5 bienfaits de l’huile de poisson pour votre santé

L’huile de poisson est l’huile extraite des tissus biologiques de poisson.

Elle provient généralement de poissons gras comme le hareng, le thon, l’anchois et le maquereau. Elle est aussi parfois produite à partir du foie d’autres poissons, comme c’est le cas avec l’huile de foie de morue.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de manger 1 à 2 portions de poisson par semaine.



Pourquoi ? Parce que les acides gras oméga-3 présents dans le poisson présentent de nombreux bienfaits pour la santé, notamment en aidant à nous protéger contre un certain nombre de maladies.

Si vous ne mangez pas 1 à 2 portions de poisson par semaine (ce qui est le cas de beaucoup d’entre nous), les suppléments d’huile de poisson peuvent fournir ces précieux oméga-3.

Environ 30 % de l’huile de poisson est composée d’oméga-3, tandis que les 70 % restants sont constitués d’autres matières grasses. De plus, l’huile de poisson non transformée contient de la vitamine A et D.

Il est important de noter que les types d’oméga-3 présents dans l’huile de poisson sont plus bénéfiques pour la santé que les oméga-3 présents dans certaines sources végétales.

Les principaux oméga-3 dans l’huile de poisson sont l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA), tandis que les oméga-3 dans les sources végétales sont principalement l’acide alpha-linolénique (ALA).

Bien que l’ALA soit un acide gras essentiel important, l’EPA et le DHA présentent plus d’avantages pour la santé.

Une autre raison pour laquelle il est important de consommer suffisamment d’oméga-3 est que le régime alimentaire occidental a remplacé beaucoup d’oméga-3 par d’autres gras comme les oméga-6. Ce rapport déformé d’acides gras peut contribuer à un certain nombre de maladies liées au mode de vie occidental.

Voici 5 des nombreux bienfaits de l’huile de poisson pour la santé

1. Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)

De nombreux membres de la communauté médicale pensent que des niveaux trop faibles/inadaptés d’acides gras oméga-3 peuvent contribuer aux symptômes du TDAH et à des problèmes de développement ainsi qu’à de nombreux autres problèmes de santé mentale au cours de la vie. (1)

Une étude réalisée en 2012 a porté sur des enfants de 6 à 12 ans atteints de TDAH et traités avec du méthylphénidate et une thérapie comportementale standard pendant plus de six mois. Les parents de ces enfants n’ont signalé aucune amélioration du comportement et de l’apprentissage scolaire à l’aide de ces traitements standard. Les chercheurs ont ensuite donné aux enfants, de manière aléatoire, un supplément d’acides gras oméga-3 et oméga-6 ou un placebo. Ils ont constaté « une amélioration statistiquement significative » pour le groupe oméga dans les symptômes et facteurs suivants : agitation, agressivité, finalisation du travail et rendement scolaire. (2)

Une autre étude a révélé qu’une augmentation de l’apport en oméga-3, en particulier en DHA, peut améliorer l’alphabétisation et le comportement des enfants atteints du TDAH. (3) L’hypothèse c’est que l’huile de poisson agirait sur les fonctions cérébrales, ce qui semble logique lorsque l’on considère que 60 pour cent du cerveau est composé de graisses. (4)

2. Maladie d’Alzheimer

Depuis plusieurs années, le lien entre l’huile de poisson et la maladie d’Alzheimer a été étudié avec des résultats cohérents. Les acides gras essentiels à la fonction cérébrale que l’on trouve dans l’huile de poisson peuvent non seulement ralentir le déclin cognitif, mais peuvent aussi aider à prévenir l’atrophie cérébrale chez les adultes plus âgés. Une étude publiée dans le FASEB Journal s’est penchée sur les effets sur la santé d’une supplémentation de quatre à 17 mois en acides gras oméga-3 et en antioxydants. Les résultats confirment une fois de plus que l’huile de poisson pourrait servir d’outil pour parer au déclin cognitif et la maladie d’Alzheimer. (5)

Une autre étude menée par des chercheurs du Rhode Island Hospital a examiné la relation entre la supplémentation en huile de poisson et les indicateurs de déclin cognitif. Les sujets de l’étude étaient des adultes plus âgés : 229 personnes cognitivement normales, 397 patients atteints de troubles cognitifs légers et 193 patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Ils ont été évalués à l’aide de tests neuropsychologiques et d’imagerie par résonance magnétique cérébrale tous les six mois en parallèle de leur prise de suppléments d’huile de poisson. L’étude a révélé que les adultes prenant de l’huile de poisson (qui n’avaient pas encore développé la maladie d’Alzheimer et n’avaient pas de facteur de risque génétique pour le développement de la maladie) ont connu un déclin cognitif et un rétrécissement cérébral significativement moins importants que les adultes ne prenant pas d’huile de poisson. (6)

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3. Anxiété

L’European Journal of Neuroscience a publié une étude en 2013 montrant que l’huile de poisson inversait tous les changements de comportement de type anxiété et dépression induits chez le rat. C’est une étude intéressante parce qu’elle souligne l’importance de prendre des compléments l’huile de poisson lors des « périodes critiques du développement du cerveau ». (7) Il est recommandé par certains nutritionnistes de donner de l’huile de poisson aux enfants dès leur plus jeune âge pour les aider à ne pas développer d’anxiété ou de dépression plus tard dans la vie.

4. Arthrite

Une étude réalisée sur 18 mois et publiée en 2014 a tenté d’évaluer comment l’huile de bourrache – riche en AGL – et l’huile de poisson agisssait dans le cadre de traitement de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Il a été identifié que les trois groupes (un groupe prenant de l’huile de poisson, un groupe prenant de l’huile de bourrache et un groupe prenant une combinaison des deux) présentaient des  » réductions significatives  » de l’activité de la maladie, et aucun traitement n’a surpassé les autres. Pour les trois groupes, les  » réponses cliniques significatives  » étaient les mêmes après neuf mois. (8)

Une autre étude a également montré que les suppléments d’huile de poisson oméga-3 sont aussi efficaces que les AINS pour réduire les douleurs arthritiques et constituent une alternative plus saine aux AINS. (9)

5. Cancer

Des études scientifiques ont montré que l’huile de poisson peut aider à prévenir et à lutter contre divers cancers, notamment le cancer du côlon, de la prostate et du sein. (10a) La recherche a prouvé que l’huile de poisson rend les médicaments anticancéreux conventionnels plus efficaces, mais c’est aussi une thérapie autonome efficace dans le traitement naturel du cancer. Les émulsions intraveineuses de lipides d’huile de poisson, en particulier, sont riches en acides gras polyinsaturés oméga-3, qui ont des effets anti-inflammatoires et immunomodulateurs. (10b)

Une revue scientifique publiée en 2013 s’est penchée sur les acides gras polyinsaturés oméga-3 et la prévention du cancer de la prostate. Les chercheurs ont conclu que les oméga-3 ont vraisemblablement des effets antiprolifératifs – ce qui signifie qu’ils inhibent la croissance des cellules cancéreuses – dans les lignées cellulaires cancéreuses, chez l’homme et chez les animaux. De plus, les « effets directs sur les cellules cancéreuses » et les effets anti-inflammatoires indirects sur le système immunitaire luttant contre le cancer contribuent probablement à la capacité des acides gras oméga-3 à inhiber la croissance tumorale. (11)

Huile de poisson et effets sur la santé : Comment ça marche ?

Une grande partie des bienfaits de l’huile de poisson semble provenir des acides gras oméga-3 qu’elle contient. Il est intéressant de noter que l’organisme ne produit pas ses propres acides gras oméga-3. L’organisme ne peut pas non plus fabriquer des acides gras oméga-3 à partir d’acides gras oméga-6, qui sont courants dans l’alimentation occidentale. Beaucoup de recherches ont été faites sur l’EPA et le DHA, deux types d’acides gras oméga-3 qui sont souvent inclus dans les suppléments d’huile de poisson.

Les acides gras oméga-3 réduisent la douleur et les gonflements. Cela peut expliquer pourquoi l’huile de poisson est probablement efficace contre le psoriasis et la sécheresse oculaire. Ces acides gras empêchent également le sang de coaguler facilement. Cela pourrait expliquer pourquoi l’huile de poisson est utile pour certains problèmes cardiaques.

 

Dosage

Les doses suivantes ont été étudiées dans le cadre de recherches scientifiques :

ADULTES

Prise orale
Pour les triglycérides élevés : 1-15 grammes d’huile de poisson par jour pendant 6 mois au maximum, ou de l’huile de poisson contenant 1,45 à 2,70 grammes d’EPA et 1,05 à 1,80 grammes de DHA par jour pendant 2 à 12 semaines.

Pour les maladies cardiaques : L’huile de poisson contenant 0,6-10 grammes de DHA et/ou EPA par jour (a été testé pendant un mois à 9 ans).

Pour prévenir et inverser la progression du durcissement des artères après angioplastie : 6 grammes d’huile de poisson par jour en commençant un mois avant l’angioplastie et en continuant pendant un mois après, suivi de 3 grammes par jour pendant 6 mois par la suite.

Par ailleurs, 15 grammes d’huile de poisson ont été testé quotidiennement pendant 3 semaines avant l’angioplastie et pendant 6 mois par la suite.

Pour prévenir les fausses couches chez les femmes atteintes du syndrome des anticorps antiphospholipides et des antécédents de fausses couches : 5,1 grammes d’huile de poisson avec un rapport EPA:DHA de 1,5 pris quotidiennement (testé pendant 3 ans).

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Pour le trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité (TDAH) : Un supplément spécifique contenant 400 mg d’huile de poisson et 100 mg d’huile d’onagre (Eye Q, Novasel) six capsules par jour pendant 15 semaines. De plus, 250 mg d’acides gras oméga-3 complexés à la phosphatidylsérine quotidiennement (testé pendant 3 mois).

Pour le trouble bipolaire : L’huile de poisson contenant 6,2 grammes d’EPA et 3,4 grammes de DHA pris quotidiennement (testé pendant 4 mois). De plus, 1 à 6 grammes d’EPA pendant 12 à 16 semaines ou des acides gras oméga-3 contenant 4,4 à 6,2 grammes d’EPA et 2,4 à 3,4 grammes de DHA (testé pendant 4 à 16 semaines).

Pour ralentir la perte de poids chez les patients atteints de cancer : 30 ml d’un produit spécifique à base d’huile de poisson (ACO Omega-3, Pharmacia, Stockholm, Suède) fournissant 4,9 grammes d’EPA et 3,2 grammes de DHA par jour (testé pendant 4 semaines).

7,5 grammes d’huile de poisson par jour fournissant 4,7 grammes d’EPA et 2,8 grammes de DHA (testé pendant environ 6 semaines). De plus, deux boîtes d’un supplément nutritionnel à base d’huile de poisson contenant 1,09 grammes d’EPA et 0,96 grammes de DHA par jour peuvent avoir été utilisées quotidiennement pendant 7 semaines.

Pour garder les veines ouvertes après un pontage coronarien : 4 grammes d’huile de poisson contenant 2,04 grammes d’EPA et 1,3 grammes de DHA (testé quotidiennement pendant un an).

Pour l’hypertension artérielle causée par le médicament cyclosporine : 3 à 4 grammes d’acides gras oméga-3 par jour pendant 6 mois après une transplantation cardiaque. 2-18 grammes d’huile de poisson par jour pendant 1 à 12 mois après une transplantation rénale.

Pour les problèmes rénaux liés à l’utilisation de la cyclosporine pour prévenir le rejet des greffes d’organes : 12 grammes d’huile de poisson par jour pendant 2 mois après une greffe de foie. Aussi, 6 grammes d’huile de poisson par jour jusqu’à 3 mois après la transplantation rénale.

Pour les règles douloureuses : Une dose quotidienne de 1080 mg d’EPA et 720 mg de DHA ainsi que 1,5 mg de vitamine E par jour (testé pendant 2 mois). De plus, 500-2500 mg d’huile de poisson ont été testés quotidiennement pendant 2-4 mois.

Pour l’insuffisance cardiaque : 600 à 4300 mg d’acides gras oméga-3 par jour (testé pendant une période allant jusqu’à 12 mois). De plus, 1 gramme d’huile de poisson par jour pendant environ 2,9 ans.

Une transplantation cardiaque : 4 grammes d’huile de poisson contenant 46,5 % d’EPA et 37,8 % de DHA par jour pendant un an.

Pour le cholestérol anormal causé par le traitement du VIH/SIDA : Deux capsules d’un supplément spécifique d’huile de poisson (Omacor, Pronova BioPharma, Norvège) contenant 460 mg d’EPA plus 380 mg de DHA deux fois par jour pendant 12 semaines.

Pour l’hypertension artérielle : 4 à 15 grammes d’huile de poisson par jour, pris en dose unique ou en doses fractionnées, jusqu’à 36 semaines. De plus, 3 à 15 grammes d’acides gras oméga-3 par jour pendant 4 semaines.

Pour préserver la fonction rénale chez les patients atteints de néphropathie IgA sévère : 1 à 12 grammes d’huile de poisson par jour pendant 2 à 4 ans. De plus, on a utilisé 3 grammes d’huile de poisson en combinaison avec un médicament appelé inhibiteur du système rénine-angiotensine (RASB) tous les jours pendant 6 mois.

Pour les os fragiles (ostéoporose) : Quatre capsules de 500 mg d’un mélange d’onagre et d’huile de poisson, prises trois fois par jour avec les repas et 600 mg de carbonate de calcium pendant 18 mois.

Pour le psoriasis : Des capsules d’huile de poisson contenant 3,6 grammes d’EPA et 2,4 grammes de DHA par jour pendant 15 semaines ainsi qu’un traitement aux UVB.

Pour le syndrome de Raynaud : Une dose quotidienne de 3,96 grammes d’EPA et de 2,64 grammes de DHA pendant 12 semaines.

Pour les taux anormaux de cholestérol à la suite d’une greffe de rein : 6 grammes d’huile de poisson par jour pendant 3 mois.

Pour la polyarthrite rhumatoïde (PR) : 10 grammes d’huile de poisson par jour pendant 6 mois, ou de l’huile de poisson contenant 0,5-4,6 grammes d’EPA et 0,2-3,0 grammes de DHA, parfois avec de la vitamine E 15 UI, quotidiennement pendant 15 mois.

PAR INTRAVEINEUSE:
Pour le psoriasis : 100-200 mL d’une solution spécifique d’huile de poisson contenant 2,1 à 4,2 grammes d’EPA et 2,1 à 4,2 grammes de DHA (Omegavenous, Fresenius, Oberursel, Allemagne), administrée quotidiennement pendant 1 heure.

Source dosages: www.webmd.com