Cannelle de Magellan: Plante médicinale diurétique, stomachique, antiscorbutique, antidiarrhéique, sudorifique et tonique.

Cannelle de Magellan – DRIMYS GRANATENSIS – L., St Hil. Magnoliacées

Noms :

Drimys brasiliensis Miers Drimys VJinteri*      Forst.

Autres appellations :

Casca de anta** – Caataya, Canella amarga, Paratudo, Winter’s bark tree (Angleterre, U.S.A.) – Cannelle de Magellan (France).


* C’est la fameuse “Ecorce de Winter” ou “Cortex Winteranus”de la Pharmacopée universelle, découverte en 1577 par le capitaine Winter, obligé de se réfu­gier, lors d’une tempête, dans le détroit de Magellan, afin de soigner son équipage, malade du scorbut. Associée jadis aux rites des indiens Araucanas, elle fut très en vogue en Europe jusqu’au XIXe siècle, encore que souvent rem­placée par la “Canella alba” Murr., plus facile à obtenir, canellacée, qui ne doit cependant pas être confondue avec “D. granatensis”. Aujourd’hui, elle tombe en désuétude, sauf dans la médecine domestique des pays de son très vaste habitat.

** On dit que l’anta (tapirus americanus), malade, a recours à l’écorce de l’arbre, d’où son principal nom brésilien.

Origines et culture :

Arbre sylvestre, ayant un vaste habitat, du Mexique à la Patagonie. Il augmente de taille du nord au sud (3 à 4 m à Sâo Paulo, 8 m au Rio Grande do Sul, atteint 30 m dans les forêts patagon i ques ). Il s’adapte aux latitudes et aux altitudes les plus variées et a un bel aspect à l’époque de la floraison : février et septembre.

Cannelle de Magellan – Description :

Arbuste ou arbre à l’écorce rouge ferrugineux ou couleur de cendre ; rameaux rougeâtres.

  • Feuilles alternes, grandes, pétiolées, simples, entières, lancéolées ou obovalo-oblongues, jusqu’à 13 cm de long, coriaces, vert clair sur la face supérieure, blanchâtres sur I ‘ inférieure, persistantes et aglomérées au sommet des rameaux.
  • Fleurs : grandes, blanches, nombreuses, solitaires ou réunies en ombelles axillaires ou terminales ; sépales à 2 ou 3 pétales : 6 ou plus.
  • Fruit : baie rouge foncé, presque noire, contenant de nombreuses graines.
  • Ecorce aromatique, ayant la même saveur que les feuilles, épaisse, jaunâtre, cassante, extrêmement amère et âcre.

Parties utilisées :

L’écorce.


Quelques lectures intéressantes:

Cannelle de Magellan – Composition chimique :

L’écorce contient un principe actif, la “drymine” – huile essentielle -, du tanin, des matières résineuses, pectiques, etc.

Cannelle de Magellan Indications :

  • Diurétique, stomachique, antiscorbutique, antidi arrhéique, sudorifique et tonique.
  • Stimule l’appétit ; employé dans toutes affections en re­lation avec l’appareil digestif et intestinal (Guertzenstein) .
  • Utilisé dans les cas de paralysie, dyspepsie atonique, perturbation gastrique, catarrhe chronique et diarrhée (pour ceci, recommandé en dose massive par les allopathes ) (Meira Penna).
  • Dans les convalescences, grande faiblesse et anémie (Pio Corrêa).
  • Contre les indigestions provenant de l’atonie intestinale,
  • flatulences, gastralgies, etc… ; les vomissements re­belles, les hémorragies utérines (Meira Penna).
  • Dysenteries, fièvres (Balbach).
  • Insomnies.

Note : F.C. Hoehne écrit : L’écorce de cette plante “est puissante pour com­battre les maladies d1 estomac et fièvres intermittentes. On l’emploie toujours avec résultat là où les recours à la médecine officielle sont impuissants ; on dit qu’elle est ‘pour tout’ et, utilisée fraîche et avec discernement, elle résout réellement de nombreux cas, car elle est extrêmement tonifiante de l’or­ganisme, qui peut ainsi réagir par lui-même. Elle remplace bien la quinine et ne provoque pas les perturbations qui sont produites par celle-ci sur les pa­tients qui l’utilisent longtemps et à haute dose.”

Lavessan, de son côté, dit qu’elle “jouit de propriétés toniques et stimu­lantes très prononcées, analogues à celles de la cannelle de Ceylan et est très astringente.”




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