Messieurs: Comment prendre soin de votre prostate naturellement

Ses fonctions sont essentielles car elle est chargée de la fabrication du liquide séminal, elle protège et nourrit les spermatozoïdes grâce à ses sécrétions et elle sert de canal d’élimination pour l’urine et le sperme…

Un peu de physiologie

La prostate, de la taille d’une châtaigne, est une glande qui se situe à la sortie de la vessie chez l’homme, juste devant le rectum, elle enserre l’urètre.

Elle est localisée au croisement des fonctions urinaires et érectiles masculines. Ses dysfonctionnements pourront par conséquent impacter les deux systèmes.


 

Les dysfonctionnements

Il existe trois dysfonctionnements principaux :

  • l’adénome ou hypertrophie bénigne de la prostate qui arrive essentiellement après l’âge de 50 ans, il s’agit d’un problème bénin, mais souvent invalidant, qui entraine une compression de l’urètre. Cette compression conduit le plus souvent à des difficultés urinaires, besoin fréquent d’uriner, miction douloureuse, incontinence et à des complications érectiles. Le diagnostic est réalisé au moyen d’un toucher rectal et d’un dosage de PSA ou antigène prostatique spécifique.

 

  • La prostatite, ou inflammation de la prostate, aiguë ou chronique intervient suite à des infections urinaires fréquentes, dont les causes les plus courantes sont des infections sexuellement transmissibles, des malformations uro-génitales, une pratique intensive du vélo ou de l’équitation ou encore des positions assises prolongées. Il s’agit là d’une urgence médicale absolue, qui doit être traitée par antibiotiques.

 

  • Le cancer de la prostate, cancer le plus répandu chez l’homme d’après l’institut national du cancer, dont le diagnostic se fait en dosant les PSA, le toucher rectal pour apprécier le volume de la prostate, une échographie et une biopsie.

 

La prévention

Une bonne hygiène de vie globale pourra limiter ou retarder l’apparition de l’adénome et augmentera les chances d’éviter un cancer de la prostate.

L’alimentation

L’impact de l’alimentation sur la santé n’est plus à prouver.

Les cellules cancéreuse sont friandes de sucres et d’acides gras, il convient donc de supprimer tous les aliments industriels et transformés qui contiennent sucres raffinés et gras cachés en quantité, afin de les affamer.

Les viandes rouges et charcuteries, riches en acides gras sont à limiter ainsi que les cuissons au barbecue, qui contiennent des benzopyrènes, hautement cancérigènes.

Les produits laitiers, pro-inflammatoires sont également à déconseiller.

L’alcool, fortement cancérigène est à réduire, par contre 1 à 2 verres quotidiens de bon vin rouge est associée à une diminution du risque de l’adénome de la prostate, préconise Thierry Souccar.

Enfin, la consommation de sel est à freiner, en effet, les cellules cancéreuses se développent en milieu aqueux et le sel retient l’eau comme chacun le sait.

La consommation de légumes frais de saison dont les crucifères, est à renforcer, ils sont riches en antioxydants et s’opposent ainsi aux radicaux libres.

Les fruits, notamment les baies et les fruits rouges sont également bien pourvus en antioxydants.

Les omégas 3, riches en anti-inflammatoires sont une aide précieuse.

Une alimentation riche en fibres est essentielle car les fibres piègent les toxines et évitent ainsi l’inflammation, céréales complètes et légumineuses remplaceront efficacement les aliments raffinés.


Quelques lectures intéressantes:

Les herbes aromatiques sont à privilégier pour leurs propriétés anti-inflammatoires, et les condiments type ail et oignon, riches en quercétine, puissant antioxydant sont à consommer sans modération.

Les aliments soufrés comme le radis noir, les brocolis, les échalotes, les poireaux sont protecteurs du cancer, ne pas hésiter à les consommer régulièrement.

Bien évidemment il faut privilégier une alimentation de qualité biologique, exempte de pesticides, additifs et perturbateurs endocriniens, et diminuer les quantités de nourriture, la suralimentation étant un facteur aggravant.

Pour la boisson, une quantité d’environ 1,5 litre d’eau peu minéralisée est conseillée ainsi que du thé vert, riche en polyphénols, le café et autres produits riches en caféine comme le cola ainsi que les épices sont à diminuer fortement, car ils sont irritants pour les voies urinaires.

L’activité physique

L’activité physique renforce les défenses immunitaires et favorise l’élimination des toxines, une activité sportive régulière est préconisée, l’inactivité physique et la station assise prolongée pouvant être des causes de l’hypertrophie de la prostate. Par contre, éviter les sports type vélo ou équitation, qui sollicitent trop le plancher pelvien.

La gestion du stress

Selon une étude menée par l’école Albert Einstein de New York, magasine Top Santé 2013, le stress serait le facteur principal à l’origine du cancer de la prostate. Apprendre à gérer son stress grâce à différents outils comme la méditation, la cohérence cardiaque, le yoga ou encore la sophrologie peut s’avérer efficace.

 

Les aides naturelles 

Le pollen frais de saule

Il contribue au bon fonctionnement de la prostate, il est riche en vitamines du groupe B, C et E, il contient de nombreux minéraux et antioxydants.

Les graines de courge

Riches en zinc et en omégas 3, elles soulagent les troubles liés à l’adénome de la prostate, (troubles de la miction et vessie irritable), une consommation quotidienne peut apporter une aide intéressante à condition de bien mâcher les graines. L’huile de pépin de courge peut également être utilisée, à condition de la conserver au fais pour éviter l’oxydation.

Le palmier nain

Associé à de la racine d’ortie, diurétique qui va favoriser l’écoulement urinaire, il peut soulager les symptômes liés à l’adénome ou à la prostatite.

Les huiles essentielles

L’association d’HE de pin sylvestre et de cyprès de Provence, mélangée à une huile végétale, contribue à décongestionner la glande et à stimuler la circulation, en massage du bas du dos et du petit bassin.

Autres conseils

  • Il est fortement conseillé d’arrêter la consommation de tabac, grand facteur de risque du cancer.
  • Éviter la constipation, les matières retenues au sein du rectum peuvent comprimer la prostate.
  • Une activité sexuelle régulière est un bon outil de prévention, car elle permet à la fois l’élimination et la décongestion.
  • L’obésité est un facteur aggravant de nombreux cancers dont celui de la prostate, il est fortement conseillé de perdre du poids lorsque cela est nécessaire.

 

 

 

Laurence Guillon

Naturopathe à Lille

Laurenceguillon.naturo@gmail.com

06 07 04 26 76

 

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