Que peut-on travailler avec l’auto-hypnose ?

Des livres, des audios, des vidéos. Bon nombre d’exercices d’entraînement existent. Comment faire pour s’y retrouver ?

L’auto-hypnose est un outil et comme tout outil il faut en connaître son champ d’utilisation et ses limites.
Il existe de nombreuses façons de pratiquer l’auto-hypnose. Ça peut être déroutant, on en aimerait une seule. Dans l’absolu, il existe une méthode par individu.
Est-ce qu’une méthode est plus efficace qu’une autre ? Essayer, mais essayer en connaissance de cause.

L’auto-hypnose c’est quoi exactement ?

Changer est naturel. Notre cerveau est plastique. Il se reconfigure en fonction de la nature de nos pensées et de nos expériences.


Si aucun ou peu d’événements nouveaux arrivent dans notre vie, alors nous ne faisons pas d’efforts d’attention soutenue ou de concentration pour nous adapter. Notre cerveau fonctionne alors en pilotage automatique avec les expériences vécues et apprises. C’est la routine qui s’installe.
Cette routine c’est la conséquence de nos expériences de vie, de notre sensibilité, de nos émotions. Tous ces aspects constituent notre cartographie neuronale et émotionnelle.

Quand une nouvelle situation est vécue, nous reprenons les commandes pour chercher à nous accommoder à la situation, c’est un nouvel apprentissage qui va solliciter de notre part une attention plus soutenue. Ce nouvel apprentissage va s’intégrer en nous grâce à une répétition suffisante pour permettre à ce qui est appris de devenir un acquis, qui va alimenter notre pilote automatique.

Si l’apprentissage n’est pas suffisamment répété, il va progressivement se dissoudre dans l’oubli (on parle d’élagage en neurosciences). Vous souvenez-vous dans le détail de tout ce que vous avez appris durant votre parcours scolaire, des livres lus, émissions vues ?

L’auto-hypnose nous savons l’utiliser naturellement

L’auto-hypnose ce n’est ni plus ni moins que d’utiliser volontairement ce que nous faisons volontairement dans notre vie pour changer.
Nous nous mettons à réfléchir sur un aspect de nous-même, en fonction de la nature de cet aspect (paroles, comportements, émotions, actions) et des événements extérieurs (les autres, des situations d’échec…) qui nous ont amenés en confrontation directe avec cet aspect. Nous entrons dans une réflexion soutenue pour se remémorer des situations en rapport, nous ressentons ces situations, et nous décidons sur le fait de modifier ou non cet aspect.

Nous entrons alors dans une observation de nous-même prendre le contrôle sur cet aspect. C’est la régularité de l’attention portée qui va permettre le changement au fil du temps. Autrement dit, nous faisons un usage volontaire de la plasticité neuronale.

Dans ce cas, on peut alors parler d’auto-hypnose en conscience, parce que l’attention ou la concentration ce sont des états de conscience modifiée. Et pour ce qui est de la nature du changement de cet aspect, nous nous auto-suggérons le changement désiré, et ce jusqu’à en obtenir les premiers effets du changement. La méthode Coué est similaire à cette façon de procéder.


Quelques lectures intéressantes:

Une pratique d’auto-hypnose plus classique ou conventionnelle cherche à atteindre notre partie inconsciente par la mise en état d’hypnose, puis de laisser la seule idée de changement préparée au préalable et choisie de façon précise, dans nos pensées. C’est cette pratique répétée qui agit comme un apprentissage précis, régulier, qui permet à notre cerveau de se reconfigurer, et ainsi de changer.

Laquelle des deux approches est la plus efficace ?

Si par la volonté consciente l’aspect n’est pas modifiée, alors essayer la seconde méthode.

Et si les deux approches ne fonctionnent pas ?
C’est ici qu’un apprentissage est approprié. En fonction de la nature de l’aspect à travailler, il est opportun d’être conseillé.
Souvent c’est l’urgence de changement qui amène à vouloir commencer l’auto-hypnose.
Et c’est la précipitation, l’empressement qui vont amener droit à la croyance de la non réussite parce que les résultats ne sont pas perçus rapidement parce qu’il y a urgence.
Et pourtant, tout volonté sur soi même est agissante.

Quels sont les critères personnels pour la pratique de l’auto-hypnose ?


• Avoir vraiment envie de changer
• être prêt, que les conditions extérieures ne soient pas un frein au changement
• de la patience
• de la persévérance
• de la régularité
• se fixer un objectif de changement, simple, atteignable, clair et non ambigu
• un seul objectif travaillé à la fois
• pratiquer la méthode des petits pas. Chaque perception de changement, si infime soit-elle, donne le tempo, la direction
• s’observer, se réajuster au besoin dans l’objectif et dans la méthode
• pratiquer de façon sereine, mettre du plaisir à se projeter dans sa nouvelle façon d’être
• pratiquer jusqu’à obtention de résultats. Se donner le temps, aucune échéance

Que peut-on travailler avec l’auto-hypnose ?

Dans la mesure d’être réaliste et réalisable pour soi, son cadre de vie, beaucoup d’aspects peuvent être abordés.
En tant que débutant, il est préférable de choisir un sujet simple. Notre inconscient c’est nous, c’est vivant, ça peut réagir aux suggestions qu’on lui envoie en répétition. Et certaines réactions, normales pour l’inconscient peuvent être inattendue voire indésirable pour notre conscience.

Si son histoire de vie est jonchée d’événements marquants, si sa vie émotionnelle est chaotique et peu maîtrisée, il est d’abord préférable d’aller à la rencontre d’un praticien pour se libérer de certains moments passés et d’être conseillé pour cette pratique individuelle.

Quelques thèmes qui peuvent être travaillés (la liste n’est pas exhaustive)
• apprendre à gérer une émotion
• augmenter la confiance en soi
• préparer un événement particulier
• gérer une douleur
• travailler une addiction (tabac, jeux, nourriture…)
• chercher une sérénité
• …

Thierry Charton,
Hypnothérapeute à Nancy
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