Soignez votre Hyper sensibilité avec la sophrologie

Par Fériel Berraies, Sophrologue RNCP

Hyper sensible, hyper émotif, fragile psychologiquement, écorché vif, in sécure, anxieux, angoissé,  autant de dénominateurs communs se cachent derrière cette notion très complexe qui engage tant l’émotionnel que le psychologique. Tantôt force, tantôt fragilité, ce trait de personnalité peut être autant un enrichissement qu’un handicap en société. C’est aussi un syndrome clinique.

L’hypersensibilité est le signe d’une  grande réceptivité; Cette sensibilité à l’extrême serait le résultat d’une configuration neuronale particulière. 80% de la population fonctionnerait en se basant sur l’hémisphère gauche du cerveau; ce dernier étant le siège du mental, de la raison et de l’analyse.



Une personne sur quatre dans le monde est hypersensible et ce chiffre croit tous les jours.

En effet, le monde actuel avec ses turbulences,  son mal être surmédiatisé est  agressif et crée une véritable souffrance pour les personnes  dites empathiques, car hypersensibles.

En psychopathologie, l’hypersensibilité est une aptitude à  percevoir certains stimuli subtils, une aptitude qui n’est pas donnée au commun des mortels. L’hypersensibilité serait une réaction exacerbée du système nerveux liée à une anomalie qui se logerait au niveau du système limbique. Le Psychanalyste Savério Tomasella (Edition Eyrolles 2015, «  Hypersensibles » se réfère d’ailleurs à ce trait de caractère en expliquant surtout, qu’il est auto entretenu par le sujet lui-même.

Une qualité avant d’être un défaut !

Beaucoup s’accordent  à dire que l’hyper sensibilité est une qualité humaine qui démontre une empathie profonde et une forme d’intelligence. Par ce postulat, la sensibilité exacerbée serait au contraire un atout pour celui qui l’éprouve.

Mais là où ça se gâte, c’est quand cette dernière s’associe à l’anxiété et  à certains troubles neuro fonctionnels. On recense d’ailleurs parmi eux,  certaines psychopathologies afférentes comme ( la phobie sociale, la dépression, le syndrome d’évitement etc.)

Mais aujourd’hui, aucun consensus ne permet de proposer une définition unitaire et ou complète de l’hypersensibilité, il y a ici et là quelques tentatives de compréhension du phénomène, mais pas plus.

L’hypersensibilité est un syndrome clinique

L’hypersensibilité est souvent précédée de la spasmophilie.

Les spasmophiles et toutes les structures en charge de comprendre et d’accompagner les troubles neurofonctionnels (  Associations de recherche sur les troubles neurofonctionnels et de la spasmophilie)  de la spasmophilie s’accordent à admettre l’existence d’une hypersensibilité neuromusculaire associée à un état anxieux.

Leur définition fait état d’un terrain  hypersensible ou hyper réactif aux modifications physiques ou psychologiques de l’organisme ou de son environnement, ayant pour conséquence une hyperexcitabilité neuromusculaire.

Ce qu’il faut comprendre surtout, c’est plus que juste de l’émotionnel, il s’agit d’un syndrome clinique. Il toucherait trois femmes pour un homme, et serait accompagné  d’un  ensemble de symptômes incluant la  tension nerveuse et l’anxiété. Son expression ou symptôme serait  invalidante. Elle associe différents signes : picotements, fourmillements, tressautements et tremblements de groupes musculaires, crispations, contractures, sensation de perte de connaissance sans réelle perte de connaissance, tachychardie, dyspnée, céphalées et migraines.

Toutes ces manifestations font que le sujet va justement devoir faire appel à une prise en charge autant allopathique qu’il pourra faire appel aux thérapies brèves.

Les signes physiologiques sont vagues, au départ on avait retenu la carence en  en magnésium, mais cette hypothèse n’est plus retenue aujourd’hui.

Seul le stress et sa vivance, permettra en fait de mesurer l’étendue du problème sur le sujet, qui réagira alors entre angoisse, dépression réactionnelle ou spasmophilie. Tous ces facteurs, sont les signes précurseurs du mal être de l’individu qui le subit.

Hypersensible, le profil type

Aspirateur à émotions, il capte tout ce qui l’entoure bon ou mauvais. Son côté éponge, fait qu’il va finir par mélanger ses propres émotions avec celles des autres. Incapable de faire un barrage, il se verra très souvent débordé, sur sollicité dans son humeur. S’imprégnant de toutes les énergies, dans un  monde assez toxique. L’hypersensibilité si elle n’est pas maîtrisée, peut noyer l’individu.

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Beaucoup d’entre vous sont hyper sensibles, un peu comme des éponges, vous vous imprégnez de toutes les énergies qui passent. Les personnes hypersensibles représentent 20% de la population et fonctionnent plutôt avec l’hémisphère droit de leur cerveau. Le cerveau droit est le siège de l’intuition, de la sensibilité et de la créativité.

Hypersensibilité non maîtrisée =danger

Cette grande sensibilité quand on ne la vit pas de façon active est incapacitante. Elle enferme l’individu et le pousse à s’isoler, le confinant à l’isolement ou au syndrome d’évitement. L’hypersensible ne pourra non seulement pas se protéger, mais il ne pourra pas évoluer normalement dans son rapport  à l’autre. Il ne trouvera pas sa place en société ou dans toute relation affective ou personnelle ou professionnelle.

Dans une quête effrénée de contrôle à tout prix,  le sujet ne pourra plus vivre sa vie naturellement, toujours sur la défensive de peur de basculer dans l’excès.

Comment les thérapies brèves aident

En thérapie verbale, cad en Sophrologie ou Hypnose, il est d’abord crucial, d’apprendre à s’accepter d’abord, apprendre à se comprendre, pour apprivoiser son miroir en tout premier lieu.

Mais la première chose à faire avant tout est de se dépolluer !

Et ce travail devra d’abord se faire par vous-mêmes, en acceptant de vous  laver et de vous débarrasser de toute situation, personne, relation, ou énergie toxique qui tire vers le bas. Sans être dans le déni ou la déresponsabilisation, ou le rejet de l’autre ( restez en toute bienveillance) . Affronter son miroir en toute vérité et bienveillance » voici qui je suis, ce que je peux et dois changer, et les étapes par lesquels je dois passer, pour y arriver » !

Se purifier

Pour cela, il est important de s’imposer un processus de nettoyage fréquent en  mode veille et vigilance, car les énergies négatives on les capte au quotidien.

Avec  la méditation et la conscience modifiée que propose par ex la Sophrologie, le sujet va pouvoir évacuer mais ensuite se construire une bulle de protection, à l’abri de toute pollution émotionnelle et psychologique.

Il est crucial de se purifier psychologiquement et émotionnellement et même énergétiquement ( en naturopathie) par ex, avec le sel, la sauge blanche, l’encens, les bougies, certaines huiles essentielles.

Ce sont  des méthodes qui se valent car elles sont dans une dynamique « d’évacuation » et de purification de votre espace physique et mental.

Les vibrations du bol tibétain, rappelez-vous pour ceux qui sont adeptes de la musicothérapie,  ont aussi la  propriété de nettoyer vos énergies négatives accumulées pendant la journée.

L’hydrothérapie ou la purification par l’eau a aussi fait ses preuves

L’eau est purificatrice, et dans toutes les cultures elle est apparentée au nettoyage énergétique et à la pureté. N’hésitez pas à faire des bains, des douches, à aller dans la mer, ou dans un lac « pour vous laver » de tout ce qui pollue intérieurement, pour enlever tous ces strates d’émotions parasites.

Apprenez à mieux gérer votre émotionnel

Reconnectez-vous à  vos émotions pour comprendre leur rôle et place. Vous cohabitez au cours de votre existence avec les six émotions principales : la peur, la joie,  la tristesse, la colère, la surprise et le dégoût. Ces six émotions principales se décomposent ensuite en plusieurs dizaines d’émotions secondaires. Vos émotions sont complexes, changeantes, elles vous définissent, mais apprenez à ne pas vous laisser déborder. Apprenez à les reconnaitre et à les comprendre sans vous identifier à elles complément pour ne plus en être otage.

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Le pouvoir de la respiration

En Sophrologie, la respiration haute pour les angoissés et la respiration ventrale pour ceux qui ont désespérément besoin de calme, permettent de canaliser et de recentrer nos priorités et nos attitudes face à certaines situations de vie. Plus que du simple  fait de vouloir s’oxygéner, la respiration est un outil qui permet de lâcher prise et augure  le recentrage du sujet. On respire, certes, mais et  on ne sait jamais pourquoi. Avec la sophrologie vous allez découvrir la respiration en pleine conscience, celle qui va vous calmer, vous rassurer, vous apaiser et vous donner la force de continuer le chemin.

Voici une technique respiratoire pour bien vous ancrer

Installez-vous confortablement dans un fauteuil ou sur une chaise

Fermez les yeux, prenez conscience de vos points d’appui au sol et de votre posture sur le siege, écoutez et focalisez sur votre  respiration. Videz les poumons, poumons vides, comptez jusqu’à trois. Inspirez en comptant jusqu’à trois. Retenez votre respiration, toujours en comptant jusqu’à trois. Expirez en comptant jusqu’à trois.

Cet exercice est à faire trois fois de suite plusieurs fois par jour de façon à vous approprier la technique ; ensuite vous pourrez l’utiliser dans les situations de crise, c’est-à-dire juste avant d’être débordé par vos émotions. La respiration carrée vous permettra d’apaiser votre monde émotionnel.

La sophrologie pour l’hypersensibilité

En tant que technique psychocorporelle, la Sophrologie par ces exercices dynamiques mais aussi certains exercices plus passifs engageant la visualisation mentale, permet d’éliminer  les tensions  musculaires du corps.  La relaxation  que procure la sophrologie enclenche un vrai travail préalable à la  psychothérapie. Le corps se relâche en détente, faisant de même avec  les structures mentales, ce quoi permet au thérapeute de programmer du positif chez le sujet, en se basant sur les ressources mentales de ce dernier.

L’hypersensibilité ça se soigne !

Souvent dans leur bulle, à l’écart du monde, les hypersensibles observent tout, et sont bien plus extravertis que vous ne le pensez. Cependant, ils ont besoin de se protéger et de se forger une carapace, pour continuer à défendre leurs valeurs et vision de la vie. Idéaliste, utopiste, surréaliste, ils sont vrais mais ont du mal à s’affirmer et à dire non, de peur de « faire de la peine » aux autres et de ne pas « être aimés ».

La Sophrologie est justement là pour recadrer cette propension à s’oublier pour les autres, et donc à mieux gérer leur vie et relation interpersonnelle, en couple,  au boulot, avec leurs enfants ou leurs parents ou amis.

Il leur faut apprendre impérativement à s’écouter d’abord avant les autres et à se déculpabiliser.

Beaucoup de souffrance, de dépressions, de culpabilité pourrait ainsi être évitées.

Par Fériel Berraies Thérapeute

Sophrologue certifiée RNCP avec sept spécialisations :cancer, sexualité, enfance, adolescence, personnes âgées, périnatalité, entreprise. Formée IFS Paris

Membre de la chambre syndicale de Sophrologie

Praticienne en Hypnose Ericksonienne certifiée. Formée Xtréma Paris

En formation en Naturopathie. Membre de la chambre syndicale des métiers de la Naturopathie

Auteur des deux tomes « Enfance et Violence de Guerre » tome 1 et 2 éditions l’Harmattan 2015

Prix de l’Action féminine 2015 de l’Union des Femmes Africaines Bruxelles

Prix Sanitas  pour l’Innovation entrepreneuriale en santé, Med Conférence 2.0 février 2018, Palais des Sciences de Monastir

Contact: fbsophro@gmail.com