Lantana Brasiliensis: Propriétés, Indications et Usages

1° Lantana brasiliensis – L.K.

Noms :

  • Lantana cinerea
  • Lantana spicata

Autres appellations :

Cambara branco – Cambara de lixa – Cambara tinga.

2° Lantana camara

Noms :

Lantana aculeata

Lantana scabrida


Autres appellations :

Cambara de espinho – C. de cheiro – C. de chumbo – C. juba – C. miudo – C. verdadeiro – C. vermelho – Erya sagrada[2]

  • Il y a beaucoup d’espèces de Lantana ; Martius, à lui seul, en a étudié 7 ; d’autres ont été décrites par Linné, St Hilaire, Link, de Candole.  Toutes les espèces de Lantana reçoivent, au Brésil, le nom de Cam(b)ara ou de Capitao do campo ou Cha de pedestro, quoique les mêmes noms désignent des plantes, et même des arbres, qui appartiennent à des familles et des genres différents (Hoehne).

** « Erva sagrada », « Herbe sacrée » .

Origines :

Pousse dans des terres de bonne qualité de Bahia à Parana, au Mato Grosso et au Minas Gérais*.

 

Description :

1 ° Lantana brasiliensis

Elégant arbuste de 3 m 50 de haut, aux rameaux quadran- gulaires.

  • Feuilles opposées, lancéolées, acuminées, en dents de scie, penninervées, rugueuses.
  • Fleurs hypocrateriformes, blanches, disposées en capi­tules globuleux.
  • Fruit : drupe elipsoïde, luisante.

2° Lantana camara

Arbuste de 2 m de haut (et plus quand cette plante est grimpante). Rameaux quadrangu I ai res formant buisson, couverts de petites épines recourbées.

  • Feuilles de 6 à 8 cm de long sur 3 à 5 de large, oppo­sées, court-pétiolées, ovales-oblongues, subcordées, arron­dies à la base,     acuminées, crénelées en dents de scie, réticulées, très rugueuses sur la face supérieure et pâles ou blanchâtres au-dessous.
  • Pédoncule rigide, pileux, rugueux, pubescent.
  • Fleurs d’abord jaune d’or, puis oranges, roses ou rouges, enfin très rouges, s’épanouissant du centre à la circonférence et disposées en capitule sur un long pédoncule*.
  • Le fruit est une petite baie violet-foncé.

A la fin de l’hiver, quand tout est encore stérile, les fleurs en ombelles s’ouvrent comme pour saluer le printemps. Les feuilles sont aussi fourragères.

Parties utilisées :

Les feuilles (aromatiques, à odeur de mélisse quand elles sont fraîches, et de saveur assez amère).


Quelques lectures intéressantes:

Composition chimique :

La Lantana brasiliensis contient de l’indican (hétéro- side qui, décomposée, donne l’indigo et I ‘ i nd i g I uc i ne ) et I’alcaloïde lantanine (découvert par Buiza et Negreta).

  • .    Analyse de la substance humide :  mat.azotée 4,9 %, mat. grasse 0,54 %, mat. non azotée 6,59 %, mat. fibreuse 3,07 %, mat.          minérale 2,87 %.
  • .    Chiffres qui s’élèvent dans la substance sèche à : mat. azotée 24,29 %, mat. grasse 3,10 %, mat. non azotée 38,24 % mat. fibreuse 17,80 %, mat. minérale 16,57 % ; dans cette dernière prédominent l’oxyde de potassium 37,02 %, l’oxyde de calcium 15,86 %, l’acide phosphorique 5,44 %.
  • On extrait de la Lantana camara une huile essentielle, jaune clair, qui a l’odeur du Salvia et pour poids spéci­fique 0,9132 (Bacon). Dans ses feuilles, il y a aussi des traces de lantanine.

Indications :

  • Renommé pour ses propriétés balsamiques et expectorantes dans les affections des voies respiratoires (Diniz da Silva).
  • Antithermique et antispasmodique, est conseillé par les médecins dans les bronchites chroniques, les fièvres et les spasmes et comme tonique. La lantanine fait tomber les fièvres rebelles même à la quinine. Cet alcaloTde est bien accepté par les estomacs fragiles.
  • En bains, on l’emploie contre les rhumatismes et contre la gale (Moreira).

* On emploie surtout les feuilles de la Lantana hra.silien.sis qui a des pro­priétés plus énergiques. En pectorale et en bains, leur importance est reconnue déjà dans la bibliographie du XVIe siècle où Gabriel Soares de Souza exaltait leur vertu curative.

Parmi les populations rurales circule la croyance que, sur un périmètre d’j lieue autour de cette plante, la terre est bonne pour la culture. D’où son nom vulgaire de « Camara de meia légua », « Camara d’j lieue ». Le Pr. Moldenkke (USA) a fait une monographie très systématique des verbénacées ; il y dit que ces plantes ont leur centre d’irradiation géographique en Amérique du  Sud et qu’elles atteignent leur plus grand développement, en formes et en types, au Brésil.

Les graines de Lantana ne sont pas digérées par les oiseaux et gardent, de ce fait, leur pouvoir germinatif, provoquant des cultures spontanées dans tous les pays tropicaux.

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