Que doit on manger quand on est diabétique ? Réponse en vidéo !

Le diabète est un état pathologique apparaissant lorsque les îlots de Lang- herhans dans le pancréas cessent de sécréter l’hormone appelée insuline, indispensable à l’organisme pour le métabolisme des hydrates de carbone, des lipides et des protides.

Le diabète se caractérise également par un trouble de l’utilisation du glucose (sucre) qui s’accumule alors dans le sang (hyper­glycémie) et est expulsé en abondance dans les urines (glycosurie). Enfin, les lipides et les protides sont assimilés avec excès par l’organisme, entraînant l’aci- do-cétose diabétique qui est une urgence médicale très grave.

Avec la découverte de l’insuline en 1922 par les scientifiques canadiens Sir Frederick Banting, Charles Best et John Macleod, le diabète a cessé d’être une maladie fatale, bien que le contrôle de l’acido-cétose ne signifie pas la guérison et que, à ce jour, ie diabétique peut encore souffrir de redoutables complica­tions : angine de poitrine, infarctus du myocarde, insuffisance rénale, cécité.


La maladie s’observe plus souvent chez la femme que chez l’homme, et les nsques augmentent avec l’âge.

On dis­tingue deux types de diabète : celui du sujet jeune et celui de l’adulte.

  • Le diabète du sujet jeune est le plus grave. Il se caractérise par un déficit très important en insuline et aboutit rapide­ment à l’acido-cétose et à toutes les complications diabétiques graves. Son traitement requiert l’administration constante d’insuline.
  • Le diabète de l’adulte est une forme moins, grave que la précédente, qui peut être contrôlée sans l’administration d’in- stihne. Le malade sécrète de l’insuline, mais en quantité insuffisante. L’obésité est, dans plus de la moitié des cas, à l’origine de la maladie.

Bien que la distinction de ces deux formes de diabète se justifie pleinement, il existe néanmoins des exceptions : certains diabètes juvéniles peuvent res­ter largement contrôlables, tandis que de nombreux adultes développent la forme grave.

La cause profonde du dialiète de­meure inconnue, bien qu’il soit générale­ment admis que l’insuffisance ou l’ab­sence d’insuline en soit le mécanisme de base. L’hérédité est un facteur impor­tant, comme le démontre la fréquence du diabète au sein d’une même famille. Mais le mode de transmission hérédi­taire est inconnu.

Dans un petit nombre de cas, la destruction du pancréas par une tu­meur, une inflammation, une infection ou l’alcoolisme s’est révélée être à l’origine du diabète. L’acromégalie, le syndrome de Cushing, une sécrétion excessive de l’hormone de croissance et des hormones cortico-surrénales (dont l’adrénaline) entraînent également le diabète par manque pathologique de réceptivité des tissus à l’insuline. Cette résistance des tissus à l’insuline s’ob­serve aussi fréquemment chez les obèses prédisposés au diabète. Il faut enfin citer d’autres facteurs prédisposants, comme certains médicaments (corticoïdes, diu­rétiques thiazidiques), la grossesse (dia­bète de la grossesse), ou le stress.

Danger : Le diabétique court deux sortes de risques : les complications aiguës comme l’acido-cétose ou le coma hypo- glycémique ; les complications chroni­ques comme une atteinte coronaire précoce, l’infarctus du myocarde, l’in­suffisance rénale et la cécité.

Avant la découverte de l’insuline en 1920, l’acido-cétose était la cause de mort essentielle chez les diabétiques. Actuellement, la crise d’acido-cétose sans complications est rarement fatale, bien qu’elle nécessite l’hospitalisation immédiate et un traitement d’urgence. L’hypoglycémie grave, due à une admi­nistration excessive d’insuline ou d’agents hypoglycémiques, peut se traduire par une lésion cérébrale et aboutir au coma et à la mort. Tout diabétique et ses proches doivent en être avertis afin d’être en mesure d’intervenir en pareil cas. Les complications chroni­ques du diabète, décrites ci-après, sont généralement fonction de la durée de la maladie.

Diabète Symptômes :

Les symptômes classiques du diabète sont les suivants : soif excessive, urines très abondantes (poly- urie), faim excessive, et très souvent perte de poids malgré une alimentation accrue. Ils s’accompagnent couramment de faiblesse générale, de lassitude, d’une tendance aux affections cutanées, en particulier les furoncles, et aux infec­tions vaginales chez la femme, en particulier d’origine mvcosique. Vision trouble, engourdissement, sécheresse buccale, bourdonnements d’oreilles, crampes musculaires dans les jambes et impuissance sont des signes fréquents. La mise au monde d’un gros bébé constitue parfois le premier symptôme du diabète.

Lorsque la maladie est suspectée, il est facile de poser le diagnostic en vérifiant le taux de glucose dans le sang. Si ce taux à jeun est à la limite de l’anormalité, la réponse définitive s’ob­tient grâce à un test de tolérance au glucose. On administre oralement une forte dose de glucose (habituellement 100 grammes) puis on mesure la réponse du sang.

Diabète Traitement :

Il repose fondamentale­ment sur un régime alimentaire adapté, l’exercice physique et le traitement médical (hypoglycémiants oraux et insuline), ce dernier ne s’imposant que pour la forme grave de diabète.


Quelques lectures intéressantes:

  1. Régime alimentaire : il a pour but de restituer à l’organisme son poids idéal tout en maintenant l’équilibre nutrition- nel. Les hydrates de carbone, en parti­culier sous forme de sucres raffinés, sont considérablement réduits car mal assi­milés par le diabétique. Il est important d’obtenir un rétablissement du poids à la normale car l’obésité réduit l’efficacité d’action de l’insuline dans l’organisme. Chez les patients sous insuline, un faible apport d’hydrates de carbone entre les repas est indispensable afin de prévenir l’hypoglycémie.
  2. Exercice physique . l’effort mus­culaire entraînant une utilisation accrue du glucose par l’organisme, de légers exercices physiques quotidiens contri­buent à abaisser l’hyperglycémie et à réduire la nécessité d’un apport en insuline et en hypoglycémiants. Néan­moins, l’effort physique intense précipite l’hypoglycémie, aussi est-il recommandé dans ce cas d’apporter à l’organisme un faible supplément d’hydrates de carbone.
  3. Hypoglycémiants oraux : lorsque le régime alimentaire et l’effort physique ne suffisent pas à contrôler les symp­tômes du diabète et que l’insulinothéra- pie reste inefficace, on recourt aux hypoglycémiants oraux. Il en existe de deux types : les sulfonylurées (tolbuta- rmde, chlorpropamide, glibenclamide), stimulant la sécrétion d’insuline par le pancréas, et les biguanides, stimulant directement dans les cellules le métabo­lisme du glucose. On combine parfois un médicament de chaque groupe.
  4. Insuline : si le diabète résiste au régime alimentaire et à l’administration d’hypoglycémiants oraux, l’insulinothé- rapie est indiquée. Il existe une grande vanété de préparations à l’insuline dont l’action est plus ou moins rapide. En cas d’acido-cétose, par exemple, l’insuline d’action rapide (insuline ordinaire ou cristalline) est indispensable.

Un traitement efficace du diabète nécessite le contrôle quotidien de la glycosurie (présence de sucre dans les urines) par le malade lui-même. Si la présence de glucose est forte, il faut alors vérifier la présence de corps cétoniques. Le malade peut facilement procéder lui-même à cette détection en utilisant des réactifs commercialisés sous forme de bandelettes de papier ou de comprimés. Une présence importante de sucre et de corps cétoniques dans les urines exige l’intervention immédiate du médecin et l’administration d’insuline d’action rapide afin d’éviter la crise d’acido-cétose.

Prédisposition au diabète : tendance familiale, excès de poids chez les sujets de plus de quarante ans, mise au monde d’un gros bébé (plus de 4,5 kg), avorte­ments spontanés à répétitions (ce qui ne veut pas dire que les avortements spontanés entraînent nécessairement le diabète, les causes en étant très diverses).

Acido-cétose aiguë (coma diabéti­que) : en cas d’absence de sécrétion d’insuline, le glucose s’accumule rapide­ment dans le sang, causant hyper­glycémie et glycosurie. En outre, les graisses sont mal assimilées, et leurs produits métaboliques connus sous le nom de corps cétoniques (acides gras) s’accumulent dans le sang, entraînant l’acidose. Une importante fuite de glu­cose dans les urines s’accompagne d’une perte abondante d’eau et de sels (so­dium, potassium, etc.), provoquant une déshydratation intense. Quant à l’acidose, elle se manifeste par une respira­tion rapide et profonde du malade, comme s’il manquait d’air. Nausées, vomissements, vertiges et douleurs abdominales sont habituels. Les yeux excavés, le teint défait et l’hypotension caractérisent une grave déshydratation, qui aboutit bientôt au choc, à la stupeur et au coma.

L’acido-cétose aiguë est une urgence médicale exigeant une hospitalisation immédiate et un traitement fondé sur l’administration massive d’insuline et le rétablissement de l’équilibre hydro-électrolytique. La crise, souvent déclenchée par une infection, un accident vasculaire ou un choc psychique, est tout à fait prévisible si l’on surveille régulièrement les urines. La cause immédiate la plus courante est l’incapacité du malade à retenir l’insuline dans l’organisme. Cela se traduit par une anorexie, des nausées et des vomissements. Or même si le diabétique refuse de s’alimenter, son organisme a un besoin vital d’insuline. Son administration ne doit en aucun cas être stoppée sans l’avis exprès du médecin.

Réaction à l’insuline (coma hypo- giycémique) : les malades traités à l’insuline risquent toujours en cas de prise excessive une grave crise hypo- glycémique qui s’annonce par la fai­blesse, la confusion, la nervosité, des tremblements, des sueurs et une sensa­tion de faim. Les signes aggravants sont les évanouissements, une perte de conscience prolongée et le coma. Les hypoglycémiants oraux, particulière­ment la chlorpropamide, provoquent également l’hypoglycémie en cas de prise excessive. En raison des risques de complications cérébrales graves et par­fois fatales, la prévention et un traite­ment d’urgence de l’hypoglycémie s’im­posent. Tout diabétique, en particulier s’il est traité à l’insuline, devrait en permanence porter sur lui une carte mentionnant son état. Les réactions hypoglycémiques légères nécessitent simplement l’absorption d’un verre de jus d’orange ou de sucre. Mais en cas d’aggravation des symptômes, il faut pratiquer des injections de glucagon (hormone libérant le glucose du foie) ou administrer du glucose par voie intraveineuse.

Que doit on manger quand on a du diabétique ? La réponse en vidéo :

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