Currently set to Index
Currently set to Follow

Comment accompagner la chimiothérapie avec des techniques naturelles

Le préalable

Dans l’accompagnement du cancer, il est important de tout mettre en œuvre pour optimiser la guérison du malade. Le médecin est donc le référent, c’est le seul, habilité à savoir ce qui est bon pour son patient et quel traitement lui est nécessaire.

En revanche, un accompagnement avec des méthodes naturelles peut s’avérer efficace sur plusieurs plans et augmenter ainsi les chances de réussite.


Les compétences du médecin et du naturopathe peuvent donc être complémentaires dans l’intérêt du malade. Il sera plus que jamais utile de se référer à cette phrase célèbre d’Hippocrate « primun non nocere » qui se traduit par « d’abord ne pas faire de mal ».

 

Quelles sont les intérêts d’un accompagnement naturel lors d’une chimiothérapie ?

Ils sont multiples et d’ordre à la fois physiologiques et psychiques.

Le malade va avoir besoin de toutes ses forces physiques pour mieux lutter contre l’envahisseur. Un des axes de la naturopathie est de mobiliser les forces de vie et les ressources naturelles du corps. Le naturopathe va donc tout mettre en œuvre pour relancer l’énergie vitale du malade.

La chimiothérapie produit des radicaux libres et de nombreux déchets, il va donc être nécessaire de soutenir le foie dans ses fonctions de détoxication et de protéger les cellules hépatiques. Les reins chargés de l’élimination de ces toxiques devront également être protégés. En ce qui concerne les radicaux libres, j’en parlerai plus bas avec les antioxydants.

Il va également être important de renforcer l’efficacité des traitements et de soutenir les mécanismes d’auto-guérison du corps.

Le microbiote intestinal va être totalement déséquilibré à la suite d’une chimiothérapie, il sera donc indispensable de rééquilibrer la flore intestinale avec de bonnes bactéries et une alimentation équilibrée.

Il va être nécessaire de fortifier et consolider l’immunité du malade, souvent déficitaire.

Enfin le fait d’impliquer le malade, le considérer comme un partenaire et le rendre acteur de sa santé sera un facteur favorisant de la guérison. Je vous cite à ce propos une phrase pleine de bon sens du Docteur Catherine Kousmine « chaque repas, chaque renoncement, chaque changement d’habitude, lui permet d’affirmer son désir de guérir. Ces actes mobilisent la pensée, soutiennent la volonté, modifient l’image subjective de la maladie, recolorent l’avenir » issue de son livre la méthode Kousmine.

Procurer de la vitalité au malade

L’alimentation aura ici toute sa place, il est nécessaire de favoriser une alimentation vitale, hypo-toxique, biologique, complète, dénuée de sucres, mauvais gras et des nombreux toxiques issus de l’alimentation industrielle.

Les jus détox, le pollen frais et les graines germées peuvent largement contribuer à une belle vitalité.

Soutenir et protéger le foie

La plante incontournable pour protéger les cellules hépatiques et soutenir le foie qui doit éliminer les déchets issus de la chimiothérapie est le Desmodium.

Il est par ailleurs très intéressant de jeûner un ou deux jours précédant la chimiothérapie ou au minimum d’éviter toute protéine animale ou de boire uniquement des jus de légumes ou des tisanes, selon les possibilités de chacun. On évitera ou on diminuera ainsi les effets secondaires comme les nausées et les vomissements. Si c’est le cas malgré tout, des plantes comme le gingembre, la gentiane, la mélisse ou l’angélique peuvent aider.

La chimiothérapie peut également occasionner des diarrhées, on pensera dans ce cas à l’argile blanche, à la fumeterre ou à la myrtille.

Des maux de tête peuvent être soulagés par l’artichaut, les douleurs articulaires par le curcuma ou le cassis. Des mucites ou infections buccales apparaissent souvent après les traitements, la propolis, le gel d’aloe vera, le bicarbonate de soude ou la chlorophylle seront d’un grand secours.

Soutenir et protéger les reins

Les reins sont également très sollicités lors d’une chimiothérapie pour éliminer l’ensemble des déchets qui en découlent.

Le cassis sera un bon soutien, en effet c’est un excellent draineur, il est très intéressant dans les insuffisances rénales, ses vertus anti-inflammatoires et stimulantes viendront renforcer son action.

Il est bien évidemment essentiel de boire abondamment une eau peu minéralisée pour favoriser l’élimination des déchets et soulager les reins dans leur travail.


Quelques lectures intéressantes:

Relancer l’immunité

Les champignons seront d’une grande efficacité, en effet la mycothérapie est fort intéressante en soutien de la chimiothérapie car elle agit sur toutes les sphères.

En plus de soutenir l’immunité avec une action stimulante sur la moelle osseuse, le maintien du taux de globules blancs chargés de nos défenses et la multiplication des cellules tueuses, elle participe à la stimulation du métabolisme général.

Elle favorise la respiration cellulaire et la production d’ATP au sein de la mitochondrie, elle renforce l’action des traitements, a une action anti-tumorale, participe à la mort des cellules cancéreuse, protège le foie et participe à la régénération des cellules.

Les alkylglycérols ont également une action sur la moelle osseuse et sont par conséquent de grands soutiens de l’immunité, on les trouve dans les huiles de requin et de chimère.

Rééquilibrer la flore intestinale

La chimiothérapie a des conséquences sur l’écosystème intestinal.

Elle contribue d’une part à la porosité de la muqueuse et d’autre part altère la composition du microbiote.

Il est bon d’envisager alors de réparer la muqueuse soit avec des plantes comme la réglisse, et la mélisse ou avec un champignon appelé Héricium qui a un pouvoir régénérant sur l’ensemble de la muqueuse intestinale.

Repeupler également le microbiote s’avère indispensable, afin de retrouver un équilibre, on proposera ainsi des probiotiques et une alimentation riche en prébiotiques pour nourrir les bonnes bactéries.

Parer à la fatigue et au problème de sommeil

Les traitements à base de chimiothérapie génèrent souvent de la fatigue accompagnée parfois d’essoufflements et de palpitations, car ils conduisent à la diminution du nombre de globules rouges chargés entre autres de transporter l’oxygène.

Pour remédier à cette fatigue on peut proposer du ginseng, de la guarana, du jus d’herbe d’orge, de la spiruline, du pollen frais ou encore de la propolis qui a toute sa place.

En effet la propolis est antivirale, antibactérienne, antifongique, antioxydante, anti-inflammatoire, renforce les traitements, soutient les globules blancs et détruit les cellules cancéreuses.

La gemmothérapie peut également remédier à ces déséquilibres avec des bourgeons de vigne rouge, charme et noisetier.

Pour diminuer les problèmes d’insomnie on peut selon les cas proposer de la passiflore, de l’eschscholtzia, du mélilot, de la valériane ou encore du griffonia.

En cas de perte de cheveux

On pensera alors à reminéraliser l’organisme avec du lithothamne, de la prêle ou de l’ortie et on ajoutera du concombre dans les jus de légumes, qui favorise la repousse.

Réguler le stress et les émotions

Le cancer et ses répercussions sont susceptibles d’apporter du stress à l’organisme et de générer certaines émotions.

On peut faire appel dans ce cas aux fleurs de Bach ou à un accompagnement psychologique.

Les plantes adaptogènes comme la rhodiole, le schisandra et l’éleuthérocoque peuvent être intéressante mais il est indispensable d’en parler avec son médecin avant de les utiliser car elles peuvent potentiellement diminuer l’effet de certains traitements.

Le cas des antioxydants

C’est un domaine où il convient de rester très prudent car les études actuelles sont controversées. Autant consommer des antioxydants sous forme alimentaire est largement conseillé, autant prendre des compléments à bas d’antioxydants reste très discuté.

En effet ils peuvent interférer avec les traitements de chimiothérapie et en diminuer l’efficacité.

Il convient donc de ne pas en prendre par prudence pendant la durée de la chimiothérapie et d’attendre la fin des traitements pour se supplémenter.

Ils seront à ce moment là indispensables pour lutter contre l’excès de radicaux libres dus à la chimiothérapie.

Personnellement, j’engage les malades que j’accompagne à obtenir l’approbation de leur médecin quand aux conseils que je leur propose, afin d’optimiser au mieux les traitements et de ne pas interférer sur leur efficacité.

 

Article réalisé par Laurence Guillon
Naturopathe à Lille (Nord) et à Colombes (Hauts de Seine)
Possibilité de consultation en vidéo
Laurenceguillon.naturo@gmail.com
Tel : 06 07 04 26 76

 

 




Vous êtes praticien santé ou paramédical ? Boostez votre visibilité en vous inscrivant gratuitement sur Therapeutes.com