Sadhana pour le corps

 

Gratitude pour sa subsistance

Le respect que l’on a pour cette terre sage, pour les fermiers et les cusiniers qui nous apportent notre nourriture quotidienne, dissout la discorde et favorise la digestion.

Traditionnellement, une petite portion de chaque aliment préparé est offerte au feu avec une prière au Seigneur (Ishvara, Prajapati), qui donne la subsistance. Ce rituel est accompli avant de servir les aliments. La première offrande est faite à l’univers, comme signe de notre gratitude envers notre nourriture.


Voici une invocation adressée à Shrî Krishna (B G : Invocation, 3)

prapannâpârijâtâya totravetraikapânaye jiiânamudrâya krsnâya gîtâmrtaduhe namah

Salutation à Krishna à qui est la mûdra de la connaissance, à lui qui a trait le lait de la Gîtâ, qui a dans ses mains le bâton pour diriger les vaches.

Manger en harmonie

Les aliments sucrés deviennent aigres dans notre appareil digestif quand les émotions qui se manifestent au cours du repas sont négatives. Ne mangez jamais quand vous êtes bouleversé. C’est une insulte à la nourriture, au donneur de nourri­ture et à votre corps.

Le silence est le meilleur sadhana à faire pendant les repas, mais un conversation douce, saine, est aussi acceptable. Il est important d’observer un horaire régulier pour les repas. Il est difficile d’harmoniser les différents moments correspondant à des types différents, dans la vie familiale. Les gens qui ont de problèmes de poids ne doivent pas dormir après un repas.

  • Il faut que quelques heures séparent Je dîner du coucher.
  • Il est bon de faire une petite promenade après les repas, pour faciliter la digestion.
  • Ne jamais courir après avoir mangé.
  • Ne jamais manger debout, allongé, ou en regardant la TV
  • L’estomac – qui contient à peu près deux pojgnées et demie de nourriture – doit être ainsi rempli : 1/3 de solide) 1/3 de liquide, laissant 1/3 de vide, pour que l’espace (âkasha) et l’énergie procurent une bonne digestion.

S’asseoir en demi-lotus, penché en avant pour prendre sa nourriture dans un récipient placé sur le sol, fournit une limite involontaire à notre absorption de nourriture. La pression causée par cette position inclinée restreint la quantité de nourriture à manger.


Quelques lectures intéressantes:

Savourer les aliments

Le goût est primordial dans l’acte de se nourrir. Quand l’eau vient à la bouche, nous sommes prêts à recevoir les souvenirs merveilleux que donne chaque aliment. Le premier pas de la digestion est la manducation. L’eau digestive de la langue aide à la dissolution des aliments. Quand nous prenons le temps de ruminer, nous nous souvenons. Les souvenirs de l’univers entier sont contenus dans l’acte de savourer les aliments. Mâcher jusqu’à réduire en bouillie facilite la digestion et allège la charge de nos organes d’assi­milation. Si nous avons cl la considération pour l’agni de la digestion, nous sommes récompensés par un mental plus calme. Nous ne pouvons nous souvenir de la vérité de l’existence si nous sommes agités.

Mâcher est un sadhana délicat. Quand nous ne mâchons pas correctement, nous privons le corps de ses nutriments et nous fermons les canaux du souvenir. Nous devons pratiquer quiétude et relaxation quand nous mangeons. Nous devons nourrir une attitude saine et mâcher avec conscience.

Amour, gentillesse et partage des aliments

L’amour et la gentillesse sont les deux ingrédients les plus importants de tout repas. Sans eux, ojas, l’énergie de la nourriture après digestion, est considérablement diminuée.  Quand  nous préparons de la nourriture, nous ne devons jamais projeter nos émotions négatives sur les aliments.

L’aliment doit être cueilli, lavé, préparé et cuisiné, avec un soin constant. Si les émotions négatives prévalent, quittez la cuisine, et n’y revenez que lorsqu’elles ont disparu.

Le partage de aliments remonte à l’ époque où chaque maisonnée nourrissait les mendiants. En Inde, un peu de nourriture est toujours placée sur l’ autel avant chaque repas, en offrande aux déités.

Le partage de la nourriture a toujours produit des liens émotionnels puissants. Quand nous sommes à même de contrôler toutes les étapes de la préparation des aliments, les résultats sains nous aident à nous lier à notre peau universelle. Quand nous adhérons au dharma du comportement harmonieux dans notre foyer et pendant les repas, nous forgeons un lien salubre avec chaque membre de notre famille et avec nos amis. Quand nous négligeons ce besoin humain naturel, nous cherchons à le réaliser d’une autre façon. Nous nous attachons à la nourriture, aux substances, aux choses.

 

 




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