Malbouffe, remplissage psychologique, comment recadrer ses mauvais mécanismes?

Par Fériel Berraies, thérapeute

Pour beaucoup d’entre nous, la nourriture est un « remplissage » et non un mécanisme  physiologique de recherche de satiété. En fin de journée, en pic de stress, pour se consoler par rapport à une épreuve ou rechercher cette satisfaction illusoire et éphémère que procure l’acte de manger, tout est une excuse pour faire des écarts.

Avec les sur-sollicitations, les épreuves du quotidien, le stress, la sinistrose, manger est devenu le seul plaisir accessible. Et quand les publicités et les tentations sont à chaque coin de rue, il est clair que le commun des mortels finit par y succomber.



Pourtant manger à déraison peut rendre malade, vous isoler et vous tuer…

Psychiatres, psychothérapeutes, médecins, thérapeutes et comportementalistes, chacun a tenté de trouver la cause et le remède. Mais dans la réalité, recadrer un comportement alimentaire erroné, n’est pas  une mince  affaire.

Le mythe du poids de forme

Un poids de forme, c’est avant tout l’équilibre naturel qui stabilise votre corps, tenant compte avant tout d’une relation équilibrée entre vous et la nourriture. Si bien sûr on suit l’adage qui dit «  Mens Sana in corpore sano » le corps serait le produit de l’esprit sain.

Les problèmes de poids comme l’obésité et le surpoids sont souvent provoqués par de nombreux facteurs qui n’ont rien à avoir avec ce rapport idéalisé sport régime, mais seraient le résultat de la vie moderne et le rythme effréné que nous menons (sédentarité, manque d’activité physique) les mauvais comportements alimentaires, le manque de sommeil… les épreuves de la vie, les traumas parfois, la souffrance morale…

Donc autant vous dire que « le corpore sano » c’est pas pour aujourd’hui et en l’occurrence, on ne l’obtient pas naturellement, sans régime et sport et moult douleur et recadrage avec soi-même et son miroir. La relation restera improbable si l’on arrête le sport et le régime car on finira par regrossir. Et pire encore, la cause n’en sera que plus pregnante ; car on reculera une nouvelle fois pour mieux échouer.

Véritable casse-tête auréolé de la culpabilité de manger !

Comment balayer les émotions négatives qui nous amènent à manger, même si l’envie est irrépressible et qu’ on sait que la gratification immédiate est illusoire ?

Attention aucune thérapie ne vous aidera à maigrir pas même le régime si vous avez décidé que non ( votre inconscient)

Pour que le corps modifie naturellement votre équilibre actuel, il faut faire preuve de courage et de volonté, mais la ressource et la décision et tout le travail,  viendra de vous d’abord et d’aucune autre thérapie !

Et si l’on ne fait pas attention, de la simple prise de poids saisonnière, on peut passer à la compulsion et à plus grave cad l’addiction. De vrais  désordres alimentaires, pouvant à terme conduire à de graves problèmes de santé, dont notamment les problèmes cardiaques, le diabète, l’hypertension.

Il existe plusieurs façons d’y remédier et l’une d’entre elle consiste naturellement à surveiller son alimentation. Mais pas que, il faudra dealer avec vous-même et votre volonté !

Maigrissez dans votre tête d’abord et ensuite dans votre assiette

Certaines thérapies brèves ( Hypnose, Sophrologie etc ) peuvent vous y aider, à ce fameux  programme de vie saine  et  de corps équilibré dont vous rêvez, mais ne vous leurrez pas, il faudra alléger votre assiette et bouger et ne pas craquer dans la durée. Maigrir c’est dur et le rester l’est tout autant.

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Préparez-vous mentalement à faire le ménage dans votre tête

La perte de poids se fait par un changement mental, en apprenant à distinguer vos envies de vos besoins. Vous allez trouver du plaisir à manger sainement et  à votre faim, sans plus.

Retrouvez votre vraie nature avec la Sophrologie

Quand on part du postulat que c’est l’esprit qui forge le corps, car tout est lié, c’est là qu’on peut réaliser la force de l’auto suggestion mentale, et de la volonté qui est et sera votre ressource principale, car elle créera votre nouvelle réalité.

En tant que Sophrologue, je ne travaille que le sevrage, cad que le sujet vient  à  moi, quand il a déjà commencé son régime et qu’il a peur de craqué, et là j’interviens pour la gestion du stress, des émotions et pour booster sa motivation à ne pas  lâcher son régime ou ses nouvelles dispositions saines face à l’alimentation.

En modifiant la conscience on aide à la perte de poids car le rapport à l’aliment change
En Sophrologie, on  apprend  à respirer, puis à maitriser pour gérer les pics émotionnels ou les sensations de  « cravings » cad les fringales où tout peut basculer. Quand on a longtemps été dans une relation de remplissage d’un vide émotionnel ou autre et que la nourriture est le seul dérivatif, cela prend un certain temps pour enlever le mécanisme. Car l’on est dans une dynamique de compulsion et c’est comme pour la drogue et ou l’alcool ou la nicotine, on est persuadé que l’on ne peut faire sans, car notre inconscient nous le fait croire !

Et l’habitude a la peau dure… attention à la rechute

C’est comme si on était dans un rite de vie, qui rassure et qui donne cette gratification illusoire, une sensation de bonheur mais qui reste à court terme. Car elle est vite accompagnée de culpabilité, de souffrance et de détestation de soi .

Quand on fait un régime on se dépollue d’abord physiquement et mentalement,  mais on essaye aussi de retrouver les sensations naturelles de la faim.  Avec la Sophrologie  en complément du régime, on apprend à écouter les sensations du corps, distinguer la vraie faim de la faim  psychologique qui cherche à remplir le vide émotionnel. En général dans les compulsions, les addictions alimentaires les problèmes de surcharge pondérale et ou d’obésité, il convient de travailler en équipe : le psychiatre, le nutritionniste, le thérapeute.

Il est impératif avec la Sophrologie, d’apprendre à reconnaitre les sensations de faim au moment des épisodes compulsifs.

La respiration profonde, contrôlée et consciente permet de se poser et de réfléchir pour identifier l’appel face à la nourriture : ce besoin vient-il du ventre ? L’appel pour le sucre ou le gras est-il justifié, est-ce l’envie ou le phantasme de l’interdit ? Est-ce le cerveau par ennui qui demande à se nourrir ?

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Face au stress, buvez de l’eau mangez une pomme et faites de l’exercice et pensez zen !

Pour réussir définitivement à ne pas se  jeter sur la nourriture en rentrant, il faut d’abord faire un bon travail sur soi, et pour cela, avant la sophrologie, allez voir un psychologue.

C’est la première étape, et quand vous aurez pris la décision de faire le pas, le nutritionniste et le sophrologue continueront l’accompagnement.

Stop aux régimes et aux compléments alimentaires amaigrissants

Ils vous feront prendre plus de poids si vous arrêtez et pourraient amener de graves carences. Ce qu’il faut changer d’abord c’est votre façon de manger qualitativement et votre rapport à la nourriture et d’arrêter de croire que manger est la solution à vos soucis.

Stop aux  Dictat de la minceur à la  « malbouffe «  au fait de manger devant la télé, et apprenez à mieux vous écouter.  Le psychiatre Gérard APFELDORFER dans le livre Manger en pleine conscience, explique que  « Lorsque l’on mange avec sa tête, c’est avec méfiance, la peur au ventre ». Alors arrêtons de culpabiliser ou de réfléchir, faisons les choses avec mesure ou naturel.

Apprenez à vous réécouter et à vous  faire confiance.

La sophrologie vous aide à renouer  avec les sensations alimentaires, nos sens sont en éveil, on observe, on sent, on goute, ON AVALE PLUS !

La Sophrologie peut vous déculpabiliser du plaisir de manger

La Sophrologie peut intervenir au début et en cours du régime, pour gérer ensuite les symptômes du sevrage comme le stress, la déprime. Egalement la motivation qui  est primordiale et est travaillée à chaque séance. Le but est d’encourager une alimentation plus saine, plus équilibrée et un changement de mode de vie. En changeant directement les comportements alimentaires et la perception de certains aliments on évite le sentiment de privation, Tout est mis en œuvre pour un effet durable avec notamment un travail sur la gestion du stress et des émotions.

Le but est de retrouver une image positive de son corps en améliorant son alimentation. Pour être bien dans son corps, il faut réapprendre à bien manger. La thérapie aide à retrouver une bonne alimentation sans l’impression de privation

Les séances sont espacées d’une semaine minimum, du temps que les nouvelles stratégies alimentaires se mettent en place.

En détente et prise de conscience du corps et des gestes autour de nous. En gérant  justement le stress et les émotions qui nous amènent à nous jeter sur la nourriture. Connecté aux besoins de notre corps, nous restons fidèles à nos besoins sans l’excès. Manger se fait en pleine conscience avec bienveillance et sans culpabilité.

Renouez avec des habitudes saines est possible, en sachant simplement écouter vos besoins et  en trouvant d’autres moyens de guérir vos frustrations et vos manquements !

Par Fériel Berraies Thérapeute

Sophrologue certifiée RNCP avec sept spécialisations :cancer, sexualité, enfance, adolescence, personnes âgées, périnatalité, entreprise. Formée IFS Paris

 

Retrouvez son site : www.feriel-berraies-therapeute.com

Contact: fbsophro@gmail.com

Reçoit à son cabinet sur Ozoir la Ferrière en Seine et Marne ( 77)