Appendicite: Quel côté? Symptômes, Prévention, Traitement

L’appendice vermiculaire est un petit tube en cul-de-sac de l’apparence d’un ver, situé dans le prolongement du caecum du côlon (partie de l’intestin abouchée au grêle). Il n’a pas de véritable fonction et semble être un vestige organique des temps préhistori­ques. L’appendicite est une inflamma­tion aiguë de cet appendice qui, s’il n’est pas retiré, se tuméfie, se gangrène et perfore, entraînant la péritonite.

L’appendicite frappe généralement les sujets jeunes, plutôt de sexe masculin, rarement avant cinq ans et peu fréquem­ment après trente ans. La mortalité, d’un taux de 1 p. cent, est toujours due à une complication ou un traitement tardif.

Danger : L’appendicite est de nos jours entièrement contrôlable. Néanmoins, la négligence dans le traitement et le délai d’intervention peut entraîner la perfora­tion et la péritonite, maladie mortelle responsable du 1 p. cent de mortalité de l’appendicite. C’est une alerte médicale.


Appendicite: Quel côté du ventre ?

L’appendice est générale­ment situé (75 p. cent des cas environ) dans la partie inférieure droite de l’abdomen. Mais ce n’est pas la règle. Il peut être localisé ailleurs dans l’abdomen.

La maladie se déclare par une gêne dans la région ombilicale, qui se déplace au bout de quelques heures dans la partie inférieure droite de l’abdomen et devient une douleur sourde, constante, parfois intense. Une sensibilité et une rigidité au centre de cette localisation constituent le symptôme le plus révélateur.

Cette douleur s’accompagne de nau­sées, de vomissements, d’une perte de l’appétit, de troubles digestifs, d’une fébricule, de l’accélération du pouls (cent pulsations par minute) et d’une augmentation importante des globules blancs dans le sang (de 10 000 à 16 000).

Lorsque la fièvre et la douleur aug­mentent et persistent plus de quarante- huit heures, le risque de perforation est imminent.

Résultat : il n’est pas toujours facile de distinguer clairement l’appendicite d’autres maladies du sys­tème digestif. Le médecin se trouve toujours devant un dilemme lorsque les symptômes ne sont pas suffisamment révélateurs. Or tout retard de l’interven­tion chirurgicale met en danger la vie du patient ; dans le doute, il est toujours préférable d’opérer plutôt que de risquer la péritonite. Voici une liste de quelques maladies similaires et leurs symptômes caractéristiques :


Quelques lectures intéressantes:

  • Inflammation de la vésicule biliaire (cholécystite). Douleur irradiante dans la vésicule biliaire, fièvre élevée, parfois jaunisse.
  • Gastro-entérite. Vomissements et diarrhée précèdent la douleur, ce qui n’est pas le cas dans l’appendicite.
  • Infections rénales. L’analyse d’urine révèle une présence importante de pus ; la partie inférieure droite de l’abdomen n’est ni sensible, ni rigide.
  • Pas d’augmentation des globules blancs dans le sang.
  • La diverticulite, la pancréatite et l’entérite régionale comptent parmi les maladies difficiles à différencier. Traitement : Intervention chirurgicale précoce (le plus tôt est le mieux), dès le premier jour après l’apparition de la douleur ; le délai maximum est de quarante-huit heures. Si l’opération est faite dans les vingt-quatre heures, la mortalité tombe à 0,5 p. cent. En cas d’abcès, il faut le drainer avant l’inter­vention, et administrer par injection de larges doses d’antibiotiques lorsqu’il évolue vers la perforation et la péritonite.

Le malade ne doit ni s’alimenter ni boire tant qu’il n’a pas vu le médecin. Les laxatifs ou les lavements mènent à la péritonite et peuvent être fatals. Ne pas appliquer de chaleur sur la zone affectée.

Dès que les effets de l’anesthésie sont passés, le patient est mis debout. Le séjour hospitalier est de moins d’une semaine, et le patient peut reprendre son activité au bout de deux semaines. L’ablation de l’appendice est sans suites et passe totalement inaperçue.

Chez les personnes âgées, le tableau clinique de l’appendicite est plus flou. Le nombre de globules blancs dans le sang peut être resté stable, la tempéra­ture ne s’élève pas. Le malade a souvent pris des laxatifs ou fait des lavements, ce qui contribue à élever dans cette classe d’âge le taux de mortalité à 10 ou 15 p. cent.

Il n’existe pas d’appendicite chroni­que. Ce que l’on nomme comme tel est probablement la manifestation d’autres troubles.

Appendicite Prévention :

C’est une question de chance

Résultat: Excellent. Cette maladie dangereuse est devenue inoffensive grâce aux progrès d’une médecine moderne.

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