Hépatite infectieuse aiguë: Symptômes, Prévention, Traitement

L’hépatite infectieuse aiguë (hépatite A) est une infection parfois mineure et asympto­matique qui peut devenir grave et invalidante, l’hépatite infectieuse aiguë est une maladie à la fois épidémique et sporadique. Le virus A responsable de l’infection, difficile à isoler, n’a pu être identifié que récemment. Sa transmis­sion est soit directe d’homme à homme, soit indirecte par les aliments et les eaux contaminées par les matières fécales dans des lieux aux installations sani­taires précaires tels que les campings, les casernes, les écoles, etc. Les fruits de mer provenant d’eaux contaminées sont également dangereux.

L’hépatite A frappe davantage les sujets jeunes, mais toutes les classes d’âge y sont exposées. Des sujets atteints d’une forme très bénigne de la maladie peuvent ne pas s’en apercevoir et trans­mettre l’infection à quelqu’un qui déve­loppera une forme grave. La période d’incubation varie de vingt-cinq à trente-cinq jours.

Danger : La guérison ne laisse aucune séquelle. Le taux de mortalité est insignifiant.


Hépatite infectieuse aiguë Symptômes :

Le début de la maladie peut être soudain ou insidieux. Pendant la première phase, les symptômes sont semblables à ceux d’une affection virale comme la grippe ou la gastro-entérite : fièvre, mal de tête et courbatures. La perte de l’appétit — le malade devient nauséeux à la vue de la nourriture — et la faiblesse générale sont habituelles. La confusion avec la grippe serait possible s’il n’y avait pas un foie palpable, sensi­ble, une douleur sourde ou une pression du côté droit, juste au-dessous des côtes, des urines foncées et un dégoût pour le tabac. Cette phase dure de quatre jours à une semaine, après quoi la jaunisse se déclare, avec intensification des nausées, vomissements, prurit (démangeaisons) généralisé, selles décolorées, urines fon­cées et parfois diarrhée. Cette seconde phase dure une ou deux semaines, sinon plus. La convalescence est très longue : même après disparition de tous les symp­tômes, le sujet reste fatigable des se­maines, voire même des mois durant.

La jaunisse, qui est le symptôme distinctif de la maladie, peut ne pas se manifester. Mais si elle se manifeste, il ne faut pas non plus exclure l’éventualité d’autres affections comme l’hépatite médicamenteuse, l’obstruction de la voie biliaire par un calcul, la mono­nucléose infectieuse ou beaucoup d’au­tres. La présence de bilirubine (produit jaune orangé colorant la bile) dans le sang est un facteur indicatif sur l’hépatite B, beaucoup plus sérieuse, on procède au test de l’antigène de l’hépa­tite B (AgHBs). S’il est positif, il indique sans conteste une hépatite B, qui a une convalescence plus longue et une évolu­tion possible vers la chronicité. Mais dans la mesure où le test ne réagit positivement que dans la moitié ou les deux tiers des cas d’hépatite B, s’il est négatif, il ne s’agit pas forcément d’une hépatite A. Des tests plus fiables et plus élaborés ont été déve­loppés, mais ils restent trop complexes pour bénéficier d’un usage étendu. 


Quelques lectures intéressantes:

Hépatite infectieuse aiguë Traitement :

Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement médical applicable à l’hépatite. Le traitement général consiste au repos alité jusqu’à dispari­tion des symptômes sérieux, habituelle­ment de une à trois semaines. Le patient s’y conforme généralement sans pro­blèmes car il est bien trop mal pour pouvoir exercer une quelconque activité. Les symptômes disparaissent au bout de dix jours, mais l’état d’épuisement per­siste longtemps après. La convalescence dure des semaines, sinon des mois. De nombreux médecins ne préconisent plus obligatoirement un repos au lit absolu et prolongé car les malades qui repren­nent assez vite une activité physique légère semblent se rétablir aussi vite que ceux qui gardent le lit. Le régime doit être équilibré et riche en calories afin d’éviter la dénutrition.

La plupart des malades cessent d’être contagieux deux semaines après le début de la maladie. Toutefois, il est important de prendre des mesures d’hygiène dra­coniennes ; se brosser les mains après être allé aux toilettes est une règle impérative.

Il y a rechute dans 5 p. cent des cas (ce qui ne signifie pas que la maladie évolue vers une forme plus grave). Ces rechutes sont généralement dues à l’affaiblissement de l’organisme après une infection de nature différente (rhume de cerveau, grippe, etc.) ou à l’abus d’alcool.

Hépatite infectieuse aiguë Prévention :

Il faut injecter des gamma­globulines — conférant une immunité d’environ deux mois — à toute personne en contact avec un malade, qui a absorbé de l’eau ou des aliments suscep­tibles d’avoir été contaminés, ou qui projette un séjour dans un pays où l’hépatite est répandue.

En règle générale, il faut rester très vigilant sur l’état d’hygiène des installa­tions sanitaires et éviter de boire ou de se baigner dans des eaux douteuses. Des palourdes provenant d’une eau de mer souillée par les égouts peuvent être à l’origine d’une épidémie d’hépatite.

Résultat: Le rétablissement est la plupart du temps sans incidents et l’hépatite A laisse une immunité, mais qui ne couvre pas l’hépatite B.

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