La trousse naturelle pour la piqure d’insecte: que faire après la piqure ?

En général bénignes, les piqures d’insectes peuvent tout de même occasionner des démangeaisons, des allergies et/ou des œdèmes chez les personnes qui y sont sensibles, une surinfection dans certains cas… Voyons les solutions naturelles au cas par cas.

C’est une piqure de moustique

Elles démangent beaucoup mais risque de se surinfecter seulement si on les gratte beaucoup… En fait le moustique qui vous a piqué a eu l’idée généreuse de vous injecter un peu de salive antiseptique, justement pour éviter l’infection. C’est gentil, mais c’est justement elle qui démange…

Si certaines personnes sont peu piquées, d’autres attirent particulièrement les moustiques ; elles auraient tout intérêt en prévention à se complémenter en vitamines du groupe B (toujours d’origine naturelles) avant l’été. Il semble en effet que cette carence contribue à rendre certaines personnes absolument irrésistibles… pour les moustiques.


On garde sous la main :

  • L’huile essentielle de Lavande : de préférence la lavande aspic, c’est la plus appropriée pour les piqures, mais si vous n’avez que la lavande vraie, elle fera très bien l’affaire. On l’applique diluée dans un peu d’huile, directement sur la piqure, tant qu’il y a démangeaison. Si on veut désinfecter en plus en prévention, on peut rajouter une goutte d’huile essentielle d’arbre à thé.
  • Du gel d’Aloe vera : bien utile pour apporter une sensation fraiche et agréable, on peut l’appliquer après (ou par-dessus) le mélange huile/ huile essentielle. Il favorisera la dés-inflammation et la cicatrisation de la peau.

 

C’est une piqure d’abeille ou de guêpe

Chez les personnes qui y sont allergiques, ou en cas de piqures multiples, elle peut constituer une urgence absolue.

Dans tous les autres cas, une surveillance s’impose, mais quelques outils naturels devraient apporter un soulagement rapide.

La piqure de guêpe est la plus douloureuse des deux ; elle correspond à environ cinq piqures d’abeille.

Par contre en cas de piqure d’abeille, il ne faut oublier de retirer le dard resté dans la piqure.

Dans quel cas consulter :

  • S’il y a des antécédents d’allergies
  • S’il s’agit d’un frelon (la piqure d’un seul frelon équivaut à trente piqures de guêpes)
  • S’il y a de nombreuses piqures
  • Si la piqure est dans la bouche ou la gorge
  • Si des symptômes comme une gêne respiratoire, l’apparition de plaques rouges ou d’un œdème au niveau du visage, voire un malaise font leur apparition.

On garde sous la main :


Quelques lectures intéressantes:

  • Un tube d’homéopathie : Apis Mellifica 9CH, à toujours garder au fond de son sac. En cas de piqure, on en prend immédiatement 10 granules. Ensuite, il faut en reprendre 3 granules toutes les demi-heures puis toutes les heures le premier jour.
  • L’huile essentielle de Lavande aspic ou de Lavande vraie, associée à l’huile essentielle d’estragon, naturellement dotées de propriétés anti allergiques. On peut aussi ajouter un peu d’huile essentielle d’arbre à thé. Elles doivent dans tous les cas être diluées dans une huile végétale.
  • Le bourgeon de cassis, si on tendance à gonfler un peu : c’est un bon anti inflammatoire naturel, avec une action spécifique sur l’inflammation allergique. On peut en prendre 10 gouttes dans de l’eau immédiatement et deux heures après, puis tous les matins pendant quelques jours.

D’ailleurs celles et ceux qui voient gonfler la moindre de leurs piqures de moustique auront tout intérêt à avoir sous la main bourgeon de Cassis et Apis Mellifica.

 

C’est une piqure de tique

Plus fréquente au printemps et à l’automne, la piqure de tique est redoutée par les promeneurs en forêt, surtout à cause du risque de transmission de la maladie de Lyme.

Les bons gestes :

On s’inspecte au retour de chaque promenade : plus la tique est enlevée rapidement plus le risque de contamination est faible.

On retire la tique sans appliquer d’éther: c’est en l’endormant qu’elle risque de recracher dans la piqure de la salive potentiellement contaminée. On la retire proprement avec un tire tique. Il ne faut pas essayer de l’enlever avec les doigts ou une pince à épiler : non seulement on risque d’en laisser une partie dans la peau, mais plus on « l’agace » longtemps plus elle recrachera de salive…

Toute piqure de tique doit être désinfectée immédiatement : l’huile essentielle d’arbre à thé, antibactérienne à large spectre est bien indiquée.

Ensuite il faut surveiller la piqure pendant plusieurs semaines, la plaque rouge caractéristique de la maladie de Lyme pouvant mettre 3 semaines à apparaitre !

Si c’est le cas, il faut impérativement consulter.

 

Article rédigé par Marie Chetaille,
Naturopathe
Une question ? chetaille.marie@orange.fr

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