L’utilisation des fleurs dans la pharmacopée traditionnelle chinoise

Les plantes à fleurs ou plantes florales sont opposées aux plantes à feuillage. Les peuples d’Asie orientale ont de tout temps enrichi la floriculture d’espèces peu connues en Occident. La Fleur blanche de Mei, par exemple, résiste aux assauts les plus rudes de l’hiver. Elle est très estimée pour son parfum. On la trouve au sud du Yang­tseu.
On ne peut songer à étudier les produits chinois sans imaginer la nature du terrain et le mode de groupement des fleurs. La médecine traditionnelle distingue trente-deux fleurs principales (Flos Albizziae, Flos Buddlejae, Flos Chimonanthi, Flos Daphnis Genkwae, Flos Daturae albae, etc.).

Le pétale est une pièce utile de la pharma­cologie.

La cueillette des fleurs se fait après la rosée. La dessiccation pose un problème délicat car les corolles sont extrêmement fragiles.
Les fleurs croissent à profusion sur l’île aux Fleurs, située sur la rivière des Perles, près de la ville de Canton. Dans cette région, la saison des fleurs se prolonge d’avril à octobre.


Quelques lectures intéressantes:


Les jasmins, les roses, les magnolias, les gardénias, les fleurs d’oranger et les tubéreuses se succèdent en une symphonie de couleurs et constituent une immense réserve de parfums. Il est extrait l’essence des fleurs et on fabrique également des cosmétiques, des dentifrices, des médicaments et des extraits destinés à aromatiser les aliments ou les boissons. L’emploi des drogues est toujours conçu d’une manière pratique.
La nomenclature occidentale « calquée » sur les recettes populai­res chinoises doit être mentionnée avec les réserves d’usage, car elle a subi de nombreuses transformations. Dans l’étude des Pen-ts’ao (Materia Medica), la distribution des ressources médicinales l’emporte sur la taxonomie. Le lecteur pourra consulter avec profit les Acta Phytotaxonomica Sinica.

L’Institut de Médecine chinoise de Canton (1972) a sélectionné, d’après les normes traditionnelles, cinquante-quatre drogues grou­pant deux cent vingt-deux plantes médicinales de la Province du Kouang-tong. Nous avons pu déterminer les vingt principaux grou­pes.

Il s’agit de drogues antidotes, fébrifuges, antalgiques, purgati­ves, stomachiques, diurétiques, antirhumatismales, émollientes, expectorantes et antitussives, digestives, carminatives, dépuratives, toniques, astringentes, sédatives, emménagogues et anthelminthi­ques.

Les médications utilisées contre les tumeurs, les anesthésiques et les drogues employées contre les morsures de serpents font l’objet de recherches spéciales.

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