Carcinome : comment le reconnaître ?

Il existe deux grands types de cancers de la peau : le carcinome basocellulaire et le carcinome spinocellulaire.

En France, on estime (car tous les cas ne sont pas forcément détectés à temps et donc répertoriés) qu’il y a environ 50 000 nouveaux cas de personnes atteintes par un carcinome tous les ans.

La plupart d’entre eux concerne le carcinome basocellulaire, le carcinome spinocellulaire étant 4 fois moins fréquent.


Les carcinomes touchent aussi bien les hommes que les femmes, bien que les hommes soient légèrement plus concernés que les femmes dans le cas des carcinomes spinocellulaires.

La plupart des personnes sont diagnostiquées à partir de 50 ans, et de 60-65 ans pour les spinocellulaires.

Découvrons dans cet article leurs particularités et comment les distinguer pour savoir quand consulter.

 

Quelles sont les personnes à risque ?

Certaines personnes sont plus prédisposées que d’autres à développer un carcinome.

Voici une liste des principaux facteurs de risques :

  • Une peau claire, cheveux blonds ou roux, yeux bleus, les personnes qui prennent facilement des coups de soleil et ne bronzent pas facilement
  • Les personnes exposées toute leur vie au soleil, souvent dû à leur profession : agriculteurs, marins, paysagistes, couvreurs, personnes du TP, moniteurs de sports aquatiques, guides de haute montagne… Ou dû à une habitude de bronzage intense pendant plusieurs mois… Ces personnes sont davantage prédisposées au carcinome spinocellulaire.
  • Des expositions brutales et excessives durant l’enfance, qui prédisposent au carcinome basocellulaire.
  • Les fumeurs : ceux-ci sont prédisposés au carcinome spinocellulaire au niveau des lèvres.
  • Les personnes fréquentant des cabines de bronzage régulièrement.
  • Les personnes immuno-déprimées (VIH ou greffées car sous traitement immunodépresseur pour ne pas rejeter le greffon).
  • Certaines affections génétiques rares, comme l’albinisme, la naevomatose basocellulaire (ou syndrome de Gorlin, maladie héréditaire associant des lésions de la peau, des os, du système nerveux, de l’œil et des glandes endocrines) et le xeroderma pigmentosum (aussi appelée maladie des enfants de la lune, héréditaire et caractérisée par le développement multiple de cancers de la peau durant l’enfance).

 

80 à 85 % des carcinomes se développent sur le visage et la peau des mains.

La chirurgie sur ces zones particulièrement le visage étant assez destructrice, il est important d’intervenir le plus tôt possible pour ne pas laisser la lésion s’étaler et donc l’acte chirurgical être trop traumatisant au niveau esthétique (même si la chirurgie réparatrice peut alors être prescrite).

A noter que les carcinomes sont généralement plus graves lorsqu’ils sont situés autour des yeux, du nez, de la bouche et des oreilles que sur le reste du corps car ils peuvent devenir plus rapidement invasifs.


Quelques lectures intéressantes:

Particularités du carcinome basocellulaire

Le carcinome basocellulaire se développe à partir de la couche basale de l’épiderme, c’est la couche la plus profonde de la peau. C’est le cancer de la peau le plus répandu.

Particularités du carcinome spinocellulaire

Le carcinome spinocellulaire (ou épidermoïdes) se développent à partir des couches superficielles de la peau, donc les moins profondes. Ce cancer est moins fréquent mais souvent plus grave. Il touche un peu plus les hommes que les femmes surtout chez les professions très exposées au soleil.

Comment reconnaître un carcinome

On ne dira jamais assez qu’il faut observer sa peau de près pour constater les moindres variations pouvant faire penser à l’apparition d’un carcinome.

En cas de doute, consultez un dermatologue ainsi que dès l’apparition des symptômes indiqués ci-dessous :

  • Peau qui change de couleur, de forme, qui fait une boule, une bosse, qui saigne légèrement (peut ressembler à un kyste)
  • Modification de l’aspect d’un grain de beauté : devient granuleux, grossit, saigne, change de couleur au seins du grain de beauté
  • Lésion croûteuse, jaunâtre et/ou dure
  • Aspect de cicatrice pas finie, mal limitée et qui s’étend en surface

 

Avant tout la prévention

La prévention est un élément à prendre en compte tout au long de la vie et ce dès la plus tendre enfance, car une exposition répétée et excessive au soleil enfant, suivie d’un métier à risques, favorise réellement le risque de développer un carcinome adulte.

Pour se protéger du soleil, il y a bien sûr les crèmes solaires, mais celles-ci ne protègent pas la peau en totalité, sont polluantes pour la nature et le corps et ne durent qu’une à deux heures.

La meilleure protection c’est l’ombre et les vêtements: T-shirts, à manches longues pour les peaux sensibles claires et les enfants, chapeaux qui couvrent les oreilles…

Attention vous pouvez quand même attraper un coup de soleil sous un parasol !

L’exposition au soleil, bien qu’agréable et bien pour synthétiser la vitamine D sur la peau, doit être limitée à quelques minutes par jour tout en évitant les heures où l’ensoleillement est au maximum, soit de 12h à 16h environ.

Enfin, méfiez-vous des nuages qui laissent aussi passer les UV. C’est le fameux coup de soleil breton sur les plages !

 

 

Source : dermato-info.fr

Article rédigé par Clotilde Rolland,

Naturopathe-Iridologue et Sylvothérapeute, spécialiste Fleurs de Bach
Tél : 06 26 67 49 69
Mail: clotilde.naturo@gmail.com
Vous êtes praticien santé ou paramédical ? Boostez votre visibilité en vous inscrivant gratuitement sur Therapeutes.com