Dysenterie bacillaire: Symptômes, Prévention et Traitement

Dysenterie bacillaire (shigellose)

Maladie hautement infectieuse du côlon due à des bactéries du genre

Shigella, la dysenterie bacillaire appa­raît dans les bidonvilles et dans toutes les zones surpeuplées où les conditions sanitaires sont mauvaises.


Incubation : De un à quatre jours. Durée : En général de quatre à huit jours, mais dans les cas graves de trois à six semaines.

Contagion : Les bactéries se trouvent dans les selles des sujets infectés. La contamination s’opère par l’intermé­diaire des manipulateurs d’aliments por­teurs et des mouches.

Danger : Chez les adultes en bonne santé, les risques sont très limités. Chez les enfants américains, le taux de morta­lité est inférieur à 1 p. cent. En revanche, il s’élève dans les pays touchés par la malnutrition.

Dysenterie bacillaire Symptômes :

Le début de la maladie est brusque, avec une diarrhée persistante et des selles aqueuses. Les pertes de liquide sont considérables. Les autres symptômes sont les douleurs abdomi­nales, la soif, les nausées, les vomisse­ments et un besoin irrépressible d’aller à la selle, sans résultat. Le signe caractéristique est la présence de sang, de pus et de mucus dans les selles au bout de trois jours. Les rechutes sont fréquentes.


Quelques lectures intéressantes:

Diagnostics différentiels : Des maladies telles que la gastro-entérite à Salmo- nella, la colite ulcéreuse, la sprue, la maladie coeliaque et la dysenterie ami­bienne présentent des symptômes simi­laires. Pour identifier la maladie, on a donc recours à un prélèvement rectal pour culture.

Dysenterie bacillaire Traitement :

L’usage des antibiotiques est contesté puisque la maladie présente des risques limités. Néanmoins, l’ampi- cilline, le chloramphénicol et la tétra­cycline sont efficaces. On n’utilise plus les sulphonamides. La meilleure mé­thode pour remettre le patient sur pied est l’administration de solutions d’élec- trolytes. Les bouillottes et l’élixir paré­gorique sont également conseillés. Prévention : Il faut mettre les aliments
à l’abri des mouches, disposer des moustiquaires aux fenêtres, désinfecter les vêtements et les serviettes suscepti­bles d’être contaminés, adopter une stricte hygiène personnelle.

Pronostic : Si le traitement est rapide et méthodique, la guérison est assurée.

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