Traitement naturel de la dyspnée par la médecine traditionnelle chinoise

L’étude des affections de l’appareil respiratoire s’achève avec le traitement de la dyspnée et de la crise d’asthme. Lorsqu’on parcourt la littérature médicale – en suivant B. N. Halpern – « lorsqu’on lit les innombrables lettres de certains médecins, qui accompagnent les mala­des adressés à des consultations spécialisées, on est frappé de consta­ter que les auteurs appellent  “asthme” des crises dyspnéiques qui n’ont rien de commun avec ce qu’on doit dénommer asthme. L’asthme est continuellement confondu avec d’autres affections respiratoires, qui sont la bronchite chronique (terme détestable mais difficile à remplacer) et l’emphysème· L’étiologie de la bronchite chronique est compliqué.
En médecine traditionnelle chinoise les affections respiratoires relèvent du « méridien des Poumons ». Un « point » important à signaler est le Fei-yu (“assentiment des Poumons”), qui peut être stimulé par l’aiguille ou par la moxibustion d’extraits de plantes. Le Fei-yu est repéré à environ deux travers de doigts de la ligne médiane du dos, au niveau des 3′ et 4′ vertèbres dorsales. Les drogues tradi­tionnelles sont administrées de façon à faciliter le travail respiratoire et à soutenir le malade. Elles sont, le plus souvent, ingérées par voie buccale. Le médicament le plus connu et le plus efficace est le Ma-houang. II est déconseillé aux hypertendus et aux angineux. Il excite le système sympathique et dilate les bronches. Il est connu depuis les plus hautes époques de la médecine et fut probablement expérimenté pour la première fois par Tchang Tchong-king.

Traitement naturel de la dyspnée: Le traitement simple

Le médicament spécifique des difficultés respira­toires est l’Iierha Ephedrae (Ma·-houang) ou Ephedra sinica Stapf. (Fphcdraceae). Cet arbrisseau de !a famille des Gnélacées se trouve principalement dans les Provinces du Chan-si, du Ho-pei, en Mongolie, au Kan-sou et dans le Ho-nan.
On a retiré du Ma-houang un alcaloïde, l’éphédrine, vasoconstricteur et bronchodilatateur. Il agit sur la congestion locale du rhinopharynx.
L’acupuncture peut compléter le traitement simple. Elle est indi­quée contre les troubles fonctionnels. Dans les cas de toux chronique on conseille de piquer le point respiratoire Chan-tchong, «au milieu de la poitrine» (point n° 17 du méridien Jen-mai, sur le sternum, à mi-distance des deux mamelons). Le point spécifique de la toux est le Fang-long (point 11° 40 du méridien de l’Estomac sur la face externe de la jambe). On prescrit également la moxibustion à l’aide du cigare d’armoise du Nei-kouan (situé au-dessus du milieu du pli du poignet) et du Lie-k’iue (point 11° 7 du méridien des Poumons), indiqué contre la toux glaireuse et la dyspnée.


Quelques lectures intéressantes:

Traitement combiné

Les tenants de la tradition comme les prati­ciens modernistes ont été amenés à traiter le difficile problème de l’asthme (dyspnée intense) qui se termine par l’expulsion de crachats muqueux. L’accès d’asthme est illustré par une phase dramatique qui est celle de la suffocation nocturne. Les instituts de Médecine eurent à faire face à la demande accrue des malades. La Corporation des produits naturels de Dairen décida d’exploiter le Siao k’o tch’ouan, médicament « dissipant la toux de l’asthme» (composée de 100 % de fleurs de M an-san-hong). Une autre préparation améliorée de la recette de Tchang Tchang-king, le spécialiste des fièvres sous les Han, fut présentée avec les ingrédients suivants :


dyspnée

L’ Ephedra sinica (Ephedraceae) favorise la sudation et l’élimina­tion des urines. Elle traite le refroidissement et la toux.
L’amande de Prunus Armeniaca (Rosaceae) est béchique et dépu­rative.
La réglisse Glycyrrhiza (Leguminosae) protège la tunique muqueuse de l’estomac. Elle a été expérimentée contre l’asthme bronchique.
La pilule dite de Tchang Tchang-king a une action émolliente sur les poumons. Elle facilite l’expulsion des crachats.
A Pékin, les variations de température, la force des vents et l’hu­midité favorisent également les refroidissements. Les inhalations d’extraits de Rhododendron anthopogonoides ont été expérimentées contre la bronchite de type asthmatique (1974).
La Stovédrine est une association d’amyléine (chlorhydrate), sub­stance anesthésique, avec l’éphédrine (chlorhydrate) qui produit sur la muqueuse nasale une vasoconstriction énergique. Elle est conseil­lée en pulvérisations au moment des crises d’asthme.

Le remède habituel contre l’asthme est l’éphèdre (Ephedra sinica Stapf.). L’Institut de Médecine traditionnelle de Canton a expéri­menté l’injection de Tang-kouei contre l’asthme en clinique (1972).

Il s’agit d’injections d’extraits liquides de Radix Angelicae sinensis (Angelica polymrpha Max.) sur les points d’assentiments (yu) des acupuncteurs. Ces points se trouvent à environ un demi-pouce en dehors de la ligne médiane au niveau des six premières vertebres dorsales.

Les informations, les opinions et les conseils contenus dans cet article ne doivent pas être utilisés comme outil de diagnostic ni être substitués à un diagnostic médical.
Il est fortement recommandé de demander un avis médical auprès d’un professionnel de santé avant d’envisager tout traitement.

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