Diabète: une épidémie silencieuse…agissez en préventif  !

425 millions de personnes sont atteintes du diabète dans le monde d’après la Fédération internationale du diabète. Il s’agit là d’une véritable pandémie, car la progression est considérable. L’OMS prévoit 622 millions de diabétiques d’ici 2040. 5 millions de personnes seraient mortes, des suites du diabète en 2015. 1 personne meurt du diabète toutes les 6 secondes dans le monde, soit plus que le sida, la tuberculose et la malaria. Il y a 3 millions de diabétiques en France, et beaucoup de diabétiques qui s’ignorent.

 

Quelques faits sur le diabète

  • Le Diabète est prépondérant dans les PVD et notamment en Afrique.

Le diabète n’est pas l’apanage des pays développés contrairement à ce que l’on pourrait penser. Sa progression est inquiétante dans les pays en voie de développement et notamment en Afrique. Le pire c’est que 2/3 des personnes diabétiques ne sont pas diagnostiquées.

  • L’Exode rural entrainant la malbouffe produit le diabète

L’exode rural produit des centaines de millions de citadins, qui adoptent un mode de vie sédentaire, et tournent le dos à des modes d’alimentation sains. Les apports anarchiques de produits industriels trop gras et trop riches en glucides vont ainsi préparer le terrain vers la maladie.


  • La pauvreté l’ignorance et la désinformation sont les plus grands dangers

C’est surtout les inégalités d’accès aux traitements qui fait des ravages dans certaines régions de la planète. Dans bien des régions de la planète, les complications du diabète peuvent effectuer leurs ravages. La réalité du diabète est méconnue, sous-estimée, voire ignorée du Nord au Sud.

Comprendre le diabète

C’est une maladie métabolique qui se définit par une augmentation permanente du taux de glucose dans le sang (hyperglycémie). La glycémie reflète l’équilibre entre les entrées de glucose dans la circulation sanguine et son utilisation par les cellules des différents organes.

(Notabene : ces conseils que je vais prodiguer en tant que thérapeute et spécialiste des médecines douces ne doivent pas se substituer à votre traitement allopathique.)

Les deux formes de diabète

  • Le diabète insulinodépendant (DID) ou diabète de type I qui existe chez 10 % des diabétiques traduit une déficience de sécrétion d’insuline par le pancréas. Le plus souvent on le découvre au cours de l’enfance ou de l’adolescence. Ce type de diabète se traite par des injections quotidiennes d’insuline.
  • Le diabète non-insulino-dépendant (DNID) ou diabète de type II qui représente la majorité (90 %) des diabètes est parfois appelé « diabète de la maturité « . Il apparaît en général après 40 ans, chez des personnes souffrant souvent d’excès de poids. Il est dû à une diminution de la production d’insuline par le pancréas à laquelle s’ajoute souvent une mauvaise utilisation de celle-ci par l’organisme.

Le régime alimentaire et une activité physique adaptée, éventuellement associés à des médicaments, traitent ce type de diabète.

 

Comment détecter les signes de la maladie

Plusieurs facteurs peuvent encourager la venue de la maladie, ceci sans déterminisme absolu. Néanmoins il y a des facteurs à risques.

La sédentarité, le surpoids, le cholestérol, l’hypertension artérielle, des antécédents familiaux. Quand on est par ex une femme qui aurait accouché d’un enfant de plus de 4 kilos. Contrôlez votre glycémie tous les trois ans si vous êtes un sujet à risques.

Ce contrôle de la glycémie doit se faire tous les trois ans, voire tous les ans en présence d’un facteur de risque, afin de détecter précocement toute anomalie. L’excès de glucose dans le sang est dû à un manque d’insuline dans le sang ou à une perte d’efficacité de celle-ci.

L’insuline est une hormone qui permet aux cellules de l’organisme d’assimiler le glucose sanguin et de l’utiliser. Elle est sécrétée par les cellules ß du pancréas.

Si l’insuline est déficiente, au lieu d’être transformé en énergie ou mis en réserve, le glucose s’accumule dans le sang provoquant une hyperglycémie.

Une maladie lente et silencieuse

D’évolution lente, indolore, ses effets ne sont visibles qu’après de longues années. Les premiers signes, très variables, peuvent être : somnolence, troubles de la vision, picotements et engourdissement des pieds et des mains, infections de la peau, lenteur de la cicatrisation (notamment au niveau des pieds), démangeaisons, soif, asthénie, amaigrissement…

 

Les risques du diabète

L’hyperglycémie si prolongée expose les diabétiques à de multiples et sérieuses complications.

Notamment sur les gros et petits vaisseaux sanguins, les reins, les nerfs et les yeux. Le diabète favorise la formation des plaques d’athérome, ces amas graisseux contenant du cholestérol qui peuvent grossir jusqu’à boucher les vaisseaux sanguins.

Le risque de maladies cardiovasculaires augmente alors, l’obstruction de vaisseaux pouvant provoquer des accidents au niveau du cœur (infarctus du myocarde), du cerveau (accident vasculaire cérébral ou « attaque ») ou des membres (artérite des membres inférieurs). Le diabète augmente également le risque d’hypertension artérielle.

L’obstruction des vaisseaux de l’œil peut provoquer une atteinte de la rétine (rétinopathie) pouvant aller jusqu’à la cécité. D’autres complications, rénales ou nerveuses peuvent également apparaître.

 

Règles d’hygiène

Le régime diabétique

Le régime est à adapter à chaque malade en fonction du type de diabète, de son activité physique, de son sexe, de son poids, de ses autres facteurs de risque cardio-vasculaire.

Mais les lignes générales sont :

Sucre et produits sucrés

Chocolat, pâtisseries, glaces, confiture, miel, biscuits… à éviter (sauf si hypoglycémie, évidemment). Parfois 1 fois par semaine en remplacement d’un fruit à la fin d’un repas SI le diabète est bien équilibré.

Attention aux étiquettes ! Il faut bien lire la composition de certains produits !

Des produits dits sans sucre ne contiennent pas de sucre ordinaire mais d’autres sucres (fructose, polyols…).

Les produits « light » dits allégés sont allégés par définition et peuvent contenir du sucre en quantité allégée !

Les édulcorants type aspartame en poudre ou sucrette sont autorisés car non absorbés par l’intestin mais l’ingestion de produits chimiques peut avoir d’autres conséquences, il conviendra de les limiter au maximum.

Les boissons

  • Boire de l’eau à raison d’un litre et demi par jour, gazeuse ou aromatisée avec du citron, des plantes ou du thé.
  • Les boissons sucrées sont à éviter comme les jus de fruits (même sans sucre), les sodas, limonade et autres colas.
  • L’alcool est à éviter et ceci sous toutes ses formes en raison de son pouvoir calorique

Les produits laitiers

Modération à raison de 1 par jour.

Un produit laitier représente en quantité un verre de lait ou 30g de fromage ou 2 petits suisses ou un yaourt ou 100g de fromage blanc. Les produits laitiers étant des sucres (lactose + galactose) en réduire la quantité est primordial.

Légumes verts et crudités

A volonté. Légumes frais non farineux sont riches ou pauvres en glucides, ils jouent un rôle important grâce à la cellulose qu’ils apportent et aux sels minéraux et vitamines qu’ils renferment, de plus les fibres qu’ils contiennent, emprisonnent les sucres en excès afin de les évacuer par les voies naturelles.

Fruits

Riches en vitamines et en sels minéraux ; teneur en glucides variable.  Les agrumes riches en eau ont une teneur de 10 % et les fruits secs ou séchés ont une teneur dépassant 50 %. Pas plus de 2 ou 3 par jour en prenant garde aux fruits secs comme les dattes ou figues sèches ou aux oléagineux (ils sont très riches en graisses). Les pruneaux sont une bonne source car leurs IG est modéré, attention pas en  abuser.

Poissons et viande

Consommation de poisson GRAS 2 à 3 fois par semaine. La ration quotidienne doit se limiter à 200g de viande ou équivalent par jour, dégraissée.

NON aux plats en sauce, charcuteries et fritures.

Viande, poissons, œufs oui car protéines, mais attention contiennent aussi des lipides en quantité.

Huiles, beurre

Le beurre est à limiter, uniquement de bonne qualité ( oméga 3) à privilégier le matin.

La végétaline non (margarine etc) !

Les huiles recommandées sont l’huile d’olive, de colza, de tournesol, de maïs, de soja…

Pain et féculents

A chaque repas en quantité contrôlée. Pain, céréales, pommes de terre oui car  quantité importante de glucides sous forme d’amidon, mais aussi des sels minéraux.

150 g de féculents cuits représentent environ :

  • 6 cuillères à soupe de riz, de pâtes, de semoule ou de légumes secs
  • 3 cuillères à soupe de purée ou 3 pommes de terre de la taille d’un œuf
  • 60 g de pain ou ¼ de baguette ou 4 biscottes

 

Quelques astuces pour bien manger quand on est diabétique


Quelques lectures intéressantes:

  • Consommer des champignons contenant peu de glucides
  • Préférer les légumineuses comme les lentilles
  • Consommer du riz basmati dont l’index glycémique est moins élevé que le riz blanc
  • Assaisonner les plats avec du jus de citron qui permet d’abaisser le taux de la glycémie (plats et crudités)

Penser également à préparer des jus de citron, sans ajouter de sucre avec de l’eau minérale.

Consommer des fibres : les fibres permettent de diminuer la vitesse du passage du sucre dans le sang. Elles n’ont aucun rôle nutritif mais sont obligatoires. Mélangées aux aliments, elles ralentissent l’absorption des glucides, diminuent le taux de cholestérol et régularisent le transit intestinal. Légumes verts (poireaux, épinards, salsifis, céleri, bettes, fenouils, asperges), fruits avec peau, pain complet, pain au son, flocons de céréales, farine complète ou de seigle, riz brun complet et légumes secs (pois, fèves, lentilles, haricots secs).

Privilégiez:

  • Légumes verts
  • Céréales complètes non raffinées : avoine ou blé complet
  • Légumineuses

Les édulcorants et produits de régime

Les édulcorants de synthèse comme la saccharine et l’aspartame se trouvent dans les boissons dites  » light  » et dans les yaourts. Ces édulcorants, chimiques ou végétaux, ne sont pas nutritifs mais n’ont pas pour autant un intérêt dans la sante.

Les édulcorants de masse (ou de charge). Ce sont des polyols (sorbitol, mannitol, maltilol, xylitol, sirop de glucose hydrogéné). Caloriques, on les trouve dans les chewing-gums « sans sucre » (la mention « sans sucre » au singulier signifiant, en France, « sans saccharose »), dans les chocolats et bonbons « sans sucre » ou « sans sucre cariogène ». Il faut savoir qu’un sucre « non cariogène » peut apporter des glucides et des calories.

Le fructose à une place à part et seul un sujet diabétique très bien équilibré peut en consommer modérément.

 

La phytothérapie et l’oligothérapie peuvent également vous aider

Le Gymnema sylvestris

Les feuilles de cette plante originaire d’Inde des saponines (acides gymnémiques) sont utilisées en médecine populaire indienne, on utilise le gymnéma pour faire face aux envies irrépressibles de sucre. On s’est aperçu ensuite que cette plante améliorait le diabète, surtout dans les premières phases de la maladie, à l’âge de la maturité ou de la vieillesse. le Gymnema sylvestre améliore la fonctionnalité et semble accroître le nombre des cellules bêta, qui produisent l’insuline et sont situées dans le pancréas.

 

Le Reishi

Extrêmement riche en polysaccharides (dont les ganodéranes A, B, C), le reishi est capable de faire baisser de façon significative la glycémie et d’augmenter la production d’insuline par les cellules β du pancréas.

 

La cannelle

La cannelle aide à stabiliser le sucre sanguin en stimulant les récepteurs de l’insuline et en augmentant leur sensibilité à cette hormone qui fait diminuer la glycémie (taux de sucre dans le sang) post-prandiale (après le repas). En réaction, le corps a besoin de moins produire d’insuline pour provoquer le même effet. Cela soulage le pancréas, stimule le métabolisme, et réduit l’inflammation.

 

Le zinc

Cet oligo-élément est présent en très faible quantité dans le corps mais indispensable à la vie. De nombreuses pathologies (dont le diabète) peuvent être liées au déficit en zinc, fréquent dans les pays en voie de développement.

Au niveau du pancréas, le zinc joue un rôle décisif dans la synthèse, le stockage et la sécrétion de l’insuline.

 

Le manganèse

C’est un minéral essentiel dans le métabolisme du glucose, ce qui fait de lui un élément important pour le diabétique. Le manganèse est un anti-oxydant appartenant à la structure de l’enzyme superoxyde dismutase. Il protège donc les cellules des dommages oxydatifs pouvant engendrer des pathologies, telles que les rétinopathies. Un niveau suffisant de manganèse pourrait diminuer ces risques. Il a été constaté que les patients diabétiques présentent une déficience en manganèse, bien qu’aucun lien de cause à effet n’ait été mis en évidence.

 

Le chrome

Bien que présent en faible quantité dans l’organisme, c’est un métalloïde ayant un rôle majeur dans la gestion de la glycémie. Il augmente la sensibilité des tissus à l’insuline, et ce d’autant plus que la résistance à l’insuline est grande. Le chrome exerce un effet bénéfique sur le taux d’hémoglobine glycosylée chez les personnes atteintes de diabète de type II. Il contribue donc à normaliser et stabiliser la glycémie et l’insulinémie.*

 

Gérez le stress des pics glycémiques avec la Sophrologie

Afin d’éviter les pics glycémiques dus au stress, la sophrologie est une technique de relaxation précieuse pour les diabétiques, elle évacue les tensions, elle permet de mettre à distance, de relativiser et même de travailler sur les périodes de fringales de sevrage où on risque de « basculer »

 

Troubles émotionnels et diabète

De façon générale, la survenue pourrait provenir par ex d’une  appétence au sucre,  de l’hérédité  qui seraient un des éléments déclencheurs (mais pas toujours) d’un choc  émotionnel , mais très souvent le diabète viendrait d’un  problème affectif  ( quelque chose dans sa vie qui a marqué, jusqu’à le déclencher)

Dans les consciences populaires on dit que le  sucre est relié à l’amour, à la tendresse et à l’affection. Le diabète serait alors le mal d’amour.  A force de vivre des chagrins, des  tristesses à répétition, des émotions refoulées, à cause de blessures antérieures non résolues. Vous pourriez le développer.

Le sucre sous toutes ses formes possibles  devient une drogue: pâtes alimentaires, pain, friandises etc.  va compenser le vide affectif.  Des compulsions alimentaires qui deviennent des addictions et qui restent des mécanismes « compensatoires » amenant à un surpoids qui va favoriser l’apparition d’un diabète (autre explication possible).

La méditation, le zen, la relaxation et les techniques psychocorporelles de la Sophrologie peuvent vous aider au lâcher prise et à la réconciliation avec la maladie, qui n’est plus une ennemie, mais vous allez apprendre à cohabiter plus écologiquement émotionnellement avec elle et gérer votre stress par exemple quand il y a trop de sollicitations nerveuses autour de vous où que vous avez une envie irrépressible de sucre. Bien respirer, évacuer, se recentrer, aident considérablement.

Ici le Protocole proposé par la Sophrologie serait celui d’un accompagnement d’un trouble médical et l’on travaillera dans l’aspect « psychique » de la maladie et les inconvénients qu’elle peut générer au quotidien du fait des privations.

 

Hygiène de vie et prévention des risques

  • Une bonne hygiène alimentaire et une activité physique régulière (30 minutes, 3 fois par semaine) sont nécessaires.
  • Supprimer le tabac qui augmente les risques de complications cardiovasculaires en cas de diabète.
  • En cas de voyage, il est nécessaire de bien le préparer afin que le traitement ne soit pas interrompu.

 

Adopter une hygiène corporelle attentive : soins des pieds, hygiène bucco-dentaire.

Signaler à son médecin tout antécédent de diabète dans sa famille.

  • Faire contrôler régulièrement sa glycémie à jeun à partir de 40 ans.
  • La solution la plus efficace en termes de prévention reste un dépistage précoce permettant d’éviter les complications à long terme.

 

Évitez absolument de sauter des repas

  • Mangez des glucides à chaque repas (pain, féculents, fruits)
  • Limitez les graisses (fromage, viande, œufs, charcuterie, crème fraîche, beurre, huile)
  • Faites du sport
  • Testez régulièrement votre glycémie

 

Prévention et sensibilisation

Plus que jamais, l’information des populations, la formation des soignants, l’accès aux soins, sont des enjeux fondamentaux, trop ignorés des opinions publiques et négligés par les gouvernements, dans bien des pays du monde.

La prise de conscience de la gravité de l’épidémie a amené l’ONU à déclarer solennellement le 14 novembre de chaque année « Journée mondiale du diabète des Nations Unies »

Information, sensibilisation, échange doivent mobiliser toutes les énergies pour lutter contre l’épidémie silencieuse du diabète.

 

ATTENTION !

Le diabète doit être suivi médicalement. L’autotraitement avec des plantes réputées antidiabétiques peut entraîner de graves conséquences, notamment en interagissant avec les médicaments hypoglycémiants classiques. Par conséquent, ne prendre aucun produit quel qu’il soit sans l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien : le gingembre, l’ail ou le millepertuis par exemple peuvent par exemple interagir avec certains traitements prescrits aux diabétiques

Article rédigé par Fériel Berraies
Sophrologue certifiée RNCP spécialisée en Entreprise

Membre de la Chambre Syndicale de Sophrologie
Hypnothérapeute
Prix Sanitas de l’innovation santé à Monastir Tunisie en 2018 & Prix UFA 2015 à Bruxelles
Site: www.feriel-berraies-thérapeute.com
Lui écrire:
fbsophro@gmail.com

 

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