Mode d’utilisation des huiles essentielles

Les HE peuvent s’utiliser par voie interne et par voie externe. Leur mode de préparation varie en fonction de la voie d’administration.

  1. Par voie interne :

Orale, rectale, vaginale, nasale.

Par voie orale


Les huiles essentielles peuvent être absorbées sous diverses formes :

  • Il est expressément recommandé de ne pas les utiliser pures sans l’avis d’un médecin aromathérapeute car elles peu­vent entraîner des brûlures digestives (phénols).

Ces gouttes peuvent être prises directement sur la langue (inconvénients : le goût et d’éventuelles brûlures), sur un demi-sucre, dans une cuillère à café de miel (d’acacia liquide de préférence) ou dans une boulette de pain ; soit, elles peu­vent être mises, juste avant de les avaler, dans une petite gélule vide, fournie par le pharmacien. Ce mode d’ingestion n’évite pas la possibilité de brûlures, même en les avalant après le repas.

Habituellement : absorber 2 gouttes plusieurs fois par jour sous la langue pour une action par voie sublinguale très rapide.-^

On applique 2 gouttes directement sur toutes les infec­tions de la cavité buccale (angines, aphtes, herpès, abcès, gin­givites.. . ) à répéter dans la journée. On peut la diluer dans un solvant qui peut être un alcool à titre variable, une huile végé­tale (huile de raisin est une des mieux adaptées), l’élixir de papaïne ou des teintures mères.

  • Préparées à la pharmacie sous forme de gélule ;

On utilise des huiles essentielles pures et on leur fait subir certaines étapes préparatoires. Le procédé est long et le résultat pas très fiable car les essences s’altèrent à l’air, à la lumière et à la température de manipulation et, à la longue, elles s’évaporent. De plus, le prix de revient est largement supérieur à celui d’une préparation habituelle.

Les gélules contiendront un excipient (laolin, silice, phosph. Cale.) qui sera trituré avec le mélange d’nuiles essentielles. La dose habituelle est de 100 à 300 mg d’HE répétée 2 à 3 fois par jour.

Par voie rectale

  • sous forme de suppositoires préparés par le pharma­cien selon les indications portées sur l’ordonnance du médecin,
  • diluées dans une huile végétale (huile d’olive) et intro­duites dans l’anus à l’aide d’une micropoire.

Par voie vaginale

  • sous forme d’ovules préparées par le pharmacien selon les indications du médecin ;
  • diluées dans une teinture mère : on utilise une cuillère à café de la préparation que l’on dilue dans 30 à 50 ml d’une solution aqueuse (telle le chlorure de magnésium).

Les ovules gynécologiques et les suppositoires utilisent un excipient (suppocire ASB2X et Whitepsol) qui est incorporé aux HE puis coulé dans les moules à suppositoires.

La dose habituelle est :

  • de 50 mg HE 2 à 3 fois par jour pour les nourrissons,
  • de 75 mg à 125 mg HE 2 à 3 fois par jour pour les enfants,
  • de 150 mg à 300 mg HE 2 à 3 fois par jour pour les adultes.

Ce mode d’administration (appelé “ voie royale ”) permet d’éviter le circuit digestif (les sucs et enzymes digestifs en modifient la structure biochimique). L’absorption directe des huiles essentielles par les veines hémorroïdaires puis la veine cave permet leur diffusion dans l’organisme par la circulation sanguine générale.

  1. Par voie externe

La voie cutanée est la moins toxique (elle agit comme un filtre), la plus rapide et offre l’action la plus prolongée.

La facilité d’emploi la rendra très souvent prioritaire.

Appliquer à l’état pur sur la peau quelques gouttes 3 fois par jour en regard de l’organe cible en veillant à éviter les HE allergisantes ou dermocaustiques.

Exemple : la grippe.

Pour traiter une grippe, on appliquera sur le thorax et le dos 6 gouttes d’un mélange d’HE de Ravensare aromatique et d’Eucalyptus radiata 5 à 6 fois par jour. On peut aussi les appliquer sur la voûte plantaire avec les mêmes résultats posi­tifs. Ces produits sont très complémentaires à d’autres tech­niques intéressantes qui agissent en synergie : réfïexologie plantaire, drainage lymphatique, kinésithérapie,…

Comment expliquer une action générale et intense par l’appli­cation externe des huiles essentielles ?

Les huiles essentielles sont lipophiles (affinité pour les graisses) et pénètrent donc aisément les différentes couches cutanées avant de se diffuser dans la microcirculation péri­phérique puis dans la circulation sanguine générale pour y exercer leur action thérapeutique.

Massage thoracique

Il est préventif et curatif de la grippe. On peut pratiquer “ l’embaumement aromatique ” en faisant pénétrer jusqu’à 5 à 10 ml d’huiles essentielles de Ravensare ou d’Eucalyptus radia­ta ou de Niaouli dès les premiers signes d’atteinte grippale. L’efficacité est optimale quand l’aromathérapie est couplée à d’autres thérapies (homéopathie, oligo-éléments, diététique).

Application endonasale (sympath icoth érapie

endonàsale)

Cette technique permet un remarquable traitement des sinusites. On peut utiliser la formule suivante : Ravensara

 

aromatica, Mentha piperata, Lavandula cinéolifera, Eucalyptus radiata, Rosmarinus officinalis. Ce mélange est dilué dans de l’huile de Rose musquée. (Prendre des cotons- tiges et placez à l’intérieur du nez : laissez en place 15 minutes). Il s’ensuivra des éternuements qui annoncent l’écoulement.


Quelques lectures intéressantes:

En aérosol

A utiliser comme antiseptique atmosphérique à la maison ou au bureau (pin maritime ou sylvestre, eucalyptus globulus, myrte,…).

3 ml par séance d’aérosol de 15 à 30 minutes avec quelques huiles essentielles seulement (les plus douces pour les muqueuses).

En diffusion atmosphérique

Utiliser un micro-diffuseur (attention aux diffuseurs qui chauffent trop les huiles). Rappelons que la bonne tempéra­ture de diffusion pour les huiles essentielles est celle du corps humain avec des huiles essentielles très douces comme Eucalyptus radiata, Lavendula spica, Melaleuca altemifolia ou Melaleuca quinquenervia viridiflora (Niaouli), Ravensara aromatica, l’essence de Citron, la Citronnelle, la Mandarine,…

La microdiffusion des molécules aromatiques à l’aide d’un diffuseur d’huiles essentielles permet de créer, en fonction du choix des HE, des atmosphères relaxantes ou toniques ou encore antiseptiques.

Inhalations

Mettre 10 gouttes d’huiles essentielles (Ravensare, Romarin, Eucalyptus radiata) dans un bol d’eau bouillante respirez durant une dizaine de minutes, (la tête sous un linge propre).

Bains

Le bain constitue un traitement de choix par l’intense accélération de la micro-circulation qu’il provoque. Il faut diluer les HE dans une base moussante (savon liquide) ou les mélanger à une tasse de poudre de lait non écrémé ou à un jaune d’œuf cru ou à de la poudre d’algues avant de les incor­porer à l’eau.

Il faut utiliser de 20 à 30 gouttes pour une grande bai­gnoire. Pour les nourrisons, on utilise l’hydrosol de Lavande (2 c. à soupe).

  1. Par voie énergétique (réflexothérapique)

La réflexothérapie consiste à agir, par stimulation à dis­tance (action réflexe) sur un organe donné. Les stimulations se font par massages, piqûres et attouchements.

Il existe des zones réflexes sur toute la surface du corps, tel point ayant une action sur le foie, tel autre sur les reins, l’estomac, le pancréas, les surrénales, etc.

Toutefois, il y a des zones privilégiées pour la stimulation qui sont en relation, sur une très petite surface, avec tous les organes du corps. Ce sont : l’oreille, la voûte plantaire et l’in­térieur du nez (les cornets).

Sympathicothérapie endonasale

C’est en stimulant certains points de l’intérieur du nez que l’on obtient les réactions les plus rapides et les guérisons les plus spectaculaires ; cette région est richement innervée et tapissée de ramifications du nerf grand sympathique.

La sympathicothérapie permet d’avoir une action rééqui­librante au niveau de l’hypophyse, qui est le chef d’orchestre de tout le système endocrinien.

Les stimulations des différents points à l’intérieur de la cavité nasale sont sans douleur ; elles s’effectuent à l’aide d’une petite tige souple, très fine, terminée par une boule.

Le sympathicothérapeute fait ces touches nasales en utilisant quelquefois, pour en amplifier l’action, des huiles essentielles.

Les HE ont toutes une action thérapeutique particulière mais elles ont (pour la plupart) une action commune : elles sont lortement antiseptiques et bactéricides. C’est peut-être pourquoi aucune sinusite chronique (ou autres infections nasales), aussi ancienne soit-elle, ne résiste à la méthode.

La réflexologie plantaire

Les zones réflexes de la voûte plantaire permettent d’agir à distance sur les organes internes, le système hormonal, les vertèbres et les articulations.

Regardez les cartes des pieds : elles vous montrent les zones réflexes des pieds, chaque zone étant en relation avec une partie du corps, un organe ou une glande hormonale. Vous y trouverez aussi la colonne vertébrale. Lorsqu’un orga­ne fonctionne mal, la zone réflexe devient douloureuse lorsque vous appuyez à cet endroit, même si vous ne res­sentez aucune gêne au niveau de l’organe lui-même. Vous pouvez ainsi faire votre “ diagnostic ” en recherchant les points douloureux et en les identifiant grâce à cette repré­sentation embryologique.

Appliquer une huile essentielle sur la zone réflexe de la voûte plantaire est un autre moyen d’envoyer ce signal à la partie du corps ou à la fonction déficiente. Les huiles essen­tielles pénètrent particulièrement bien par la plante des pieds, très riche en capillaires sanguins et de là, elles se répandent dans tout l’organisme. Elles se “ dirigent ” ensuite vers l’organe concerné. L’expérience montre qu’elles agissent même à très faible dose. Cela tendrait à prouver qu’elles transmettent à l’organe une “ information ” comme le font les médicaments homéopathiques extrêmement dilués qui ne contiennent que des traces de molécules et qui ont pourtant une action physiologique.

Pratiquement, enduisez votre pouce d’un mélange de trois à cinq gouttes d’huiles essentielles indiquées pour tel organe déficient et massez la zone réflexe pendant quelques

minutes, juste à la limite de la sensibilité douloureuse. Par exemple, si vous avez une crise hémorroïdaire – la zone anus – rectum ” de la voûte plantaire est douloureuse — Vous appliquez 3 gouttes de Ciste et de Cyprès sur cette zone. Le problème sera solutionné avec l’apport d’une diété­tique adjuvante (pas de corps gras, ni d’alcool).

Source: Docteur JP Willem (LMV editions)

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