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Les traitements naturels du psoriasis, maladie à plusieurs visages

Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique et auto-immune dont on ne guérit pas. En revanche on arrive à diminuer les symptômes et à obtenir des rémissions de plus en plus longues si on identifie bien les causes.

 

C’est une maladie qui touche en moyenne 2 à 4 % de la population occidentale.

Elle se manifeste par des plaques rouges sur la peau, le plus souvent localisées au niveau des coudes et des genoux, mais aussi sur le cuir chevelu, les ongles, les organes génitaux, dans les plis cutanés ou encore au visage.


Néanmoins le psoriasis n’est absolument pas contagieux, et il est important de le savoir pour épargner une souffrance supplémentaire aux malades qui sont souvent incompris de leur entourage et dans une grande solitude.

Ces plaques correspondent à un renouvellement accéléré des cellules de la peau et entrainent des démangeaisons, des douleurs et des sensations de brulures.

Environ 80 % des malades présentent une forme de sévérité légère et 20 % de sévérité modérée.

20 à 30 % des malades ont un rhumatisme articulaire associé.

Le diabète, l’obésité ou une atteinte au niveau des ongles augmentent le facteur de risque de déclencher un rhumatisme.

 

Rapel sur les causes du psoriasis 

Elles sont encore mal identifiées. On sait néanmoins que pour environ 30 % des malades, il existe des prédispositions génétiques, on note en effet des antécédents familiaux chez un certain nombre de personnes atteintes.

La maladie est également en lien avec un foie surchargé et une perméabilité de la muqueuse intestinale. Ces deux organes chargés entre autres d’éliminer les toxines de notre organisme, ne peuvent plus faire leur travail, et c’est alors la peau qui sert d’émonctoire.

C’est donc une maladie inflammatoire qui s’accompagne d’une augmentation des lymphocytes T et des cytokines pro-inflammatoires, amenant à une prolifération amplifiée des cellules de la peau appelées kératinocytes. Normalement le renouvellement de ces cellules s’étend sur 28 jours, or en cas de psoriasis, les kératinocytes se renouvellent en trois jours seulement, elles s’accumulent, s’entassent, augmentent ainsi l’épaisseur de la peau et créent ces plaques rouges recouvertes d’une substance blanchâtre.

Le psoriasis est souvent lié à un syndrome dépressif, une hyperperméabilité intestinale, des troubles cardio-vasculaires, du surpoids et de l’hypertension artérielle.

Certains facteurs vont favoriser le psoriasis comme des pathologies ORL à répétition, une prise excessive de médicaments comme les bétabloquants, une consommation exagérée d’alcool ou de tabac ou encore du surpoids.

Le décodage biologique

En cas de maladies de peau, il est toujours intéressant de se poser la question du lien potentiel avec le système nerveux. En effet ces deux systèmes font partie du même feuillet embryonnaire et sont ainsi intimement liés.

D’autre part la peau représente une barrière entre soi et les autres.

On retrouve régulièrement chez les personnes atteintes de cette pathologie une double séparation soit avec deux personnes distinctes soit en relation avec une même personne ou encore avec un projet. La personne peut également se sentir séparée d’elle-même ou se sentir contrainte d’avoir des relations avec une personne non désirée.

Le psoriasis va ainsi se mettre en place pour se protéger et mettre une distance avec l’autre.

Les traitements classiques

Ils reposent pour la plupart sur la prise de corticoïdes associés à de la vitamine D, d’anti-inflammatoires non stéroïdiens ou à des immunosuppresseurs.

Les traitements en fonction de la gravité peuvent être locaux, sous forme médicamenteuse ou en injection sous-cutanées pour les formes les plus sévères.

Les solutions naturelles

Nous avons vu ci-dessus que le psoriasis avait une origine inflammatoire correspondant à un dysfonctionnement du système immunitaire.

L’alimentation aura donc un rôle important dans le contrôle de l’inflammation.


Quelques lectures intéressantes:

Il est donc nécessaire de supprimer les aliments pro-inflammatoires, c’est-à-dire, raffinés, industrialisés, transformés et sucrés.

Les produits laitiers, le gluten, les aliments sucrés et tous les aliments préparés sont donc à évincer.

En revanche, sont préconisés les aliments les plus naturels possible, hypotoxiques, anti-inflammatoires, légumes, fruits, aliments riches en oméga-3 et aliments complets.

Le foie étant souvent surchargé, on conseille si l’énergie le permet, une détoxication à base de plantes comme l’artichaut, le romarin ou le radis noir.

Lorsqu’une hyperperméabilité intestinale est avérée, il est alors nécessaire de procéder à la réparation de la muqueuse à l’aise de glutamine ou de plantes comme la réglisse, le curcuma et la mélisse.

Il est souvent indispensable de diminuer le stress occasionné par la maladie avec des plantes adaptogènes notamment le shisandra, l’éleutérocoque et la rhodiole.

Certaines émotions comme le manque d’estime de soi peuvent être inversées grâce à des fleurs de Bach comme « larch ».

Une écoute thérapeutique peut être proposée si nécessaire.

L’activité physique permet de diminuer le stress et l’inflammation et augmente l’efficacité des organes d’élimination.

Si l’inflammation est importante, le temps que l’alimentation soit mise en place, on peut proposer des compléments à base d’oméga-3.

La vitamine D avec son action anti-inflammatoire et immunomodulatrice est essentielle.

La lécithine marine améliore la cicatrisation des lésions.

Certaines plantes comme la bardane, plante de la peau ou encore l’aloe vera peuvent apporter du réconfort et de l’hydratation.

La camomille allemande utilisée en interne ou sous forme de pommade est appréciée pour ses effets anti-inflammatoires et sédatifs.

Utilisées sous forme d’huiles essentielles, la lavande vraie aux bienfaits envers la peau et le système nerveux ou l’hélichryse italienne aux propriétés anti-inflammatoire et cicatrisantes sont appréciées.

On peut faire appel à des huiles végétales pour hydrater et régénérer la peau, notamment l’huile de calendula, de rose musquée, de nigelle ou encore de millepertuis.

Enfin des suppléments en vitamines et oligo-éléments souvent carencés chez les malades du psoriasis peuvent être ajoutées en cas de besoin, notamment les vitamines A, B et bêta carotènes, le zinc essentiel à la cicatrisation de la peau et le sélénium grand antioxydant.

Il existe des cures thermales en eau douce dédiées aux maladies de peau qui peuvent être remboursées et vous pouvez si vos moyens vous le permettent vous offrir des cures à la mer morte réputées pour ses bienfaits.

Les vertus du soleil sont reconnues sur le psoriasis, tout en prenant garde à ne pas prendre de coup de soleil, ce qui aurait des conséquences douloureuses.

Bien évidemment il est plus que conseillé d’éviter tout contact désagréable avec la peau, notamment des matières synthétiques ou en laine, préférer le coton naturel.

Pour apporter un mieux-être, il est donc important de prendre en considération les causes multifactorielles de cette maladie et d’en adapter les traitements afin de soulager les personnes concernées.

 

Article rédigé par Laurence Guillon
Naturopathe à Lille (Nord) et à Colombes (Hauts de Seine)
Possibilité de consultation en vidéo
Laurenceguillon.naturo@gmail.com
06 07 04 26 76

 

 

 

 




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