Safran: Propriétés, Bienfaits, Utilisation thérapeutique

Safran (Crocus sativus Iridée)

  • Parties utilisées : stigmates.
  • Principaux composants : essence (de la classe des terpènes), picrocrocine, crocine…

Propriétés :

Usage interne :

  • régulateur des règles (à la fois stimulant et sédatif de l’utérus)
  • sédatif et tonique gastrique
  • sédatif et tonique au système nerveux central

Usage externe :


  • analgésiant de la muqueuse gingivale.

Indications :

Usage interne :

  • règles douloureuses et douleurs lombaires conco­mitantes
  • dyspepsies atoniques
  • toux quinteuses, spasmes bronchiques (Liégeois)

Usage externe :

  • troubles de la dentition

Comment l’utiliser :

Usage interne (thérapeutique onéreuse — voir N.B.) :

  • infusion :15 g pour 1 litre d’eau. Bouillir et infu­ser 15 minutes. 1 à 3 tasses par jour
  • poudre : 0,50 à 1 g par jour, en cachets à 0,25 g
  • teinture : 2 à 5 g par prises de 10 à 20 gouttes toutes les 2 heures.

Usage externe :

  • teinture en collutoire (frictions gingivales).

N.B. :


Quelques lectures intéressantes:

  • Le Safran serait originaire d’Asie Mineure et aurait été ramené de Terre sainte par un croisé, dans un bâton astucieusement évidé. Il avait, autrefois, une importance commerciale extraordinaire et sa falsification était sévè­rement réprimée. En 1444 un fraudeur, épicier à Nurem­berg, fut brûlé au même bûcher que son safran trafi­qué.
  • Il est cultivé en Espagne, en Italie et, en France, dans l’Angoumois, le VaucTuse, l’Albigeois, le Gâtinais.

Les stigmates sont recueillis à l’épanouissement de la fleur et desséchés. Il faut 70 000 stigmates environ pour faire 1 livre et 5 livres de safran frais pour obtenir 1 livre

 

de produit sec. Ces précisions sont de nature à faire com­prendre le prix élevé du produit…

Le Safran était autrefrois considéré comme un cordial dispensateur de gaieté. On disait d’un homme hilare qu’il avait « dormi dans un sac de Safran » (dormivit in sacco Croci). Si l’homme avait pu emporter sa couche, on com­prend qu’il puisse voir la vie en jaune.

Les amateurs de paella, de bouillabaisse et de bourride doivent sans doute au Safran cette digestion facile que chacun se plaît à remarquer.

Le mourtairol périgourdin mérite une mention. Il s’agit d’une soupe d’un type particulier. Dans un litre et demi de bouillon de poule, on fait fondre 1 g de safran et on verse, chaud et peu à peu, sur un matelas de fines tranches de pain de campagne garnissant la soupière, jusqu’à ce que le pain ne puisse plus absorber de liquide. Mettre alors à four doux pendant une demi-heure en arrosant de bouillon pour que le pain ne puisse se des­sécher. Servir dans la soupière.

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