Traitement naturel de la rhinite en médecine traditionnelle chinoise

La protection de ces « cavités naturelles » que sont les oreilles, le nez et la bouche est actuellement une spécialité prioritaire de la médecine traditionnelle chinoise. Elle a pris une ampleur nouvelle avec !’auriculothérapie. Nous ne saurions trop attirer l’attention sur les travaux cliniques du docteur H. Jarricot, à Lyon.

Notre étude se limitera à évoquer le poids de la tradition dans la recherche des remèdes combinés. La rhinite (coryza) se déclare par le banal rhume de cerveau. Mais l’inflammation chronique du nez peut amener des complications plus dangereuses. On conseille donc de prendre des tablettes par la voie orale pour dégager les narines.

Le traitement local est souvent palliatif. Les « tablettes contre la rhinite» (pi-yen p’ien) traitent, en revanche, la rhinite aiguë, la rhinite chronique et la para-sinusite. Cette prescription comporte essentiellement :


  • Fructus Xanthii, Flos Magnolia liliflorae : 45%
  • Radix Glycyrrhizae, Cortex Phellodendri : 13%
  • Radix Platycodi, Fructus Schizandrae : 8,3%
  • Radix Asari, Herba Ephedrae : 4,1%
  • Fructus Forsythiae, Radix Angelicae : 13%
  • Rhizoma Anemarrhenae, Flos Chrysanthemi : 8,3%
  • Radix Sieris, Herba Schizonepetae : 8,3%

Ce traitement permet avant tout de sécher le nez, de supprimer les maux de tête et l’insomnie.

  • Fructus Xanthii (Compositae) et Flos Magnoliae liliflorae (Ma­gnoliaceae) sont carminatifs et diaphorétiques. Ils soulagent les na­rines et la tuméfaction de la muqueuse en diminuant les sécrétions.
  • Fructus Forsythiae (Oieaceae), Radix Angelicae (Umbelliferae) et Cortex Phellodendri (Rutaceae) sont antipyrétiques et antidotes. Ils combattent l’inflammation.
  • Fructus Schizandrae (Magnoliaceae) est béchique. Il freine égale­ment la sudation.
  • Rhizoma Anemarrhenae (Liliaceae), Flos Chrysanthemi (Compo­sitae) et Radix Platycodi ( Campanulaceae) sont expectorants et flui­difient les sécrétions.
  • Radix Sileris (Umbelliferae), Herba Schizonepetae (Labiatae), Radix A sari (Aristo/ochiaceae) et Herba Ephedra (Ephedraceae) sont antipyrétiques, antidotes et analgésiques.

Ces tablettes contre la rhinite sont fabriquées à Han-k’eou. Signa­lons les tablettes protectrices de la gorge contre la laryngite. Elles sont constituées principalement par 65 % de Radix Ophiopogonis, Radix Scrophulariae et Fructus mume qui stoppent la toux, activent la salivation et soulagent les poumons. Radix tangshen, Radix hoantchy, la réglisse et Fructus Forsythiae sont béchiques et expec­torants.


Quelques lectures intéressantes:

La répartition restante comprend 15 % de bornéol, du Secretio Bufonis, du menthol, qui traitent les maux de gorge et sont antipyré­tiques et analgésiques. Platycodon et Bombyx cum batryte suppri­ment l’irritation du larynx. Les 15 % de Schima confertiflora Merill., soignent l’enrouement. Les 5 % de Trichosanthes kirilowii Maxim, contribuent au soulagement des poumons, à la suppression de la toux et au retour de la sécrétion et de la salivation normales.

Ces indications montrent la complexité des prescriptions populaires en Asie orientale.
Malgré la fascination qu’exerce la médecine traditionnelle chinoise sur le comportement des masses on ne doit pas omettre la place importante qu’occupe la médecine scientifique. La taxonomie rigoureuse qu’elle présuppose a été établie par l’Académie des Sciences de Chine. La publication de la Nomenclature des espèces botaniques chinoises (Tchong-tseu tche-wou ming-tch’eng)”‘ marque une étape. Mais la nomenclature populaire ne cesse de guider la Phytotaxonomica Sinica.

Traitement naturel de la rhinite allergique

On traite la rhinite allergique de trois façons : par les drogues, par l’acupuncture ou par la moxibustion. Le traitement par les plantes ne s’adresse qu’aux symptômes. On recommande ainsi le Ts’ang-eul tseu (Semen Xanthii) contre l’attaque paroxystique, l’écoulement nasal, l’anémie et l’œdème. Il a une action diaphorétique, excrétoire, sédative et antispasmodique. Mais la rhinite allergique peut être aussi soignée avec le Myriogyne minina et le Cortex Moutan en infusion, lorsqu’on n’utilise pas pour ce faire l’acupuncture, en piquant le point nasal n° 2, qui se trouve à !’intérieur du nez.

 

Les informations, les opinions et les conseils contenus dans cet article ne doivent pas être utilisés comme outil de diagnostic ni être substitués à un diagnostic médical.
Il est fortement recommandé de demander un avis médical auprès d’un professionnel de santé avant d’envisager tout traitement.

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