Comment atteindre la sagesse : l’Abécédaire de la sagesse

Le développement personnel reformule une sagesse ancestrale qui a toujours existé : toute transformation dans ce monde part d’une transformation intérieure. Et elle se fait au niveau de chacun.

Cette connaissance de soi permet alors de mieux se comprendre. Elle rend alors possible l’unité entre nos sphère intérieure et extérieure.

Vous avez envie de vous réaliser pleinement, de vous accomplir en vérité, lisez cet abécédaire réalisé par Agnès Sauvaget, Coach expert du réseau Thérapeutes.com.


 

A comme ATTENTION

Attention évoque la peur ?

 Certes, mais l’écoute de soi aussi !

Les mots sont comme nos traits de caractère, ils portent en eux deux faces.

Faire attention à soi signifie aussi «   se vouloir du bien » : un poisson rouge meurt en dehors de son bocal ; et un oiseau souffre dans une cage.

Chacun a sa réponse, qui lui est propre ; car chaque individu est par essence unique.

 

Comment prendre soin de soi ?

D’abord, en se libérant de la comparaison pour suivre son chemin. « Comparaison n’est pas raison » écrivait Descartes.

Ensuite, en apprenant à se respecter un peu plus, à poser des choix et prendre des décisions, non dans la colère, mais avec fermeté.

Savoir qui je suis et me dépouiller au maximum des carapaces qu’on peut mettre en place, des projections qui nous enferment.

B comme bonheur

Une utopie ?

« Le bonheur n’est pas le but, mais le moyen de la vie », disait Claudel.

On ne vit pas pour être heureux, en revanche, on vit grâce au bonheur.

Le bonheur résulte d’un travail intérieur : comme une richesse qui nous est donnée d’une présence au monde ; comme un apprentissage du rapport que nous tissons avec les autres.

Cette quête du bonheur n’est pas une donnée métaphysique, intime et solitaire.

C’est au contraire une manière de sortir de notre autisme, lié à notre égo.

Nous sommes tout à la fois, acteurs et catalyseurs du moment que nous vivons

C comme Connaissance

Mieux se connaître, pourquoi ?

Le développement personnel permet de décrypter notre manière de penser.

Les symboles agissent comme des archétypes, miroirs de notre intériorité.

En passant des affects et des émotions à une image et une représentation, ils révèlent alors le potentiel présent dans chaque individu.

 

Une introspection alors ?

« La croissance de l’homme ne s’effectue pas du bas vers le haut, mais de l’intérieur vers l’extérieur. » (Franz  KAFKA)

Oui, mais nous sommes dans le comment et non dans le pourquoi. Nous cherchons ensemble comment faire évoluer votre réalité. Par cette voie, nous rendons alors possible une meilleure adéquation entre nos actes et nos intentions profondes.

Recentrés, nous sommes apaisés.

 

D comme Dialogue

Dialoguer avec soi : c’est étrange ?

Nous plongeons à l’intérieur de nous pour puiser les réponses à la source.

La prise de conscience de nos aspirations profondes mais aussi de nos limites se révèle salvatrice.

Elle nous permet alors de retrouver une liberté intérieure.

 

Narcissique alors ?

Bien au contraire !

On se relie à soi pour être mieux avec les autres.

Plus alignés, nous posons alors des actes justes ; qui nous conviennent, tout simplement.

Et nous avançons, pas à pas.

 

E comme Ecoute

Pourquoi écouter vraiment ?

Pour atteindre notre unicité, écoutons nos émotions.

Elles traduisent nos états d’âme.

La parole a une fonction plus affective qu’informative.

Elle libère alors que le silence transmet l’angoisse.

Une personne est plus que des traits de caractère, des diplômes, une personne c’est un carrefour de récits.

On raconte des histoires aux enfants pour les endormir ; et aux adultes pour les éveiller et les élever.

Nous reconnaissons une vérité au fait qu’elle résonne en nous, qu’elle évoque un souvenir.

Du mythe de la caverne de Platon, en passant par la « Madeleine de Proust », elle raconte la même histoire : nous sommes tous singulier.

« La vie est semée de ces miracles que peuvent toujours espérer les personnes qui aiment » (Proust )  

 

F comme FOI

Avoir foi en soi ?

Etymologiquement, foi provient du latin fides et renvoie à la notion de confiance.

Et cela commence par l’estime de soi. Croire en soi, qu’un possible peut advenir.

Confiance et créativité sont intimement liées

Nous savons que les pensées ont une vie. Quand cette confiance est altérée, le processus de création est stoppé.

En questionnant notre manière de penser, nous nous exerçons à une gymnastique de l’esprit.

Cette prise de conscience permet alors de retrouver une liberté intérieure.

« Nous ne nous comprenons que par le grand détour des signes d’humanité » (Paul Ricoeur)

 


Quelques lectures intéressantes:

G comme GENTILLESSE

   Etre gentil, c’est être naïf ?

Méfions-nous des idées reçues : être gentil ne signifie pas répondre « Oui » à tout.

Mais au contraire, savoir s’affirmer face à l’autre, dans une bienveillance assumée.

Du reste, des études récentes prouvent que cet état d’esprit constitue un facteur bénéfique pour la santé physique et psychique. Et se révèle souvent contagieux !

La gentillesse : une force de caractère ?

Nous avons tous nos démons intérieurs contre lesquels

nous luttons constamment.

Lorsqu’une personne vous blesse volontairement, souvenez-vous que vous ne connaissez rien des raisons qui la poussent à agir ainsi.

Votre jugement peut être faussé par vos émotions !

Cependant, soyez assuré d’une chose : sa malveillance est forcément liée à une souffrance.

La vie est miroir !

En réagissant comme elle, vous alimentez les fantômes qui vous habitent.

La gentillesse permet de développer son empathie, c’est-à-dire son aptitude à comprendre les sentiments de l’autre.

« La gentillesse est le langage qu’un sourd peut entendre et qu’un aveugle peut voir » (Marc Twain)

 

H comme HUMILITE

Humilité et modestie : deux traits de caractère différents

L’humilité constitue le terreau sur lequel pousse la personnalité, son essence, son intériorité.

La modestie renvoie à la conduite, au comportement.

Elle relève de l’apparence, au sens yungien du terme, à savoir, le masque social, la persona.

L’humilité : une vertu lucide

L’humilité ne signifie pas se penser « moins » mais penser moins à soi.

Les personnes humbles ne se déprécient pas. Elles sont simplement plus présentes à elle-même. Le regard qu’elles portent sur elles est plus affûté.

 

Et quid du rapport à autrui ?

Précisément …

Mesurant ce que l’on sait, et surtout ce que l’on ignore, rassuré quant à sa valeur personnelle, chacun peut alors circuler au milieu des autres, sans crainte, ni soumission et conscients de ce qu’ils peuvent lui apporter. ( comme critique , soutien et connaissance)

« Etre humble, c’est aimer la vérité plus que soi. »

(André Comte-Sponville, dans « le Petit Traité des grandes vertus »)

 

I comme INTIME

« Ce qui nous sort du monde malgré nous est toujours une grâce. La plus belle est celle qui exprime ce que la vie a de beau. » (Christian Bodin)

Quelle place donner à l’intime dans un monde ultra-connecté ?

La vie intérieure s’avère plus que jamais essentielle et vitale.

Nous prenons alors conscience de nos pensées, de nos ressentis émotionnels et corporels, des sensations qui nous traversent.

C’est l’espace où tout se mélange, le monde extérieur et notre monde intérieur.

 

Comment vivre mieux relié à notre univers extérieur ?

En apprenant à être mieux relié à soi-même, justement !

Ce détour par notre vie intérieure nous permet précisément d’être plus lucide, plus déterminé et plus engagé dans nos choix.

Ecoutez notre propre musique pour s’accorder ensuite à l’harmonie du monde.

Une introspection éclairée, en somme ?

Absolument, nous réajustons nos actes selon nos propres besoins et idéaux. Et nous modifions alors tout l’équilibre. Ce discernement nous apporte une paix intérieure qui se traduit immédiatement à l’extérieur.

 

J comme JOIE

Comment renouer avec cette émotion primordiale ?

Spinozza, l’un des rares philosophes à avoir abordé le sujet de la joie, nous explique que cette émotion présente deux facettes :

Une joie passive, extérieure comme à nous et une joie active, que nous portons en nous.

Les joies extérieures ne durent pas. En revanche, la joie active est un état que l’on peut retrouver à tout moment, par un travail sur soi.

Et bonne nouvelle : la joie n’est pas un Graal à atteindre, elle nous est donnée à la naissance !

 

La joie dépend donc uniquement de nous 

Bonne nouvelle, n’est-ce pas ? Elle n’est pas un Graal à atteindre, elle nous est donnée à la naissance !

Relions-nous à cette source vitale !

Otons les peurs et les défenses et identifions ce qui nous entrave et nous empêche d’être nous-mêmes.

Ce travail, en nouvelle conscience, nous permet alors de refuser ce qui est mauvais pour nous (relations toxiques, travail inadapté, conflits) et choisir ce qui nous convient.

Et retrouvons alors la joie de vivre !

« La joie est une émotion, comme le plaisir, mais beaucoup plus intense, et qui touche à la globalité de l’être. » (Frédéric Lenoir)

 

La suite dans quelques jours…

 

Article réalisé par Agnès Sauvaget, coach personnel expert du réseau Thérapeutes.com.

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