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Nourrir son système immunitaire pour lutter contre le coronavirus

Notre système immunitaire nous protège, de notre naissance à notre mort, contre toutes les bactéries et tous les virus susceptibles de nous nuire ; ils sont invisibles et pourtant nous en côtoyons des milliers chaque jour sans pour autant tomber malade … preuve que dans la majorité des cas notre système immunitaire fait son travail à la perfection.

 

Le coronavirus est un petit défi pour lui car en tant que « nouvel arrivant », notre système immunitaire doit élaborer des anticorps spécifiques rapidement ; toutefois au vu du grand nombre probable de porteurs sains, ce n’est pas mission impossible.

Sauf que tout le monde n’est pas forcément doté d’un système immunitaire ultra réactif et performant. Il est donc vital de le soutenir et le stimuler au maximum pour qu’il soit réactif face à ce nouveau virus si nous devons le rencontrer, et cela ne se fait pas seulement en avalant des compléments alimentaires…


Petit tour d’horizon des coups de pouce que nous pouvons lui donner via notre assiette.

Que consomme le système immunitaire ?

Qui incriminerai la voiture si vous vous trompez de carburant ou si vous ne faites pas le plein du tout ?

C’est pareil pour votre système immunitaire : les anticorps ne se fabriquent pas tous seuls mais avec des matériaux apportés par l’alimentation.

L’ensemble du système immunitaire est une équipe qui consomme de l’énergie et des éléments vitaux…

Privilégier les aliments les moins transformés possibles

Le premier pilier de votre système immunitaire se situe dans votre intestin et ce dernier n’apprécie pas du tout les additifs, colorants et résidus de pesticides présents dans les plats préparés, confiseries industrielles et autres aliments ultra transformés.

C’est la barrière intestinale et son microbiote (les bonnes bactéries que nous hébergeons tous) qui sont en première ligne ; plus vous mangez sainement plus vous les préservez.

Lire : Comment bichonnez votre microbiote intestinal, votre arme contre la maladie

Choisissez au maximum des aliments bio et non transformés : légumes, fruits, céréales demi complètes, poisson, œufs, viande légère, oléagineux, huiles végétales…

Et puis si vous êtes confinés, c’est le moment de (re)découvrir le plaisir de cuisiner des plats sains : plus d’excuse, vous avez le temps ! Vous risquez même d’y prendre goût…

De plus, les produits bio, qui ne sont pas issus de cultures intensives qui ont épuisé les réserves des sols depuis des années, sont naturellement plus riches en oligo éléments, dont certains comme le zinc sont particulièrement essentiels pour le fonctionnement du système immunitaire.

Plus le terrain est déminéralisé, plus le système immunitaire est fragile.

Le zinc peut être apporté en consommant régulièrement huitres, sésame, viande, levure de bière, champignons…

Pensez à consommer deux fois par jour une source de protéine

Les anticorps sont fabriqués grâce (entre autre) aux acides aminés issus de la digestion des protéines  et l’organisme n’a pas la possibilité de fabriquer ni de stocker ces précieux acides aminés : il doit donc en trouver tous les jours…

Si vous souffrez de difficultés digestives (syndrome du colon irritable, remontées acides.. etc) favorisez les protéines animales qui demandent peu d’effort digestif pour obtenir les acides aminés : viande blanche, poisson maigre, œufs bio, fruits de mer.

Si vous avez une excellente digestion, vous pouvez les remplacer 2 à 3 fois par semaine par des légumineuses, dont les protéines sont plus difficiles à extraire car bien protégées par une enveloppe fibreuse.

Accompagnez toujours la source de protéine d’une source de glucide (pain, pâtes, riz ou autres céréale, pomme de terre, patate douce…etc) : ces derniers sont indispensables pour une bonne assimilation des acides aminés.

Choisissez quand c’est possible des céréales demi complètes, plus riches en minéraux et oligo éléments.

Les céréales blanches, elles, se comporteront comme un sucre, non favorable au système immunitaire.

On réduit le sucre

C’est la mauvaise gestion du sucre des diabétiques qui les rend plus fragiles à toute sorte d’infection ; à plus petite échelle, le sucre quotidien sera défavorable, surtout si on en grignote à longueur de journée.

C’est le petit inconvénient du télétravail : plus on est proche du placard à friandises, plus on est tenté…

Accordez vous d’en consommer à la fin du repas de midi et éventuellement du soir, pour éviter toute frustration ; de plus c’est à ce moment qu’il sera le mieux utilisé.

Choisissez par contre un dessert de qualité : chocolat noir minimum 70%, gâteaux maison, compotes…


Quelques lectures intéressantes:

On réduit ou on évite les produits laitiers

Certains d’entre vous en ont déjà fait l’expérience : il a suffit de retirer les produits laitiers de leur alimentation (à l’exception du beurre qu’on peut conserver) pour que leurs infections ORL chroniques de l’hiver s’envolent… Si vous « attrapez tout » et que vous êtes un gros consommateur de lait, fromage, yaourt, crème dessert… ce n’est peut être pas un hasard et c’est peut être le moment ou jamais d’essayer de s’en passer pendant quelques semaines.

Tentez de les remplacer par leurs équivalents végétaux : boisson végétale à l’avoine, au riz, à l’amande… il y en a pour tous les goûts et le jeu en vaut peut être la chandelle.

Attention à ne pas abuser de légumes dans une volonté de bien faire

C’est une erreur plus fréquente qu’on l’imagine…ils sont nécessaires aux deux repas principaux mais ils ne doivent pas prendre toute la place au détriment des autres éléments essentiels, surtout s’ils sont crus.

Consommés de façon abusive, ils perturberont l’équilibre intestinal, vital pour le système immunitaire. Donc des légumes oui, mais avec une source de protéines et de glucides.

A l’inverse, pour les personnes souffrant de gros problèmes digestifs et qui ont du mal à supporter les légumes crus, il peut  être possible de les remplacer par un demi-verre quotidien de jus de légumes pour avoir les vitamines nécessaires, notamment la vitamine C, sans les fibres crues qui sont l’élément irritant.

La vitamine C est nécessaire au système immunitaire, mais depuis des millénaires l’organisme a tout prévu pour la trouver dans l’alimentation et non en comprimés… se complémenter ne remplacera jamais totalement  celle dont raffole votre système immunitaire : la vitamine C sous forme naturelle, présente dans tous les légumes et fruits crus.

Lire : Les vitamines C et D sont elles utiles pour lutter contre le coronavirus ?

Optez pour un apport en fruits crus adaptés à votre terrain

Nous ne sommes pas tous égaux pour gérer l’apport d’acides présents dans les fruits, c’est pourquoi on entend souvent des discours contradictoires autour des fruits.

Retenez que plus vous êtes longiligne voire maigre, frileux et fatigable, moins vous tirerez de bénéfices des fruits qui vont au contraire utiliser beaucoup de minéraux qui auraient pu être utilisés par votre système immunitaire.

Petite astuce : consommez en un ou deux, seuls et à partir de 17 H : c’est à ce moment que votre organisme en tirera le meilleur.

Au contraire, si vous êtes d’une constitution carrée, que vous n’avez jamais froid et êtes (presque !) infatigable, les fruits vous seront particulièrement bénéfiques, en évitant tout de même de les consommer au repas.

Pensez un peu tous les jours à votre membrane cellulaire

Dit comme cela ce n’est pas évident à comprendre, mais il faut savoir qu’un virus ne peut rien s’il n’arrive pas à coloniser une cellule pour se reproduire et pour cela il faut qu’il puisse franchir la barrière de la membrane cellulaire.

Cette paroi naturelle est constituée de phospholipides et peut être renforcée grâce à l’apport d’omégas 3.

Consommez chaque jour quelques amandes, noisettes, noix … ou huile de noix, de colza, de cameline, de périlla.

On trouve aussi des omégas 3 dans le jaune d’œuf ou la viande, sauf s’ils sont issus d’élevages industriels.

De plus les omégas 3 sont naturellement anti inflammatoires et on sait que l’ampleur de la réaction inflammatoire joue un rôle dans la gravité de l’infection au coronavirus.

Pas d’excès pour autant : trop de gras demanderait un trop gros surcroit de travail digestif…ce qui serait contre productif.

Mangez léger pour favoriser le système immunitaire

Le fonctionnement quotidien de l’organisme demande de l’énergie, mais elle n’est pas illimité car produite par nos propres cellules : elle doit donc être répartie de façon équitable entre chaque grand système.

Si le système digestif est surchargé de travail, c’est autant d’énergie soustraite au système immunitaire…

C’est d’ailleurs pour cela qu’on n’a pas faim quand on n’est malade : ce n’est pas le virus qui vous coupe l’appétit mais bien votre organisme qui doit revoir ses priorités.

On oublie donc les repas lourds, les orgies de sucreries, le grignotage tout au long de la journée, les pizzas livrées à la maison…etc pour les remplacer par des repas simples : des légumes frais + une source de protéine +une céréale demi complète + 2 ou 3 noix ou amandes + un dessert sans lait et sans fruits crus.

Et évidement on évite autant que possible l’alcool.

Votre système immunitaire travaille pour vous : n’oubliez pas d’en faire autant pour lui, maintenant que vous connaissez ses amis et ses ennemis !

 

Article rédigé par Marie Chetaille
Auteur Santé/Bien être
Diplômée CENA Robert Masson
Certificat de compétence en Homéopathie
Tel : 03 85 25 30 95
www.mariechetaille-naturopathe.fr




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