Quelles sont les alternatives (naturelles) possibles aux statines?

Connaissez-vous le médicament qui a le plus rapporté à l’industrie pharmaceutique ?

Ce sont les statines.

Les détracteurs les appellent « la poule aux œufs d’or de Big Pharma ».



En effet, elles sont prescrites à 200 millions de patients dans le monde. En 2008, le business était déjà estimé à 26 milliards de dollars (source Doctissimo). Plus récemment, en 2012, il a été estimé à 29 milliards de dollars par Mercola. Il y a fort à parier que le business a encore continué à progresser en 2017.

En France, en 2013, selon le Point, ce sont environ 7 millions de personnes qui consommaient déjà plus ou moins régulièrement des statines, soit 1,5 milliard d’euros.

Après tout, si elles sont efficaces, qu’elles permettent de soigner des malades… il est normal qu’elles se vendent bien, non ?

C’est le problème. les statines continuent de faire polémique. De nombreux médias d’information médicale indépendants et plusieurs spécialistes (que nous allons citer plus bas) pensent même qu’elles provoquent plus de dégâts qu’elles n’apportent de solution.

Mais pour comprendre les différents points de vue, se faire une opinion personnelle, il est important de faire le point sur l’origine du problème: le cholestérol.

Existe t’il une contre vérité sur le cholestérol? (Mercola)

Il peut exister 29 milliards de dollars de très bonnes raisons pour lesquelles les lobbys pharmaceutiques mentent sur le cholestérol… et c’est la prémisse derrière le nouveau film documentaire « 29 milliards de raisons de mentir sur le cholestérol » (basé sur un livre du même nom, écrit par Justin Smith). Comme l’explique le synopsis du film:

« De nombreuses ressources sont actuellement consacrées à faire baisser le taux de cholestérol, mais un grand nombre de données probantes donnent à penser que cette baisse du taux de cholestérol a peu ou pas d’effet sur la santé des gens. En fait, il pourrait même faire plus de mal que de bien.

Nous voulons présenter les faits sur le cholestérol au grand public. Ces faits sont entièrement étayés par des études publiées dans la littérature médicale, mais malheureusement ils ne sont presque jamais exposés au grand public.

L’industrie pharmaceutique dépense des centaines de millions de dollars chaque année pour promouvoir l’idée que l’hypercholestérolémie cause des maladies cardiaques. L’autre facette de l’histoire reçoit très peu d’attention médiatique. En conséquence, même les médecins ont pu être induits en erreur, puisqu’ils n’ont été exposés qu’au point de vue de l’industrie pharmaceutique. »

C’est aussi le sujet d’un excellent documentaire plus récent d’Arté, que vous pourrez retrouver ici: www.arte.tv.

Dans ce documentaire, pour démonter ce qui a constitué pendant plus d’un demi-siècle un dogme inattaquable, Anne Georget donne la parole à une quinzaine de spécialistes – chercheurs en médecine, cardiologues, journalistes médicaux, nutritionnistes… – qui expliquent ce que l’on sait du cholestérol et réfutent à la fois, études à l’appui, ce qu’ils estiment être des conclusions scientifiques biaisées.

Alors, serait-il possible que presque tout ce que votre médecin et les médias vous disent au sujet de l’hypercholestérolémie et de son lien avec les gras saturés, des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux et de l’efficacité des statines soit faux?

D’après plusieurs scientifiques de renom, c’est le cas:

Citons parmi eux:

  • Michel de Lorgeril (Docteur en Médecine et Chercheur au CNRS)
  • le Professeur Philippe Even (président de l’Institut Necker à Paris)
  • Bernard Debré (député de Paris et professeur d’urologie)
  • Dr Jean-Paul Curtay (Il a formé plus de 6000 médecins dans 20 pays et écrit 14 ouvrages. Il est Président de Greenhealth, mouvement pour la santé globale (alimentation, comportement, environnement), membre de l’Académie des Sciences de New York,, membre de l’équipe éditoriale du Journal of Nutritional and Environmental Medecine.)
  • Près d’une dizaine d’autres experts interviewés dans le documentaire d’Arté mentionné plus haut

Aujourd’hui, même si cette « théorie du complot » fait parler d’elle, on peut facilement imaginer qu’il doit être difficile de revenir en arrière pour les communautés scientifiques qui s’évertuent à prôner l’utilisation des statines depuis si longtemps. D’autant plus qu’aucune ressource fiable ne semble finalement donner un contrepoids solide à cette « théorie du complot ».

Cependant, les affirmations des détracteurs font froid dans le dos.

Est-ce que la réduction du cholestérol mène vraiment à une meilleure santé?

L’avis de Michel De Lorgeril

Dans une interview du point datant de 2013, le Docteur Michel de Lorgeril, est catégorique:

« Prendre une statine, la principale classe d’anti-cholestérol, n’améliore l’espérance de vie de personne. Aujourd’hui, les recommandations officielles sont dépassées car fondées sur des études très anciennes. Le discours classique incite toujours à prescrire des statines après un infarctus du myocarde. Pourtant, toutes les études scientifiques récentes (et donc soumises à des critères plus exigeants), depuis 2005-2008, n’ont jamais pu vérifier cette hypothèse.

Malgré les arguments du marketing, les statines n’ont aucun bon effet, à part celui de baisser le taux de cholestérol, ce qui, en réalité, ne protège nullement le coeur. Elles pourraient être éventuellement utiles pour certaines pathologies extrêmement rarissimes, et encore… En revanche, à forte ou à moyenne dose, on augmente les risques de cancer, de troubles sexuels, de diabètes, des risques également oculaires, cognitifs, voire psychiatriques, et on empoisonne les muscles. Concernant les cancers, les données scientifiques commencent à devenir solides et inquiétantes. »

A noter au passage que les Pr Philippe Even et Bernard Debré ont été sanctionnés en 2014 par l’Ordre des médecins pour leur livre controversé « Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux » par un an d’interdiction d’exercer la médecine, dont six mois avec sursis.

L’avis de Justin Smith

Pour étayer sa théorie, Justin Smith, l’auteur de l’ouvrage « 29 milliards de raisons de mentir sur le cholestérol »,  a établit une (non) corrélation intéressante entre le taux de mortalité et les niveaux de cholestérol de la population:

En analysant les données publiques sur une période donnée, il a identifié que même si les niveaux de cholestérol ont baissé ces dernières années, les taux de décès de maladies cardiaques n’ont, eux, pas baissé.

« … entre 1994 et 2006, le pourcentage d’hommes âgés de 65 à 74 ans présentant un taux de cholestérol « élevé » a diminué de 87 % à 54 %… Malgré cela, le taux de maladies coronariennes pour ce groupe d’âge est demeuré sensiblement le même…

Justin Smith démonte progressivement les analyses qui avaient été formulées jusqu’à présent: les résultats de l’étude Framingham Heart Study.

Selon lui, le cholestérol n’est tout simplement pas le principal responsable des maladies cardiaques.

Il évoque aussi le Dr Stephen Sinatra, cardiologue agréé et éminent expert dans le domaine de la cardiologie naturelle, qui a expliqué dans une entrevue récente:

« Regardons les choses en face, le cholestérol est quelque chose dont votre corps a besoin. Si vous regardez l’étude MRFIT[Multiple Risk Factor Intervention Trial] où l’on a examiné 180 000 hommes sur une période de 7 ans (1973-80); les hommes avec un taux de cholestérol de 330 ont subi un accident vasculaire cérébral moins hémorragique que les hommes avec un taux de cholestérol inférieur à 180. Si vous regardez les chiffres du cholestérol, un taux de cholestérol plus élevé vous procurera une protection contre les accidents vasculaires cérébraux hémorragiques. (Je ne parle pas d’un accident ischémique cérébral, mais d’un accident hémorragique.)

…[N]ous avons besoin de cholestérol dans notre peau pour activer la vitamine D3 de la lumière du soleil. Nous avons besoin de cholestérol pour fabriquer nos hormones sexuelles… pour fabriquer nos hormones surrénales. Nous en avons besoin pour la lubrification. Nous en avons besoin pour le fonctionnement des neurotransmetteurs dans le cerveau. Lorsque la LDL est trop basse, il n’est pas surprenant que beaucoup de patients développent des problèmes de mémoire ou de pré-alzheimer, ou même une amnésie globale totale, la perte de mémoire. C’est très effrayant et j’ai vu plusieurs cas…. Il y a tellement d’autres aspects qui, à mon avis, jouent un rôle beaucoup plus important que je place le cholestérol en bas de l’échelle.

L’avis du Dr Jean-Paul Curtay

Le Dr jean paul Curtay s’est lui aussi attaqué au mythe du cholestérol et des statines.

Son livre événement Cholestérol – On vous ment, on vous manipule, révèle pourquoi le mythe du cholestérol a été créé par l’industrie pharmaceutique, et comment les Autorités de Santé sont devenues complices de cette arnaque.

D’après lui, en diminuant le taux de cholestérol dans votre organisme, les statines vous privent aussi de ses bienfaits indispensables. Ces substances ne font pas que traiter un faux problème… Elles vous empoisonnent…

La contre attaque des communautés scientifiques pro statines

32 spécialistes rétablissent « La vérité »

Sous la houlette de 4 médecins français, un collectif de 32 praticiens publie un livre au titre détonnant « La vérité sur vos médicaments » (édition Odile Jacob).

Les auteurs de l’ouvrage, M. Grimaldi, professeur émérite d’endocrinologie-diabétologie au CHU de la Pitié-Salpêtrière, M. Bergmann, chef du service de médecine interne à l’hôpital Lariboisière (Paris), M. Chast, chef du service de pharmacie clinique du groupe hospitalier Cochin-Hôtel-Dieu, et Mme Le Jeunne, chef de service de médecine interne du groupe hospitalier Cochin-Paris-Centre, épaulés de 28 spécialistes, ont écrit cette ouvrage « en toute indépendance », et en s’appuyant « sur l’étude de la littérature ».

D’après Jérémy Anso, « La vérité sur vos médicaments », apparait comme un règlement de compte contre les Professeur Even et Debré, tous deux auteurs des livres « La Vérité sur le cholestérol » en 2013 et le « Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux » en 2012.

Toujours d’après Jérémy, une majeure partie des auteurs est sujette à conflit d’intérêts:

Il indique que le service hospitalier du professeur Grimaldi a été entièrement informatisé par un don de Sanofi Aventis, à hauteur de 90.000 €, qui commercialise pas moins de 16 produits contre le diabète.

Il cite: « Seulement 6 auteurs sur 32 ne déclarent aucun conflit d’intérêt. En revanche, pour les 26 médecins restants, ce ne sont pas moins de 1346 avantages, dont les montants varient entre 10 et 6.700 €, et des conventions avec les firmes pharmaceutiques qui existent, et seulement entre 2012 et le deuxième semestre 2014.

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La suite de son article est disponible ici: www.dur-a-avaler.com

Les traitements naturels contre le cholestérol: des alternatives possibles aux statines ?

Nous n’avons pas la prétention d’émettre un quelconque jugement sur la fiabilité des statines dans cet article. En effet, nous ne sommes pas laboratoire d’analyse scientifique et ne disposons pas d’une contre étude fiable sur le sujet. Notre seule ambition est de rassembler toute la littérature scientifique sur les médecines alternatives et complémentaires afin de démocratiser l’utilisation de solutions les plus naturelles possibles.

L’aspect délicat de ce sujet, c’est que votre médecin ne vous recommandera pas l’arrêt des statines, et comme tout média d’informations, nous ne pouvons vous recommander d’aller à l’encontre des conseils de professionnels de santé.

Ce que nous constatons toutefois, ce sont tous ces bruits autour du cholestérol, et sur la fausse efficacité et les dangers des statines. Les détracteurs, qui se font de plus en plus nombreux sont – comme vous avez pu le voir à leurs fonctions – des éminences de la communauté scientifique.

Pour celles et ceux qui sont intéressés à découvrir des solutions naturelles, nous avons rassemblé des informations provenant de sources qui nous paraissent fiables et que nous citerons en bas d’article. Nous vous proposons ensuite d’en discuter librement avec votre médecin traitant pour recueillir son avis avant d’envisager de tester ces solutions.

1. Bêta-sitostérol

Le bêta-sitostérol est l’un des phytostérols alimentaires les plus courants (stérols végétaux) que l’on trouve et synthétisé exclusivement dans les fruits, les légumes, le soja, le pain, les arachides et les produits à base d’arachide. De nombreuses études menées chez l’homme et les animaux ont démontré que la supplémentation en bêta-sitostérol diminue le cholestérol sérique total ainsi que le cholestérol des lipoprotéines de basse densité (LDL) et peut être bénéfique pour les patients atteints d’hypercholestérolémie (taux élevés de cholestérol sanguin).
La prudence est de mise lorsqu’on prend des suppléments de bêta-sitostérol, car de nombreux effets indésirables, notamment des interactions médicamenteuses, sont possibles. Les suppléments de bêta-sitostérol ne sont généralement pas utilisés pendant la grossesse ou l’allaitement, sauf avis contraire d’un médecin.

2. Calcium

Le chlorure de calcium peut être administré par voie intraveineuse (IV) par un professionnel de santé qualifié en réanimation cardiaque, particulièrement après une chirurgie à cœur ouvert, lorsque l’épinéphrine ne parvient pas à améliorer les contractions myocardiques faibles ou inefficaces. Le chlorure de calcium est contre-indiqué pour la réanimation cardiorespiratoire en présence de fibrillation ventriculaire. La RCR avec du chlorure de calcium ne devrait être effectuée que sous la supervision d’un professionnel de la santé qualifié.
Évitez si vous êtes allergique ou hypersensible au calcium ou au lactose. Des doses élevées prises par voie orale peuvent causer des calculs rénaux. Évitez avec l’hypercalcémie (taux élevés de calcium dans le sang), l’hypercalciurie (taux élevés de calcium dans l’urine), l’hyperparathyroïdie (taux élevés d’hormone parathyroïdienne), les tumeurs osseuses, la toxicité digitale, la fibrillation ventriculaire (ventricules du contrat cardiaque dans le rythme non synchronisé), les calculs rénaux, la maladie rénale ou la sarcoïdose (inflammation des ganglions lymphatiques et divers autres tissus). Les suppléments de calcium fabriqués à partir de dolomie, de coquilles d’huîtres ou de farine d’os peuvent contenir des niveaux inacceptables de plomb. Utiliser avec précaution en présence d’achlorhydrie (absence d’acide chlorhydrique dans les sucs gastriques) ou d’arythmie (irrégularité du rythme cardiaque). Le calcium semble sans danger chez les femmes enceintes ou qui allaitent; parlez à un professionnel de santé pour déterminer la posologie appropriée pendant la grossesse et l’allaitement.

3. Niacine

La niacine est un traitement bien accepté pour les cas de cholestérol élevé. Des études montrent que dans ce cas, la niacine présente des avantages significatifs sur les niveaux de cholestérol HDL ou ‘bon cholestérol’, avec de meilleurs résultats que certains médicaments…

Évitez la niacine/vitamine B3 si vous êtes allergique à la niacine ou au niacinamide. Évitez en cas d’antécédents de maladie ou de dysfonctionnement hépatique, de battements cardiaques irréguliers (arythmie), de maladies cardiaques, de coagulation sanguine, de troubles de saignement, d’asthme, d’anxiété, de crises de panique, de troubles thyroïdiens, d’ulcères de l’estomac, de goutte ou de diabète. Évitez si vous êtes enceinte ou allaitez.

4. Acides gras oméga-3

Il existe de solides preuves scientifiques provenant d’essais sur l’homme indiquant que les acides gras oméga-3 provenant des suppléments de poisson ou d’huile de poisson (EPA + DHA) réduisent de façon significative les niveaux de triglycérides sanguins. Les avantages semblent être proportionnels à la dose. Les suppléments d’huile de poisson semblent également entraîner une légère amélioration des lipoprotéines de haute densité (« bon cholestérol »); toutefois, on observe également une augmentation (accroissement) des taux de lipoprotéines de basse densité (LDL/ « mauvais cholestérol »). Nous ne savons pas si l’acide alpha-linolénique affecte de façon significative les niveaux de triglycérides; il existe des preuves contradictoires concernant l’hypertriglycéridémie.
Évitez, si vous êtes allergique ou hypersensible au poisson, les produits contenant des acides gras oméga-3 provenant du poisson, des noix, de l’acide linolénique ou des acides gras oméga-3 provenant des noix. Évitez pendant les saignements actifs. Utilisez avec prudence (demandez conseils à votre médecin) en cas de troubles de saignement, de diabète, d’hypotension artérielle ou de prise de médicaments, d’herbes ou de suppléments qui traitent ces pathologies.

Utilisez avec prudence avant toute intervention. L’Environmental Protection Agency (EPA) recommande que l’apport soit limité chez les femmes enceintes à un seul repas de 170 grammes par semaine et chez les jeunes enfants à moins de 56 grammes par semaine. En ce qui concerne les poissons d’élevage, importés ou de mer, la Food and Drug Administration des États-Unis recommande aux femmes enceintes, aux mères qui allaitent et aux jeunes enfants d’éviter de manger des poissons dont le taux de méthylmercure est plus élevé et de consommer moins de 340 grammes par semaine d’autres types de poissons.

5. Psyllium

Le psyllium, aussi appelé ispaghula, est dérivé des enveloppes des graines de Plantago ovata. Le psyllium contient un niveau élevé de fibres alimentaires solubles et est le principal ingrédient dans de nombreux laxatifs courants, tels que le Metamucil et le Serutan. Le psyllium est bien étudié en tant qu’agent permettant d’abaisser le cholestérol, avec des réductions généralement modestes du taux sanguin de cholestérol total et des lipoprotéines de faible densité (« mauvais cholestérol »). Des effets ont été observés après huit semaines d’utilisation régulière. Le psyllium ne semble pas avoir d’effets significatifs sur les lipoprotéines de haute densité (« bon cholestérol ») ou les taux de triglycérides. Comme on n’a observé que de faibles réductions (cholestérol total et LDL), les personnes ayant un taux de cholestérol élevé devraient discuter de l’utilisation d’agents plus puissants avec leur professionnel de la santé.

Évitez si vous êtes allergique ou hypersensible au psyllium, à l’ispaghula ou au plantain anglais (Plantago lanceolata). Éviter chez les patients souffrant de troubles œsophagiens, d’atonie gastro-intestinale, d’impaction fécale, de rétrécissement du tractus gastro-intestinal, de difficultés de déglutition et de chirurgie intestinale antérieure. Éviter l’ingestion de produits contenant du psyllium chez les personnes exposées de façon répétée ou prolongée au psyllium qui n’ont pas manifesté de symptômes allergiques ou hypersensibles. Les médicaments doivent être pris une heure avant ou deux heures après le psyllium. Un apport adéquat en liquides est requis lors de la prise de produits contenant du psyllium. Utiliser avec précaution avec les diluants sanguins, les antidiabétiques, la carbamazépine, le lithium, les diurétiques économes en potassium, les salicylates, les tétracyclines, la nitrofurantoïne, le calcium, le fer, la vitamine B12, d’autres laxatifs, les antidépresseurs tricycliques (amitriptyline, doxépine et imipramine), les antigoutteux, les anti-inflammatoires, les hydrophiles. Utilisez avec prudence en cas de diabète et de dysfonctionnement rénal. Utilisez avec prudence si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.

6. Levure de riz rouge

Depuis les années 1970, des études sur l’homme ont montré que la levure rouge abaisse les taux sanguins de cholestérol total, de lipoprotéines de basse densité/LDL (« mauvais cholestérol ») et de triglycérides. D’autres produits contenant de la levure de riz rouge peuvent encore être achetés, principalement sur Internet. Toutefois, les effets ne sont pas prévisibles. Pour abaisser le taux de cholestérol élevé, il semble exister de meilleurs résultats avec l’utilisation de médicaments comme la lovastatine, mais cela reste tout de même une alternative envisageable.
Évitez si vous êtes allergique ou hypersensible à la levure de riz rouge. A éviter en cas de maladie du foie. Utiliser avec prudence en présence de troubles de saignement. Évitez si vous êtes enceinte ou allaitez.

7. Soja

De nombreuses études sur l’homme indiquent que l’ajout de protéines de soja au régime alimentaire peut modérément réduire les taux sanguins de cholestérol total et de lipoprotéines de faible densité (« mauvais » cholestérol). De légères réductions des triglycérides peuvent également se produire, tandis que les lipoprotéines de haute densité (« bon » cholestérol) ne semblent pas être altérées de façon significative. Certains scientifiques ont suggéré que des composants spécifiques du soja, comme les isoflavones genistein et daidzéine, pourraient être responsables des propriétés hypocholestérolémiantes du soja. Cependant, cela n’a pas été clairement démontré dans la recherche et demeure controversé. On ne sait pas si les produits contenant des isoflavones de soya isolées ont les mêmes effets que l’apport alimentaire régulier en protéines de soya. Il n’a pas été démontré que les protéines de soja alimentaire n’ont pas d’effet sur les résultats cardiovasculaires à long terme d’un taux élevé de cholestérol, comme une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral.
Éviter si allergique au soja. Des problèmes respiratoires et des éruptions cutanées peuvent survenir chez les personnes sensibles. Le soja, dans le cadre de l’alimentation régulière, est traditionnellement considéré comme sans danger pendant la grossesse et l’allaitement, mais les données scientifiques sont limitées. Les effets des doses élevées d’isoflavones de soja sur les humains ne sont pas encore bien connus et ne sont donc pas recommandés. Un cas de rachitisme lié à une carence en vitamine D a été signalé chez un nourrisson nourri au lait de soja (non conçu spécifiquement pour les nourrissons). Les personnes qui souffrent d’irritation intestinale (colite) causée par le lait de vache peuvent souffrir de dommages intestinaux ou de diarrhée causée par le soja. On ne sait pas si les isoflavones de soja ont les mêmes effets secondaires que les œstrogènes, comme notamment le risque de caillots sanguins. L’utilisation du soja est souvent déconseillée chez les patients atteints de cancers hormonosensibles, comme le cancer du sein, des ovaires ou de l’utérus. D’autres affections hormono-sensibles telles que l’endométriose peuvent également être aggravées. Les patients qui prennent des anticoagulants comme la warfarine devraient consulter un médecin et un pharmacien avant de prendre des suppléments de soya.

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8. Arginine

Les premiers résultats de plusieurs études suggèrent que l’arginine administrée par voie orale ou par injection peut améliorer la tolérance à l’exercice et la circulation sanguine dans les artères du cœur. Des bienfaits ont été démontrés chez certains patients souffrant de coronaropathie et de douleurs thoraciques (appelées angine). Cependant, d’autres recherches sont nécessaires pour confirmer ces résultats et mettre au point des doses sûres et efficaces.
Évitez si vous êtes allergique à l’arginine ou si vous avez des antécédents d’accident vasculaire cérébral, de maladie du foie ou des reins. Évitez si vous êtes enceinte ou allaitez. Soyez prudent si vous prenez des médicaments amincissants (comme la warfarine ou Coumadin) et des médicaments pour la tension artérielle, des herbes ou des suppléments ayant des effets similaires. Vérifiez le taux de potassium dans le sang. La L-arginine peut aggraver les symptômes de la drépanocytose. La prudence est conseillée chez les patients qui prennent des médicaments d’ordonnance pour contrôler les niveaux de sucre.

9. Avocat

Les avocats ajoutés à la diète peuvent réduire le cholestérol total, le LDL (mauvais cholestérol), le HDL (« bon » cholestérol) et les triglycérides. D’autres études sont nécessaires avant de pouvoir formuler une recommandation ferme concernant l’hypercholestérolémie.
Évitez si vous êtes allergique ou hypersensible à l’avocat, à la banane, à la châtaigne ou au latex de caoutchouc naturel. Utilisez avec précaution avec les anticoagulants (comme la warfarine). Évitez avec les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO). Des doses supérieures à celles trouvées dans un régime alimentaire normal ne sont pas recommandées en cas de grossesse ou d’allaitement. Certains types d’avocats peuvent être dangereux pendant l’allaitement maternel.

10. Orge

La Food and Drug Administration (FDA) a annoncé que l’orge à grains entiers et les produits contenant de l’orge peuvent effectivement réduire le risque de maladie coronarienne. Pour cela, les aliments contenant de l’orge doivent fournir au moins 0,75 gramme de fibres solubles par portion de l’aliment.
Plusieurs petites études randomisées suggèrent que l’orge riche en fibres, la farine de son d’orge et l’huile d’orge provoquent de faibles réductions du taux de cholestérol sérique en augmentant l’excrétion du cholestérol. Les effets du bêta glucane varient en ce qui concerne la réduction du cholestérol. Il existe des données probantes provenant de la recherche scientifique existante pour appuyer l’utilisation de l’orge en même temps qu’une diète hypocholestérolémique dans les cas bénins d’hypercholestérolémie. Des études portant sur des échantillons plus importants et aux durées plus longues sont nécessaires pour confirmer de façon plus rigoureuse les effets de l’orge sur l’hyperlipidémie.
Utilisez avec prudence chez tous les patients en raison d’un risque possible de contamination par les champignons. Utilisez avec prudence chez l’enfant. Utilisez avec prudence chez les patients prenant des agents hypoglycémiants, en raison des propriétés additifs possibles. Utilisez avec prudence chez les patients prenant des agents cardiaques, car l’hordenine dans la racine de l’orge germinative est un sympathomimétique. Les fibres peuvent réduire le transit gastro-intestinal et, par conséquent, réduire l’absorption de divers agents administrés par voie orale. Éviter l’utilisation chez les patients atteints de la maladie coeliaque. Le gluten présent dans l’orge peut exacerber cet état.

11. Bétaïne anhydre

Dans l’ensemble, la supplémentation en bétaïne a montré des réductions significatives de l’homocystéine à jeun et de l’homocystéine à charge post-méthionine. Cependant, d’autres études sont nécessaires pour mieux comprendre les effets de la bétaïne sur l’hyperhomocystéinémie.
Évitez si vous êtes allergique / hypersensible à la bétaïne anhydre ou cocamidopropylbétaine, une forme de bétaïne. Utilisez avec prudence en présence de néphropathie, d’obésité et de troubles psychiatriques. Évitez si vous êtes enceinte ou allaitez.

12. Caroube

Il a été démontré que les fibres, comme les fibres d’avoine, réduisent le taux de cholestérol sérique. La fibre de caroube ou la gomme de caroube peut également avoir cette capacité, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour mieux comprendre les effets de la caroube sur l’hypercholestérolémie (taux élevé de cholestérol).
Éviter en cas d’allergie/hypersensibilité à la caroube (Ceratonia siliqua), à ses constituants ou à toute plante de la famille des Fabaceae, y compris le tamarin. Évitez les troubles métaboliques, les troubles ou carences en chrome, cobalt, cuivre, fer ou zinc, les troubles rénaux ou la diarrhée aiguës. Éviter chez les nourrissons ayant un poids insuffisant. Utilisez prudemment chez les patients souffrant d’anémie, d’allergie connue aux arachides et autres noix, de complications avec la poudre, la formation en vrac boissons laxatives, le diabète, ou l’hyperlipidémie. Utilisez avec prudence si vous prenez des herbes ou des médicaments par voie orale. Utiliser avec prudence chez les patients hypouricémiques. Évitez si vous êtes enceinte ou allaitez.

13. Chia

Les premières études sur les animaux et les humains suggèrent que les régimes alimentaires contenant des graines de chia peuvent diminuer les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires. Les études suggèrent que les effets sur les humains soient semblables à  ceux des autres grains entiers. D’autres études sont nécessaires.
Les données sur l’innocuité du chia sont limitées. Évitez si vous êtes allergique ou sensible au chia, au sésame ou à la graine de moutarde. Utiliser avec prudence en présence d’hypotension artérielle ou de troubles de saignement. Utilisez avec prudence si vous prenez des agents anticancéreux, antioxydants, hypotenseurs ou amincissants sanguins, ou des agents qui se décomposent dans le foie. Évitez si vous êtes enceinte ou allaitez.

14. Chitosan

Les résultats de plusieurs essais suggèrent que le chitosane pourrait avoir un effet bénéfique sur l’hyperlipidémie, y compris les profils lipidiques sériques, la baisse du cholestérol total et du cholestérol LDL tout en augmentant le taux de cholestérol HDL (lipoprotéine de haute densité). Cela semble particulièrement vrai lorsqu’il est associé à un régime hypocalorique. Toutefois, les études faisant état des plus grands bienfaits du chitosane utilisé en combinaison avec d’autres ingrédients actifs, cela rend impossible une déclaration causale pour le chitosane. Les futurs essais d’efficacité du chitosane devraient évaluer l’efficacité et l’innocuité relatives de cette substance seule par rapport à d’autres interventions et déterminer si le chitosane agit en synergie avec d’autres substances. De plus, si l’efficacité est solidement établie, il faut déterminer la posologie optimale.
Évitez si vous êtes allergique ou sensible au chitosan ou aux mollusques et crustacés. Utilisez prudemment avec le diabète ou les troubles de saignement. Utilisez avec prudence si vous prenez des médicaments, des herbes ou des suppléments qui abaissent la glycémie ou augmentent le risque de saignement. Chitosan peut diminuer l’absorption des graisses et des vitamines liposolubles des aliments. Le Chitosan n’est pas recommandé pendant la grossesse ou l’allaitement maternel.

15. Gamma oryzanol

Le gamma oryzanol semble réduire le cholestérol total, le LDL, le HDL et les triglycérides. Une étude supplémentaire est nécessaire pour établir l’effet du gamma-oryzanol sur l’hyperlipidémie.
Évitez si vous êtes allergique ou hypersensible au gamma-oryzanol, à ses composants ou à l’huile de son de riz. Utilisez avec prudence si vous prenez des anticoagulants (diluants sanguins), des suppresseurs du système nerveux central (SNC), de l’hormone de croissance, des médicaments ou des herbes qui modifient le taux de sucre dans le sang, des immunomodulateurs, de l’hormone lutéinisante ou de l’hormone lutéinisante, de la prolactine, des médicaments hypoglycémiants ou hypothyroïdiens, des herbes ou des suppléments. Utilisez avec prudence en cas de diabète, d’hypothyroïdie, d’hypoglycémie, d’hyperglycémie et d’hypercholestérolémie. Évitez si vous êtes enceinte ou allaitez.

16. Une pomme par jour

Une étude parue dans le British Medical Journal (BMJ) met en avant les bienfaits sur le taux de cholestérol des Golden, Pink Lady et autres Granny Smith !

Selon des chercheurs de l’université d’Oxford« en proposant une pomme par jour à l’ensemble de la population britannique de plus de 50 ans (soit 22 millions de personnes), ce sont 8.500 décès prématurés (pour raisons cardiovasculairesqui pourraient être évités ».

Est-ce à dire que les pommes sont aussi efficaces que les statines ? Non, bien sûr ! « Ce n’est absolument pas notre message », précise Adam Briggs, principal auteur de ce travail. « En aucun cas les patients sous statines ne doivent stopper leur traitement en faveur d’une consommation de pommes ! En revanche, nous pensons qu’ils peuvent tirer avantage à faire cohabiter les traitements médicamenteux et les méthodes de prévention simples comme la consommation quotidienne de pommes. » Cela démontre surtout, si besoin était, tout l’intérêt d’une alimentation saine, notamment riche en fruits.

Source: futura-sciences.com, 

Et rappellez vous, d’après le Dr Michel De Lorgeril:

Ce sont surtout nos habitudes de vie qui sont en cause : comme le tabac, la sédentarité, une mauvaise gestion du stress et l’alimentation. Ces quatre facteurs sont extrêmement importants, surtout l’alimentation. Il faut tout simplement privilégier une diète méditerranéenne, c’est-à-dire avec peu de crème, de viande, de beurre et en privilégiant des aliments de qualité, sans pesticides, de l’huile d’olive, des poissons, des céréales complètes, des fruits et légumes… et parfois un bon verre de vin ! (www.lepoint.fr)

Sources des Traitements naturels: naturaldatabase.therapeuticresearch.com