Sclérose en Plaques : changer son rapport au corps face à la maladie

La Sclérose en Plaque est une maladie difficile à gérer car elle est un réel handicap dans le quotidien et elle touche toujours des jeunes adultes qui font leur entrée dans des projets de vie.

C’est une maladie auto-immune neuro-dégénérative. Elle touche le cerveau, le cervelet et la moelle épinière, qui ont en commun d’être constitués de cellules spécifiques, les neurones.

Elle est la conséquence d’un dysfonctionnement du système immunitaire, qui ne peut plus se défendre contre les corps étrangers.



Trois configurations face à la maladie :

La forme rémittente, qui se manifeste sous l’aspect de poussées.

La  forme progressive où la pathologie s’accroît régulièrement dès le départ sans poussée.

Des formes secondairement progressives, où la maladie évolue de façon continue après une période de plusieurs années marquées par des poussées suivies de rémissions.

 En fait, il y aurait autant de  SEP que de malades.

Vivre la Sclérose en plaques avec la sophrologie

Les  patients sont les plus souvent à la merci de la maladie, ils accusent le coup et notamment la douleur et la fatigue.

La technique psychocorporelle que peut proposer la sophrologie, permet autant de faire travailler la tête (cad le ressenti émotionnel) que le corps (cad le ressenti physique de la douleur). Par une méthode de « switch » ou d’inversion de la douleur là où ça fait mal, on se dissocie et on inverse avec une image ou une sensation positive.

Par des mécanismes de suggestion mentale, la Sophrologie permet de transformer la douleur en faisant appel à des visualisations d’image de couleur pour diminuer l’intensité des symptômes. Quand on arrive à qualifier virtuellement la douleur, on arrive un peu à la contrôler dans son intensité. Chaud froid, rouge, ou rose, sont des baromètres du contrôle de la douleur par exemple.

Ressentir des choses douces et agréables

La détente et le lâcher sont un préliminaire à la détente musculaire impliquant que l’on évacue les sources de tension. Mais avant toute chose, le thérapeute doit booster l’énergie de son sujet qui est très souvent très fatigue et manque d’énergie. Pour se faire, on peut proposer des exercices qui vont oxygéner et remplir d’énergie. Travailler sur les tensions physiques, les raideurs et les résistances liées à la maladie tout autant.

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Travailler sur l’anxiété face à la maladie

Accepter la maladie est la meilleure façon de l’apprivoiser pour apprendre à mieux cohabiter avec elle.

Bien respirer pour oxygéner le corps

La respiration a une action véritable dans la mesure où elle allège, permet la décontraction en même temps qu’elle peut aider  à diminuer la douleur par le simple fait de détendre le patient.

Booster les ressources saines du corps

Il est crucial ici, de faire prendre conscience que tout le corps n’est pas malade, il y a encore des « parties »  saines et ces parties sont les ressources sur lesquelles il va falloir maximiser toutes ces chances et  les intensifier afin de justement se reposer sur elles pour réagir à la maladie.

Accepter son corps malade sans être son ennemi

Les maladies dégénératives comme la SEP sont synonymes d’une diminution notoire des capacités physiques. Un état de fait qui peut amener une profonde souffrance et une baisse de confiance et d’estime de soi.*

Bien sûr, selon son arbre de vie, son passé, sa culture, sa résilience, et le type de la maladie, chacun à sa propre stratégie de faire face.

L’incertitude quant à l’évolution de la maladie n’aide pas en prime et  le malade ne peut se projeter et cela peut l’angoisser considérablement.

 Gérer son angoisse des lendemains

Apprendre  à gérer son stress  et son anxiété est  primordiale sous peine de sombrer dans un syndrome de cocotte-minute et d’imploser mentalement. Pour amener une certaine qualité de vie il est primordial ici de le sécuriser et de lui apprendre en tout à se sécuriser. Avec des exercices de mise en bulle et de recentrage, de mise  à distance, on peut y parvenir.

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Apprendre à cohabiter pacifiquement avec la maladie

On n’accepte pas facilement la maladie, mais si elle fait partie de la durée, il faut tout de même l’accueillir car elle est une nouvelle partie de soi. Cela prend du temps, cela demande un travail sur soi, et les thérapies brèves ont réellement ce rôle, loin d’anesthésier ou de cacher les symptômes ; la Sophrologie demande au sujet de faire face à son miroir, même si il le redoute.

La peur n’écartera pas la peine, ni l’évolution de la maladie, et sachant le processus incertain voire évolutif probable, il est important d’apprendre à dompter son angoisse.  Celle-ci  si elle est apprivoisée, elle amènera la sérénité nécessaire pour continuer le chemin le mieux possible.

Apprendre à se recentrer, à développer ses capacité de meilleure vivance de la vie,  à prendre pleinement conscience des valeurs essentielles, sont autant de facteurs au  prise de recul.

Il est en effet salutaire de changer non seulement son rapport au corps,  à la santé, aux relations humaines voire au monde, pour  mieux s’adapter face aux difficultés du quotidien de la maladie.

Retrouvez les conseils de Fériel Berraies : www.feriel-berraies-therapeute.com

Sophrologue certifiée RNCP formée IFS Paris, spécialisée : cancer, sexualité, enfance, adolescence, personnes âgées, périnatalité et Entreprise

Lui écrire : fbsophro@gmail.com