre est une espèce de plantes originaire d’Inde, du genre Zingiber et de la famille des Zingiberaceae dont on utilise le rhizome en cuisine et en médecine traditionnelle.

Son apparence semble étrange, comme un petit cactus brun et arrondi. Mais le parfum est agréablement piquant, et la saveur réellement unique, rappelant les agrumes avec des notes acides.


Le gingembre donnera vie à vos soupes, sauces, marinades et à de nombreux plats, des pommes cuites au four aux légumes sautés. Il s’emploie aussi dans le thé, pour son goût agréable, mais aussi pour ses qualités apaisantes.

Les premiers commerçants romains transportaient le gingembre de l’Asie du Sud-Est vers l’Europe, où il a connu son heure de gloire au Moyen Âge. Il était alors vendu très cher, et même à l’époque, il était déjà réputé pour ses capacités de guérison. Henry VIII l’a même suggéré comme remède contre la peste. Les explorateurs espagnols l’ont introduit aux Antilles, en Amérique du Sud et au Mexique, qui a commencé à l’exporter vers l’Europe au XVIe siècle. Aujourd’hui, la Jamaïque, l’Inde, les Fidji, l’Indonésie et l’Australie comptent parmi les principaux producteurs commerciaux.

La racine de gingembre fraiche est idéale pour la saveur et les qualités nutritives, mais le gingembre en poudre biologique est une excellente alternative qui, s’il est réfrigéré, peut être conservé jusqu’à un an. Lorsque vous achetez du gingembre frais, assurez-vous que la racine est ferme, lisse et sans moisissure. On trouve des racines jeunes et tendres sur de nombreux marchés asiatiques, et les racines de gingembre plus grosses et plus résistantes sont vendues le plus souvent en supermarché, au niveau des légumes. Les deux formes se conservent très bien congelées jusqu’à six mois.

Pour tirer le meilleur bénéfice de ses nuances complexes et savoureuses, ajoutez le gingembre au début et à la fin de la cuisson et épluchez-le le moins possible.

Les bienfaits du gingembre

1. Lutte contre les infections fongiques

Les infections fongiques entraînent une grande variété d’affections, allant des infections à levures au pied d’athlète. Hors, l’une des qualités du gingembre, c’est d’aide à tuer les champignons pathogènes grâce à ses puissantes propriétés antifongiques.

Dans une étude de 2016 réalisée in-vitro en Iran, l’extrait de gingembre s’est révélé efficace contre deux types de levures qui causent couramment des infections fongiques dans la bouche. (1) Une autre étude in-vitro a mesuré les effets antifongiques de 29 espèces végétales et a constaté que le gingembre était le plus efficace pour tuer les champignons. (2)

2. Aide à traiter les nausées

Le gingembre est traditionnellement comme remède naturel contre le mal de mer et les nausées matinales. C’est d’ailleurs probablement l’un des remèdes les plus connus pour ces petits désagréments.

Un examen des résultats de 12 études portant sur 1 278 femmes enceintes a révélé que le gingembre était efficace pour diminuer les nausées avec un risque minimal d’effets secondaires. (3)

Par ailleurs, une autre étude réalisée par le Centre médical de l’Université de Rochester a montré que le gingembre aidait à réduire la gravité des nausées chez les patients sous chimiothérapie. (4)

3. Protège contre les ulcères de l’estomac

Les ulcères d’estomac sont des plaies douloureuses qui se forment dans la paroi de l’estomac et provoquent des symptômes comme l’indigestion, la fatigue, les brûlures d’estomac et l’inconfort abdominal.

Plusieurs études ont montré que le gingembre pourrait aider à prévenir la formation d’ulcères d’estomac.

Une étude réalisée en 2011 sur les animaux a montré que la poudre de gingembre protégeait contre les ulcères d’estomac induits par l’aspirine en diminuant les niveaux de protéines inflammatoires et en bloquant l’activité des enzymes liées au développement des ulcères. (5)

4. Facilite les douleurs menstruelles

Les douleurs menstruelles (dysménorrhée) font référence aux douleurs ressenties pendant le cycle menstruel d’une femme.

L’une des utilisations traditionnelles du gingembre est le soulagement de la douleur, et notamment des douleurs menstruelles.

Dans le cadre d’une étude sur le sujet, 150 femmes ont reçu l’instruction de prendre 1 gramme de gingembre en poudre par jour, pendant les 3 premiers jours de la période menstruelle (6).

Le gingembre a réussi à réduire la douleur aussi efficacement que l’acide méfénamique et l’ibuprofène.

5. Peut inhiber la croissance du cancer

L’un des bienfaits les plus impressionnants du gingembre concerne ses propriétés anticancéreuses, grâce à la présence d’un puissant composé appelé 6-gingérol.

Les études in-vitro indiquent que le gingembre et ses composants peuvent bloquer efficacement la croissance et le développement des cellules cancéreuses pour le cancer de l’ovaire, du pancréas et de la prostate. (789) Cependant, d’autres recherches sont nécessaires pour déterminer comment les propriétés du gingembre inhibent le cancer et comment cela peut se traduire chez l’homme.


Quelques lectures intéressantes:

6. Régule la glycémie

L’hyperglycémie peut causer de nombreux symptômes désagréables et dangereux, allant des vertiges, aux maux de tête et à la sensation de soif insatiable. Si elle n’est pas contrôlée, elle peut même causer des problèmes plus graves comme des lésions nerveuses et une altération de la cicatrisation des plaies.

La recherche montre que le gingembre aide à réguler la glycémie pour prévenir ces effets secondaires graves. Dans une étude réalisée en 2015, la supplémentation en gingembre a permit de réduire de 12 % la glycémie à jeun et amélioré de 10 % le contrôle de la glycémie à long terme. (10)

7. Soulage les douleurs articulaires et musculaires

En raison de sa capacité à réduire l’inflammation, l’ajout de gingembre dans votre alimentation pourrait vous aider à traiter à la fois les douleurs musculaires et les douleurs articulaires liées à l’arthrite.

Une étude a montré que la consommation quotidienne de gingembre a entraîné une réduction modérée à importante des douleurs musculaires causées par des blessures musculaires suite à une activité sportive ou à l’exercice. (11) Une autre étude a révélé que l’extrait de gingembre aidait à diminuer la douleur au genou et le besoin d’analgésiques chez les personnes atteintes d’arthrose. (12)

8. Améliore les fonctions cognitives

Des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson ont été associées au stress oxydatif et à l’inflammation chronique du cerveau. Avec sa richesse en antioxydants et ses puissantes propriétés anti-inflammatoires, le gingembre est censé jouer un rôle important pour la santé de votre cerveau.

Plusieurs études réalisées sur animaux ont montré que l’extrait de gingembre pourrait protéger contre le vieillissement cérébral et le déclin cognitif. (1314) Par ailleurs, une étude réalisée en 2012 a également révélé que l’extrait de gingembre aidait à améliorer les fonctions cognitives et l’attention chez les femmes d’âge moyen.(15)

8. Réduire le taux de cholestérol

De la production de bile à la fabrication d’hormones, le cholestérol est essentiel à la santé. Cependant, des taux élevés de (mauvais) cholestérol peuvent s’accumuler dans le sang, causant des obstructions artérielles et augmentant votre risque de maladie cardiaque.

L’un des plus grands avantages du gingembre est sa capacité à abaisser naturellement les taux de cholestérol et de triglycérides pour réduire le risque de problèmes cardiaques. Une étude menée à l’Université des sciences médicales de Babol a révélé que le gingembre était capable de réduire significativement le mauvais cholestérol LDL et d’augmenter le cholestérol HDL bénéfique par rapport à un placebo. (16)

Une autre étude réalisée sur animaux a également montré que le gingembre était presque aussi efficace pour abaisser le cholestérol (en améliorant les marqueurs du cholestérol) que l’atorvastatine, un médicament couramment prescrit pour l’hypercholestérolémie. (17)

10. Bloque les infections bactériennes

En plus de ses propriétés antifongiques, le gingembre a la capacité de combattre les infections bactériennes. Les bactéries pathogènes sont souvent à l’origine de maladies comme les infections urinaires, la pneumonie et la bronchite.

Selon une étude in-vitro, les composés trouvés dans le gingembre pourraient aider à inhiber la croissance de certaines souches de bactéries qui causent les maladies des gencives. (18) Une autre étude a montré que l’extrait de gingembre était également efficace contre plusieurs souches de bactéries résistantes aux médicaments.(19)

11. Anti-inflammatoire

Bien que l’inflammation puisse être une réaction immunitaire normale et saine aux blessures et aux infections, l’une des théories actuelles et que l’inflammation chronique pourrait contribuer de façon importante à des maladies comme les maladies du cœur, l’obésité, le diabète et le cancer. (20)

Une revue de l’International Journal of Preventive Medicine a noté que l’extrait de gingembre peut aider à inhiber la synthèse de certains marqueurs de l’inflammation. Outre le gingérol, il contient également d’autres composés anti-inflammatoires comme le shogaol, le paradol et le zingerone.

12. Favorise une bonne digestion

Un article de synthèse, dans lequel ont été recensées des études réalisées chez l’animal, démontre que le gingembre (comme d’autres épices) pourrait stimuler la sécrétion de bile et l’activité de différents enzymes digestifs, résultant en une digestion plus rapide des aliments21. Les quantités de gingembre utilisées dans ces études sont élevées et même supérieures à ce que pourraient consommer des populations reconnues comme étant de grandes consommatrices d’épices, comme l’Inde. Quoique la consommation de telles quantités soit réaliste pour ces populations, elle l’est plus difficilement dans un contexte nord-américain où les épices (dont le gingembre) ont moins leur place dans les mets traditionnels. Comme l’effet de la consommation de gingembre frais sur le processus de digestion n’a pas fait l’objet d’étude clinique bien contrôlée chez l’humain, davantage de recherches pourront éventuellement mener à des conclusions plus précises sur le sujet.

 

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