Néphrite chronique: Symptômes, Prévention, Traitement

Environ 10 % des malades atteints de néphrite aiguë développent la forme chronique(glomérulonéphrite chronique). Il arrive souvent que la crise primitive ait été si légère qu’elle soit passée inaperçue, mais l’agression continue exercée sur les reins entraîne progressivement une dégéné­rescence des tissus et l’insuffisance ré­nale. La cause de la maladie reste mystérieuse. Et lorsque la néphrite n’a pas été déclenchée par une infection streptococcique, son origine demeure inconnue.

Danger : C’est une alerte médicale. La néphrite chronique est une maladie grave dont les complications peuvent être fatales : hypertension, insuffisance cardiaque, hémorragie cérébrale, urémie.

Néphrite chronique Symptômes :

La première phase asymp­tomatique est souvent découverte fortui­tement au cours d’un examen systémati­que des urines qui révèle la présence de sang et d’albumine. Le sang n’est pas visible à l’oeil nu.


Mais lorsque la maladie évolue, elle se manifeste par des symptômes de plus en plus caractéristiques : rétention d’eau dans les tissus (œdème de la face, des paupières et des chevilles), ballonne­ment abdominal, élévation de la tension artérielle et essoufflement au moindre effort. L’anémie (provoquée par la des­truction des globules rouges du sang), les troubles visuels (provenant de l’écla­tement des capillaires de la rétine, signe caractéristique de l’hypertension), l’in­suffisance cardiaque (dyspnée, ballonne­ment abdominal) et la nycturie (aug­mentation du volume des urines, obli­geant le malade à se lever la nuit) sont les signes avancés de la maladie.

Cette évolution vers la chronicité peut s’étendre sur plusieurs mois, voire même plusieurs années. La phase finale de la maladie est l’Urémie, lorsque les reins sont devenus incapables d’épurer le sang, menant progressivement le malade à l’empoisonnement fatal.


Quelques lectures intéressantes:

Néphrite chronique Traitement :

Dans la phase précoce de la maladie, lorsque les symptômes ne se sont pas encore manifestés, il faut éviter toute fatigue excessive et traiter sans délai la moindre infection respiratoire par une antibiothérapie étendue sur plusieurs mois, avec des dosages dégressifs.

Dès que la présence de sang dans les urines augmente et qu’un œdème se manifeste sur la face, l’abdomen et les chevilles jusqu’à prendre des propor­tions alarmantes, le malade doit garder le lit et observer un régime alimentaire désodé tant que les symptômes ne se sont pas atténués. Le mal de tête, l’insomnie et l’irritabilité que provoque l’hypertension se traitent par les sédatifs et les médicaments appropriés.

Dans la néphrite chronique, l’anémie est un problème car elle est très résis­tante au traitement. Toute thérapie à base de sels ferreux doit être tentée, mais la plus efficace reste très souvent la transfusion. Le malade doit dormir au moins neuf heures par nuit et se reposer à la moindre manifestation de fatigue. Il doit également absorber en quantité importante toute la gamme des vitamines.

Néphrite chronique Prévention :

Toute infection à strepto­coque doit être traitée sans délai par une antibiothérapie appropriée avant que la néphrite ne puisse se déclarer.




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