Fabriquer soi même son macérat huileux de Calendula

L’huile végétale de Calendula est en fait un macérat huileux : ses fleurs ne contiennent en effet aucun corps gras qui puisse permettre la fabrication d’une huile. La macération huileuse est en fait un procédé d’extraction des principes actifs de la plante.

Il est très simple à mettre en œuvre, pour obtenir une huile dont les qualités cosmétiques sont plébiscitées depuis longtemps…

Du jardin à la peau

Cultivées comme plante ornementale dans les jardins, c’est les fleurs de Souci (Calendula officinalis) qui sont utilisées pour fabriquer le macérat huileux de calendula et qui vont d’ailleur lui donner sa belle couleur orangée.


Le calendula est connu et utilisé depuis le Moyen âge et sa culture est particulièrement facile : c’est une plante peu exigeante qui s’acclimate dans toutes les régions et tous les terrains et qui se ressème d’elle-même d’une année sur l’autre.

Le calendula, l’allié des peaux sensibles

Son macérat huileux est utilisé pour apaiser les peaux irritées tant par le soleil que par le froid ; coup de soleil ou gerçures bénéficieront des propriétés apaisantes et cicatrisante du calendula.

En prévention, son utilisation en massage prévient le desséchement cutané face aux agressions du climat ou du temps qui passe.

Ce que l’on sait moins, c’est que le calendula serait également un bon anti inflammatoire et un bon anti bactérien et anti fongique au niveau de la peau : il peut donc être utilisé dans presque tous les problèmes de peau : acné, eczéma, irritations, brûlures, petites plaies, engelures… mais aussi croûtes de lait et érythème fessier des bébés !

Sous forme d’ovules préparés en pharmacie, le macérat huileux de calendula est utilisé pour lutter contre les mycoses vaginales.

Fabriquer soi même son macérat de calendula :

C’est une préparation maison facile à mettre en œuvre et qui se conserve largement plusieurs mois, dans un endroit frais et sombre.

Etape 1 : la cueillette

On récolte uniquement les fleurs de souci, en écartant évidement les fleurs flétries, abimées ou pire moisies. Attention, la plante ne doit pas être mouillée. On ne récolte donc pas juste après une averse ou un arrosage, ni quand il y a de la rosée. L’humidité excessive ferait moisir la préparation. On choisit au contraire une journée ensoleillée. Le moment idéal est en général le matin, après l’apparition des premiers rayons de soleil qui auront fait évaporer la rosée, mais avant la chaleur. On choisit évidement son lieu de récolte : pas de cueillette en bord de route ou dans des endroits pollués.


Quelques lectures intéressantes:

Etape 2 :la mise en pot

On choisit un pot en verre, jamais en plastique. On peut découper ou hacher grossièrement les têtes de fleurs à l’aide de ciseaux bien propres, de préférences désinfectés. La macération sera facilitée si on réduit les fleurs. On remplit ensuite le bocal choisi au trois quart avec les fleurs et on remplit le bocal avec une huile végétale, jusqu’à ce que toutes les fleurs soient recouvertes. L’huile d’Amande douce est souvent choisie pour la fabrication des macérâts huileux, mais on peut tout à fait en utiliser une autre : noisette, argan, macadamia… en fonction de ses préférences. Une fois l’huile ajoutée, on referme bien le bocal.

Etape 3 : on laisse faire la nature…

Ensuite il suffit de choisir une place où le bocal sera exposé au soleil toute la journée et de l’y laisser tranquillement pendant 3 semaines… Attention s’il y a durant ce laps de temps des journées pluvieuses, il faudra laisser le bocal exposé un peu plus longtemps pour totaliser 21 jours d’exposition en tout. Par contre il ne faut laisser le bocal exposé à la lumière de la pleine lune qui va perturber le processus. Il faut en protéger la macération la veille, le jour et le lendemain de la pleine lune. Soit on range le bocal, soit on le couvre avec un torchon.

Etape 4 : on le stocke pour l’hiver

Au bout des 21 jours, on peut laisser les fleurs dans l’huile ou filtrer la préparation, au choix. Dans tous les cas, il est conseillé de rajouter quelques gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse pour éviter que l’huile rancisse. Ensuite on stocke le macérat huileux à l’abri des écarts de températures et surtout de la lumière. Pour une hygiène impeccable on prélève au fur et à mesure des besoins avec une cuillère ou une pipette doseuse. Si on a filtré la préparation, on peu la transvaser dans des flacons pompes.

Votre macérat huileux est prêt pour toute l’année….

A noter qu’on peut aussi préparer une teinture mère de calendula, très intéressante pour le soin des petites plaies, mais l’huile de macération sera par contre plus polyvalente pour les soins de la peau. L’alcool présent dans la teinture mère pourrait se révéler irritant au long cours ou sur les peaux sensibles.

 

Article rédigé par Marie Chetaille,
Naturopathe
Une question ? chetaille.marie@orange.fr

Vous êtes praticien santé ou paramédical ? Boostez votre visibilité en vous inscrivant gratuitement sur Therapeutes.com