Comment soigner l’insuffisance cardiaque: Traitement et Prévention

L’insuffisance cardiaque s’observe lorsque le coeur ne parvient plus à assurer le débit sanguin nécessaire aux poumons et aux autres besoins de l’organisme. Les causes en sont habi­tuellement l’artériosclérose et l’athéros­clérose, l’hypertension artérielle ou le rhumatisme articulaire aigu. Toute lé­sion du cœur, qu’elle soit musculaire ou valvulaire. peut évoluer vers l’insuffi­sance cardiaque, en particulier s’il existe une surcharge supplémentaire (obésité, anémie, maladie infectieuse).

Les deux ventricules (cavités situées à la partie inférieure du cœur) projettent le sang dans l’artère pulmonaire (ventri­cule droit) et dans l’aorte, tronc d’ori­gine de toutes les artères du corps (ventricule gauche).

L’insuffisance cardiaque droite tra­duit une défaillance du ventricule droit entraînant un reflux sanguin dans les veines, la formation d’œdèmes et l’hypertrophie du foie. L’insuffisance cardiaque gauche est une défaillance du ventricule gauche, due habituellement à l’hypertension ou à la fièvre rhumatis­male (rétrécissement des valves entraî­nant un épanchement liquide dans les poumons et, par voie de conséquence, des difficultés respiratoires).


Danger : L’insuffisance cardiaque ne doit pas être considérée comme une maladie désespérée. Si l’agent causal peut être supprimé, et si les règles d’hygiène et de bonne santé sont respec­tées (voir p. 325), il peut y avoir une rémission. A condition de suivre un traitement approprié, il est possible de vivre pendant plusieurs années sans inconvénients majeurs.

Insuffisance cardiaque Symptômes :

A un stade précoce, le symptôme le plus courant est une perte progressive d’énergie, s’étendant sur des mois, voire même des années.

Le symptôme révélateur de l’insuffi­sance cardiaque gauche est une dyspnée d’effort, dont l’apparition peut être progressive ou brutale. Elle s’ac­compagne souvent d’une respiration sifflante et d’une toux improductive, A mesure que la maladie progresse, la dyspnée s’aggrave, survenant même au repos et réveillant parfois le malade par des crises d’étouffement. La dyspnée diminue toujours lorsque le malade s’assied et s’aggrave lorsqu’il est couché. L’insuffisance cardiaque gauche est trois à quatre fois plus fréquente que l’insuffi­sance cardiaque droite. Elle peut s’ac­compagner également de palpitations, de sueurs profuses et d’évanouissement. Une crise de dyspnée sévère dure parfois jusqu’à trente minutes.


Quelques lectures intéressantes:

Le symptôme majeur de l’insuffisance cardiaque droite est l’œdème des che­villes et/ou des jambes, qui peut s’atté­nuer, puis réapparaître à nouveau. La cyanose est habituelle. On observe sou­vent une sensibilité dans la région abdominale due à l’hypertrophie du foie, une perte d’appétit et des troubles digestifs. Les veines jugulaires sont turgescentes. La sécrétion d’urines est réduite.

Les formes avancées d’insuffisance cardiaque gauche ou droite s’accompa­gnent d’une perte de l’acuité mentale, de troubles du jugement et de la mémoire. La respiration est laborieuse, avec des périodes alternées de rythme respiratoire rapide et lent.

Comment soigner l’insuffisance cardiaque: Traitement

Il doit s’attaquer d’abord aux maladies causales telles que l’arté­riosclérose, l’athérosclérose ou l’hyper­tension artérielle, et s’efforcer d’atté­nuer, dans la mesure du possible, les lésions dues au rhumatisme articulaire aigu. L’activité physique doit être main­tenue, sauf en cas de dyspnée persis­tante. Le repos est fondamental, toute forme de détente (vacances, journée de congé supplémentaire, sieste dans l’après-midi) étant fortement re­commandée.

L’état d’esprit du patient a une importance vitale. L’anxiété ne fait qu’aggraver le mal mais, en l’occur­rence, conseiller la détente est aussi peu efficace que demander à un malade qui suffoque de cesser de suffoquer. Le maintien d’une certaine activité utile et constructive peut cependant contribuer puissamment à diminuer l’anxiété et la dépression.

Le traitement médicamenteux comprend la digitale et des diuré­tiques qui augmentent la sécrétion d’urines. Il est souvent préconisé d’éviter le sel et les aliments contenant du sodium (même le lait en contient).  La suppression totale du sodium peut cependant avoir des effets néfastes Le régime hyposodé doit être effectué sous surveillance médicale.

Dans certains cas, d’autres procé­dures peuvent être utilisées avec effica­cité : par exemple, évacuation par aspiration des épanchements dans le thorax et l’abdomen ou intervention chirurgicale pour corriger les défauts valvulaires. Dans les cas de dyspnée sévère, l’oxygénothérapie est particuliè­rement indiquée.

Résultat: Variable. Il dépend beau­coup de la condition du coeur, de l’âge du patient et de son comportement. Les cas de guérison presque totale ne sont pas rares.

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