Cephaelis Ipecacuanha: Propriétés, Indications, Usage

Noms :

  • Callicocca ipecacuanha
  • Cephalis emetica
  • Evea ipecacuanha
  • Ipecacuanha officinalis
  • Psychotria ipecacuanha
  • Uragoga ipecacuanha
  • Ipecacuanha hrasiliensis

Autres appellations :

Ipecacuanha – Cagosanga – Cipo emetico – Ipéca cinzenta (I. de cuiaba, I. de Rio, I. officinal, I. prêta) – Ipeca­cuanha anelada (I. legetima, I. verdadeira) – Papaconha – Pecacuaem – Picacuanha, Ipê caa coêne – Poaia* (P. dos botîcos, P. de Mato Grosso, P. do Brasil) – Brechwurzel (Allemagne) – Ipecacuanha (Angleterre) – Ipéca (I. gris annelé du Brésil) (France).

“Cette plante, connue aussi sous les noms de Poaia ou Poaia verdadeira, est l’une des plus grandes richesses végétales dont le monde ait bénéficié après la découverte de l’Amérique” (Pio Corrêa). Employée par les Indiens du Brésil, elle fut ramenée au Portugal au XVIe s. Emploi généralisé en Europe dès le XVIIe s.

Origines :

Plante d’ombre qui pousse sous des arbres feuillus, dans les terres humides, acides. Elle est spontanée en divers Etats du Brésil (Para, Amazonas, Mato Grosso, Goias, Minas Gérais, Bahia, Espirito Santo) . Sa zone typique principale est le sud du Mato Grosso.


Description :

Plante ayant une tige d’environ 30 cm de long et 3 mm de grosseur, glabre, ascendante ou couchée. Racines sou­terraines, rampantes puis émergeantes, rameuses, nodu- leuses, émettant des radicules fibreuses.

  • Feuilles de 5 à 9 cm de long sur 3 à 6 cm de large, opposées ou lancéolées, aigües, membraneuses sur les deux faces, ternes ou vert-olive, poilues.
  • Inflorescence en capitule terminal de 10 à 20 fleurs blanches à 5 étamines  et à pédoncule de 1 à 2 cm de long ; bractées en losange, vertes ; bractéoles plus étroites ; ovaire plus long que large ; la partie libre du calice à 5 dents triangulaires ; corolle en entonnoir, soyeuse au dehors.
  • Fruit : baie ellipsoïde blanchâtre.

Parties utilisées :

Les racines.


Quelques lectures intéressantes:

Composition chimique :

  • Dans la racine, on trouve les alcaloïdes émétine, céphé- line, psychotrine ; méthy I psychotri ne, émétanine, ipéca- mine, hy droi pécami ne ;
  • acide ipécacuanhique, amyle, sucre, matières résineuses, mue i I ag i neuses, pectiques (Diniz da Silva – Meira Penna).
  • Il est difficile d’extraire séparément les trois alca­loïdes émétine, céphéline et psychotrine et, en pharmacie, c’est souvent un mélange des trois qui est vendu sous le nom d’émétine ; l’action vomitive serait surtout due à la céphéline, l’action expectorante a I’émétine ; la psycho­trine semble neutre (Pio Corrêa).

Note :  L’Ipéca irrite la muqueuse gastrique, activant les glandes, et les ferments ainsi sécrétés forment avec les alcaloïdes un désinfectant. (Schauenberg)

Indications :

  • Expectorant, diaphorétique, antidysentérique, émétique. . L’Ipéca a une action décongestionnante et hémostatique dans les maladies des voies resp i ratoi res, quand les mu­queuses sont enflammées et couvertes de mucosités.
  • Au Brésil il est employé dans les cas de dysenteries et les diarrhées amibiennes des enfants ( Guertzenstei n – Pedro Pinto).
  • Utilisé dans les accès de fièvre, la suette miliaire des femmes en couches (Meira Penna).
  • A dose élevée, c’est un vomitif utilisé en cas d’empoi­sonnement.

 

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