Anatomie du genou

Région articulaire située à l’union de la cuisse et de la jambe.
Anatomie.

En avant de l’articulation du genou se trouve l’appareil rotulien (insertion du muscle quadriceps sur la rotule, tendon rotulien et bourses séreuses) et, en arrière, la région poplitée avec son paquet vasculo­nerveux.
Articulation du genou.

C’est une articu­lation trochléenne qui unit Je fémur au tibia et à la rotule. L’extrémité inférieure du fémur présente, en avant, la trochlée, articulée avec la rotule>:<, et, en arrière, les surfaces condyliennes, articulées avec les cavités glénoïdes de l’extré­mité supérieure du tibia. La concordance entre Je fémur et Je tibia est obtenue par l’interposi­tion de deux ménisques*, interarticulaires, externe et interne.


MOYENS D’UNION. La capsule articulaire est lâche, sauf au niveau des condyles, où elle forme une coque.
Les ligaments sont très puissants et main­tiennent en place les différents articles, tout en permettant leur mobilité; citons : les ligaments latéraux interne et externe, antérieurs ou rotu­liens, postérieurs ou croisés, ces derniers étant situés dans l’espace intercondylien. L’ensemble permet des mouvements de flexion et d’extension, par roulement et glissement des surfaces l’une sur l’autre, mais aussi de légers mouve­ments de rotation.

Traumatismes du genou

Les contusions du genou sont dues à un traumatisme direct (coup de pied, par exemple) atteignant les faces antérieure ou latérales de l’articula­tion, sans entraîner de fracture. La douleur est précise; il existe parfois un hématome superficiel, mais sans gonflement généralisé, sans hydarthrose. La guérison se fait spontanément en quelques jours.


Quelques lectures intéressantes:

Les entorses du genou sont plus graves. Il s’agit d’élongation ou de rupture de l’appareil ligamentaire du genou, dues à un mouvement de distorsion forcée de la jambe (football, ski). La douleur a été vive dès l’accident, puis Je sujet a pu se relever, même continuer à mar­cher pendant une à deux heures. Enfin, fait caractéristique, la douleur réapparaît, limitant tous les mouvements. Le genou augmente de volume. L’examen recherchera des mouvements anormaux (mouvement de tiroir), une douleur sur le trajet d’un ligament (ligament latéra interne). La radiographie éliminera une frac­ture, et pourra mettre en évidence un bâille­ment de J’interligne.
Ce qu’il importe, c’est de préciser s’il s’agit d’une entorse bénigne ou grave.
Dans les entorses bénignes, l’infiltration locale de procaïne et l’immobilisation plâtrée sont Je traitement habituel. Dans les entorses graves, il faut chirurgicalement réparer les dégâts liga­mentaires.
Faute de traitement, une entorse, surtout grave, va entraîner dans l’avenir des douleurs à la marche, une instabilité du genou, des poussées d’hydarthrose à répétition, voire des blocages en cas de lésions méniscales associées.
3° Les déchirures méniscales s’observent prin­cipalement au cours d’entorses du genou, et si elles se traduisent généralement par un blocage du genou lors de l’accident initial, elles peuvent très bien se traduire par un genou douloureux et une atrophie de la cuisse après une entorse (v. MÉNISQUE).

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