Fièvre thyphoïde: Symptômes, Prévention, Traitement

La Fièvre thyphoïde est une maladie grave et extrêmement conta­gieuse, la fièvre thyphoïde est due au bacille Salmonella lyphosa, qui vit dans les selles humaines et se transmet par l’intermédiaire des mouches, des égouts contaminés et des manipulateurs de nourriture négligents.

L’eau, le lait et les coquillages sont des sources de contamination, de même que les lieux d’aisances situés trop près des puits et des nappes d’eau potable.

Incubation : De une à trois semaines ; en moyenne deux semaines.


Durée : Trois semaines, voire davantage.

Danger : La plupart des décès sont dus aux complications : infection de l’oreille interne, bronchite, pneumonie, hémor­ragie intestinale, éventuellement ac­compagnée d’une perforation entraînant une Péritonite. Bien loin d’indiquer une amélioration, une chute soudaine de la température intervenant au cours des deux premières semaines peut annoncer une perforation (urgence médicale).

Fièvre thyphoïde Symptômes :

Le début ressemble à une grippe, avec une migraine frontale ou bitemporale durant plus d’une semaine ; la fièvre monte quotidiennement, jusqu’à 40,5 °C, puis se stabilise à ce niveau pendant une semaine. Le patient est souvent dans un état semi-conscient, avec des murmures délirants. La fièvre a tendance à baisser le matin et à s’élever le soir.

Les saignements de nez sont fréquents et des points roses apparais­sent, surtout sur le tronc et sur l’abdo­men ; ce dernier est très distendu, et l’on note souvent une légère toux, un pouls lent, une langue chargée d’une couche blanche ou brune avec les bords rougis ; la constipation est la règle, mais elle peut faire place à une diarrhée sanguino­lente. L’apparition de la diarrhée peut indiquer, si elle se produit au moins six fois par jour, une complication gastro­intestinale ; on est alors en présence d’une urgence médicale. Les rechutes sont courantes, mais leur durée est généralement moins longue.


Quelques lectures intéressantes:

La déclaration brutale de la typhoïde, avec des symptômes immédiats et pro­noncés, est souvent la garantie d’une convalescence rapide. Lorsque au contraire les symptômes sont si mineurs que le patient refuse de rester alité, celui-ci est une cible rêvée pour la perforation intestinale.

Fièvre thyphoïde Traitement :

Il est à base d’antibio­tiques (ampicilline, chloramphénicol), administrés pendant trois semaines complètes afin de limiter les risques de rechute. Il faut surveiller l’apparition de sang dans les selles et les urines, et veiller le malade en permanence pour prévenir les complications. Les hémor­ragies et les fortes diarrhées doivent sonner l’alarme et entraîner l’hospitali­sation.

Le repos au lit est vital pendant la période d’état. Pour prévenir les es­carres, on peut prévoir un matelas approprié (coussins d’air). Il faut empê­cher les malades délirants de quitter le
lit, sous peine de complications. Il faut prêter une attention scrupuleuse aux vases de nuit et autres plats-bassins, et stériliser tous les vêtements et objets susceptibles d’être infectés.

Fièvre thyphoïde Prévention :

Aucun des vaccins disponi­bles n’apporte une protection totale. Les voyageurs se rendant dans des pays touchés par la fièvre typhoïde ont tout intérêt à s’abstenir de consommer de l’eau, de la glace, du lait non stérilisé et des fruits de mer.

 

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