Caféier: C’est aussi une plante médicinale ! Découvrez ses vertus.

Noms :

Coffea laurifolia , Coffea moka, Coffea vulgaris

Autres appellations :

Caféeiro – Cafoeiro – Coffee, Koffee (Angleterre) – Kuebwa (Arabie) – Caféier (France).

Note : Il existe plusieurs variétés : C. angustifolia, C. bullata, C. erecta, C. monosperma, C. pupurascens… Pio Correa, dans son Dictionnaire de Bota­nique, recense une cinquantaine de variétés horticoles dont la plus impor­tante est la var. Bourbon (B., maragogipe, B. myrto, B. murta du Brésil).


Origines :

Le café se trouve de 35° latitude nord à 38° latitude sud, du niveau de la mer à 1500 m d’altitude. Climat fa­vorable : de 14° à 28° sans brusques variations ; 1500 à 1800 mm de pluie par an nécessaires. Il est très acclimaté au Brési I.

Description :

Arbuste de 10 à 15 mètres, mais maintenu à 2 ou 3 mètres à l’ état cultivé.

  • Ecorce grisâtre et rugueuse.
  • Feuilles toujours vertes, longues de 6 à 15 cm, oppo­sées, de forme elliptique et pointue, acuminées, peu co­riaces, luisantes sur la face supérieure, plus blanchâtres sur la face inférieure, à court pétiole.
  • Fleurs blanches (à l’odeur de jasmin), à pédoncule court, réunies en cymes subsessi les de 3 à 7, à ”aisselle des feuilles, calice réduit à la corolle, avec 5 lobes à préfloraison tordue.
  • Fruit : (il ne porte de fruit que lorsqu’il a atteint sa 4e année; la   formation des fruits demande environ 7 mois) drupes à 2 noyaux, ovales, d’abord vertes, puis rouges, à la peau coriace.

A l’intérieur, substance albumineuse blanche et douce qui enveloppe un noyau oblong composé de 2 parties ; la graine (c’est-à-dire un grain de café) dont la face dor­sale est convexe et la face ventrale plate et sillonnée, taille et forme variables, couleurs très diverses (du jaune-blanc au vert), renferme notamment une base pur- rique :  la caféTne.

Parties utilisées :

Les feuilles et les graines.

Composition chimique :

Cellulose (34 %) , eau hygroscopique (12 %), substances grasse (10 à 13 %) , “légumine” (caséine végétale) (10 %), glucose, dextrine, acide végétal (15,5 %) , chlorogénate de potasse et de caféine (3,5 à 5 %) , matières azotées (3 %), caféine libre (0,8 %) , huile essentielle insoluble (0,001 %) , essence aromatique soluble dans l’eau (0,002 %), subsstances minérales (6,697).

Deux substances principales :


Quelques lectures intéressantes:

  • La cafeona, principe aromatique produit par la torréfac­tion, se présente sous la forme d’une huile empyreuma- tique grise (principe excitant du système nerveux et doté aussi de propriétés antiseptiques)*.
  • La caféine (guaranine, méthy I théobromine, théine, tri- méthy loxypuri ne, tri méthy I xanth i ne) , a été découverte en 1820 par le chimiste allemand Runge, et se trouve dans toute la plante (sauf dans ses parties ligneuses) ; sa pro­portion varie selon la provenance,            la  préparation et le procédé chimique employé : 1,35 % en moyenne dans les graines de l’Etat de Sâo Paulo, 1,85 % dans celui de Bahia ; 2 % dans les feuilles selon l’âge de la plante et seulement 0,63 % dans le tégument (à Campinas, près de Sâo Paulo) (Pio Corrêa).

* Le parfum dégagé et la saveur très particulière proviennent de la décompo­sition du chlorogénate de potasse et d’une partie de la caféine.

Caféier Indications :

. Les propriétés toniques très accentuées sont dues à la caféine :   “Cet alcaloïde excite simultanément le système

nerveux et le système musculaire, augmente le pouvoir con­tractile des muscles, y compris du coeur. L’innervation elle-même reçoit un influx direct de l’excitation, se ré­vélant par une augmentation de l’activité fonctionnelle des cellules cérébrales et médullaires” (Lacerda).

. Fébrifuge, cardiotonique (malaises cardiaques, asystolie aiguë, syncope, colapse) ; stimulant des centres nerveux, augmente         l’activité fonctionnelle des cellules cérébrales et médullaires, et régénère les forces intellectuelles (abon­dance d’idées, éclaircit la mémoire) des grandes fatigues psychiques avec lourdeur de tête et perte de mémoire ; indiqué pour la somnolence et la paresse, pour de nom­breux états morbides.

  • Employé contre la faim, ranime la résistance physique (contient des principes nutritifs).
  • Bon diurétique (dans I ‘ hydropisie, les oedèmes périphé­riques) en assurant aux reins un meilleur fonctionnement.
  • Maux de tête (atténue les névralgies), évanouissements, vertiges, hémorragie cérébrale, état apoplectique.
  • Favorise la digestion en accélérant la circulation san­guine (maux d’estomac, diarrhées, hernies étranglées).
  • Fièvres intermittentes et typhoïdes, asthme essentiel et nerveux.
  • Catarrhes chroniques, toux convulsives, coqueluches.
  • Antidote contre les intoxications par narcotiques (opium, morphine) et par ivresse (alcool).

 

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