Pulmonaire officinale: Plante médicinale sudorifique, pectorale, adoucissante, émolliente

La Pulmonaire officinale (Pulmonaria ofjicinalis, Borraginée) est une plante vivace des prairies, des bois humides et des sols humifères de la plaine à l’étage des collines. Le rhizome ramifié porte des tiges feuillues et des tiges fleuries vertes et grossièrement poilues. Pendant la floraison, de mars à mai, elles atteignent 30 cm de haut. Feuilles sessiles ou à pétiole court. Fleurs pentamères, à court pédoncule, à calice en forme de cloche et corolle infundibuliforme, d’abord pourpre puis virant au bleuâtre. Le fruit consiste en 4 nucules ovoïdes, vaguement carénées, brillantes et sombres. Espèce extrêmement variable que les botanistes modernes divisent généralement en deux espèces séparées : Pulmonaria officinalis L. et P. ohscura Dumort. La première espèce a des feuilles tachetées disposées en rosette persistante, les feuilles de la seconde n’ont pas de taches et la rosette ne dure que l’été.


Quelques lectures intéressantes:

Pulmonaire officinale, plante médicinale :

Le genre Pulmonaria, comptant quelque 12 espèces, est distribué dans toutes les régions tempérées d’Europe, de la Grande-Bretagne à l’Oural. La Pulmonaire officinale est l’une des plus anciennes herbes médicinales. Le nom scientifique dérive du latin pulmo, poumons, auxquels les feuilles res­semblent beaucoup par leur forme, la ressemblance avec des poumons ma­lades étant accentuée par les taches blanches à leur surface. Cette espèce est un exemple de la pratique médiévale de traitement per signaturam, c’est-à-di­re en fonction de la similarité. Il existe néanmoins des raisons rationnelles pour l’utilisation médicinale des feuilles et des tiges fleuries même de nos jours car elles contiennent de l’acide silicique partiellement soluble, du muci­lage, des saponines et d’autres substances glucosidiques aux propriétés anti­inflammatoires et vulnéraires. De nos jours elle est utilisée principalement pour soigner les maladies des voies respiratoires supérieures, à savoir la bron­chite chronique chez les personnes âgées. La drogue a aussi une action expec­torante bénéfique, particulièrement appréciée par les patients âgés. Elle est utilisée sous forme d’infusion — 1 cuiller à soupe de drogue émiettée pour 1 tasse d’eau — 3 fois par jour après les repas. Une infusion similaire à usage externe est utilisée pour bassiner des hémorroïdes hémorragiques. La Pulmo­naire entre dans la composition de nombreuses tisanes pour les douleurs de poitrine. La demande courante de la drogue est relativement faible et actuel­lement la cueillette dans la nature suffit. Feuilles et tiges doivent être étalées et séchées rapidement car un séchage lent et en couches les fait aisément virer au brun et perdre de leur pouvoir. Trop séchée, la drogue est friable. Atten­tion, elle moisit facilement.

  • Autres appellations : herbe de cœur, herbe aux poumons.
  • Parties utilisées : feuilles ou sommités fleuries.

Propriétés :

  • sudorifique (analogue à la bourrache)
  • pectoral, adoucissant
  • émollient

Indications :

  • affections bronchiques
  • hémoptysies

Utilisation thérapeutique de la pulmonaire officinale :

  • infusion de feuilles ou sommités fleuries : 1 poi­gnée par litre. Bouillir, infuser 10 minutes. 3 ver­res par jour.

Crédit photo: semences-partage.net


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