Myrtille: plante médicinale très efficace

La Myrtille (Vaccinium myrtillus, Ericacée) est un petit arbrisseau ramifié touffu à rhizome traçant et à nombreuses tiges triangulaires dressées. Il forme souvent des tapis dans les bois de Pins, les forêts ouvertes de conifères et les landes. Les feuilles ont un pétiole court, elles sont ovées et caduques. Les fleurs poussent isolément ou en bouquets lâches à Vaisselle des feuilles supérieures, d’avril à juillet. La corolle teintée de rose est globuleuse-urcéolée avec de petites dents. Le fruit est une baie globuleuse, juteuse à nombreuses graines. L’espèce voisine, l’Airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea) a des feuilles très brillantes dessus et des baies globuleuses, brillantes, rouges à maturité. Elle est plus rustique que la Myrtille. Médicinalement on utilise les feuilles qui contiennent de l’hydroquinone à action antiseptique excellente pour les infections des voies urinaires. La drogue est utilisée sous forme d’infusion préparée avec 1 cuillere à café de feuilles finement écrasées pour 1 tasse d’eau, macérée plusieurs heures ou encore comme décoction légèrement bouillie, prise 3 fois par jour.

Myrtille plante médicinale :

Le genre Vaccinium comprend de nombreuses espèces — plus de 200 — la plupart dans l’hémisphère Nord et dans les montagnes des régions tropicales. La Myrtille se trouve en Europe (dans le sud seulement en montagne), dans le Caucase et en Sibérie. Les feuilles sont utilisées à des fins médicinales. Elles contiennent environ 10 % de tanins de catéchol, des glucosides flavoni- ques et des glucoquinines. Les fruits sont aussi utilisés médicinalement. En plus des tanins, ils contiennent des pigments d’anthocyanine, des acides orga­niques et de la vitamine C. Ils sont très efficaces dans le traitement de la diar­rhée, la dyspepsie et même de la dysenterie et sont recommandés comme remède efficace et inoffensif pour les petits enfants. Ils sont utilisés sous forme de décoction légèrement bouillie (1 cuiller à café de fruits séchés écra­sés pour 1 tasse d’eau), plusieurs fois par jour, prise de préférence par cuille­rées. Les fruits séchés réduits en poudre fine peuvent aussi être légèrement bouillis dans l’eau. Le breuvage sous forme de suspension est très efficace pour soigner la diarrhée. Les tisanes ne doivent pas être édulcorées ! Les baies fraîches avec du sucre et du lait, par contre, ont un léger effet laxatif et sont riches en vitamines. La drogue de feuilles entre dans la composition de produits pharmaceutiques du commerce utilisés dans le traitement des dia­bètes. En médecine populaire elle est connue pour son action antiseptique sur les infections des voies urinaires. Ici l’action n’est pas due à l’hydroqui- none comme pour l’Airelle rouge voisine mais aux glucosides flavoniques. Elle est utilisée sous forme d’infusion préparée avec 1 cuiller à café de feuilles écrasées pour 1 tasse d’eau, 3 à 4 fois par jour à petites gorgées. L’ef­fet antiseptique et astringent des deux drogues (des feuilles et des baies) est utilisé sous forme de bain de bouche et gargarisme pour les stomatites.


Quelques lectures intéressantes:

  • Parties utilisées : feuilles.
  • Principaux composants : anthocyanes, nëo-myr- tilline (antidiabétique : Rathery), acide quinique, arbu- tine…

Propriétés :

  • augmente la résistance des petits vaisseaux
  • antidiabétique
  • draineur urique
  • anticolikacillaire(l’un des plus puissants actuelle­ment connus)
  • augmente l’acuité visuelle.

Indications :

  • athérosclérose
  • troubles de la circulation.
  • diabète (rétinite des diabétiques, micro-angiopa- thie)
  • excès d’urée
  • colibacillose (cystites)
  • déficience de l’acuité visuelle.

Comment l’utiliser la myrtille :

Usage interne :


  • décoction : 40 g (une poignée) pour 1 litre d’eau. Bouillir 5 minutes, infuser 10 minutes. 1 litre par jour (diabète, cystites). Également contre l’inconti­nence d’urine des enfants
  • infusion de feuilles de myrtille et de feuilles de fraisier (parties égales) : 30 g par litre, très recom­mandée aux diabétiques
  • teinture-mère : 50 à 100 gouttes, 3 fois par jour
  • extrait fluide : 1 à 2 g par jour
  • néo-myrtilline : 0,30 g à 1 g par jour, aux repas (diabète).

N.B. :

  • La décoction de racine : 15 à 20 g par litre, en com­presses sur les plaies (assainit, cicatrise).
  • L’extrait de myrtille entre dans la composition de divers produits destinés à augmenter la vision noc­turne.
  • Statistique sur 8 000 cas (H. Pourrat, 1977).

Pourcentage d’améliorations après traitement par les anthocyanosides de myrtille.

  • Affections artérielles
  • athérosclérose 97 %
  • diabète 93 %
  • hypertension artérielle 92 %
  • coronarites 75 %
  • Maladies veineuses

s’accompagnant d’une fragilité capillaire

  • purpuras  93 %
  • cirrhoses  91%
  • sénescence vasculaire  91 %
  • prévention des hémorragies dues aux anticoa- gulants 73 %

Nénuphar

Narcisse des prés

Narcissus pseudo-narcissus Narcissée

Synonymes : fleur de coucou, coquelourde…

  • Parties utilisées : fleurs.
  • Propriétés :
  • antispasmodique
  • vomitif doux
  • antidiarrhéique.
  • Indications :
  • asthme
  • coqueluche, toux convulsives
  • troubles nerveux, convulsions
  • diarrhées chroniques.
  • Mode demploi :
  • infusion : une cuillerée à café pour une tasse d’eau bouillante. Infuser 10 minutes. Par cuillerées à soupe dans la journée
  • poudre de fleurs : 1 à 2 g dans un liquide quelcon­que.
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