Manomaya, la troisième couche qui recouvre le soi en Ayurvéda

Manomaya, la troisième couche qui recouvre le Soi, est entretenue par le mental et ses fonctions. Le feu est à l’ univers ce que le mental est aux humains.

Le mental est complexe ; il contrôle de nombreuses émotions. Il est la base de la volonté et l’architecte des désirs. Manomaya, l’expression transformante de la conscience, est le pouvoir favorable de la transmutation universelle et la force ignée de toutes les formes de vie.

La Terre a un mental propre et son principe auroconstructeur est le feu. Le feu rend l’univers entier visible. Ce que nou percevons du point de vue des idées, de la vision et de l’ imagination, n’est q u’ une minuscule parcelle du dynamisme du mental dans la terre. Notre capacité à projeter les noms et les formes, nâmarûpa, relève seulement du principe suprêmement intelligible et intelligent de la terre.


Notre capacité à l’intelligence ordonnée se manifeste dans nos galaxies et planètes. De même que la terre métabolise l’oxygène et le combustible en feu, ainsi la fonction de Pitta dans le corps métabolise les acides et les enzymes dans le corps, pour digérer nourriture et pensées. Sa capacité à équilibrer et maintenir la température précise dans la force immanence du cosmos, est notre capacité à maintenir la température corporelle. Son mental et son intelligence sont nos émotions et nos pensées. Le feu transmutateur de l’univers est le feu, agni, de coutes les formes vivantes. Outre qu’il fournit la chalem pour la digestion, il est apparenté aux eaux du goût et de l’appétit. Le feu est perçu par la vue, et il est le pouvoir de toutes les formes existantes. L’œil et le sens de la vue sont créés par l’élément feu. Lart de faire cuire les alimen rs les transmue en quelque chose qui convient au système humain. Toute forme de vie transmue les éléments à sa manière propre.

Dans la plupart des formes de vie, le pouvoir de transmutation réside entièrement dans le système digestif. Les humains transmuent les aliments par le feu extérieur et le feu intérieur.

Cette création ne sera jamais définie ni capturée par des mots. Notre capacité à transcender les pensées et à demeurer dans l’unité de la présence universelle est due à la puissance autoconscructrice du feu terrestre.


Quelques lectures intéressantes:

Quand l’intelligence qui nous est im manente perd sa connexion avec L’essence du magnétisme et du dynamisme de la terre, La pensées et les émotions deviennent aléatoires et distordues. Une fois que le corps de nourriture et le corps de prâna sont endommagés, le corps de mental, qui est plus subtil, est profondément altéré. C’est de cette transformation inquiétante que toutes les actions destructrices sont issues. Les actes fanatiques sont la conséquence d’un corps de mental déformé. La violence commise par les êtres humains est le symptôme d’une altération importante du feu mental.

I.:épidémie présente d’égocentrisme, d’obses­sion de soi-même, est le symptôme d’ un mental donc le feu s’est déréglé. Noue capacité innée à réfléchir, à choisir, à construire, se consume. Nous avons le pouvoir de régler et apaiser la flamme. Le pouvoir du mental a donné lieu à une grande incompréhension. Il ne fait aucunement de nous des êtres supérieurs et exclusifs. Il n’est que le fruit de nos actions karmiques. Nous ne sommes que cette Conscience, qui n’est pas mentale – et nous sommes même ce qui transcende cette Conscience.

C’est en transcendant le mental et l’espèce particulière dans laquelle nous sommes emprisonnés, que l’on est réellement Soi, le Soi, qui est la Nature de la Nature. Mais si nous ne pouvons nous rappeler, le Soi cognitif ne prévaudra pas. Le processus de découverte de Soi (âtma vichara, l’examen du soi) doit ên-e clair et simple – le Soi ne peut être confondu avec rien – ‘aucune chose’. Un style de vie sain ne servira à rien, tant que nous persisterons à bloquer notre mémoire.

Le mental est notre faculté réceptive. Quand le corps-mental est affecté, la connaissance est affaiblie, à cause de l’oubli. Nous nous jetons dans les rets de Mâyâ. Nous perdons toute retenue, toute distance, tout discernement. Quand le feu universel est réfléchi par la flamme modérée du mental, nous sommes au mieux. Les vertus (dharma, virya) brillent, la participation universelle est harmonieuse, tejas, l’éclat igné et lumineux, illumine une terre heureuse. Elle a trop subi notre colère, notre jalousie, notre haine. Elle attend notre bonté.


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