Les différentes formes d’administration en médecine traditionnelle chinoise

L’action pharmacologique dépend – c’est l’évidence même – de la voie d’administration des médicaments.

La plus usitée est la voie buccale.

Qu’il s’agisse de produits provenant des plantes sauvages ou de produits faits à partir de plantes cultivées – on les distingue soigneusement les uns des autres – les drogues concassées, rapées, pulvérisées sont souvent prises avec des aliments.


On ne néglige pas les produits d’origine animale (Animalia). La voie rectale offre une résorption plus rapide avec les suppositoires. Les anciens médica­ments à base d’herbes nécessitaient une longue préparation. Ils étaient administrés sous forme de décoctions, de boulettes, de pou­dres, de pilules ou d’emplâtres.

Les produits pharmaceutiques actuels sont d’absorption plus rapide ou plus pénétrante. Ils se pré­sentent sous la forme de comprimés, de sirops concentrés, d’onguents et d’aérosols. Les injections et les perfusions sont très employées. Mais on préfère l’injection intrathécale à l’injection intra­musculaire ou intraveineuse.Elle a été utilisée dans les traitements combinés (hôpital provincial du Kouang-tong, 1972).

On recommande les micro-injections de novocaïne sur le trajet d’une douleur ou sur les points des méridiens d’acupuncture. L’injec­tion intradermique d’eau distillée au point le plus douloureux est également pratiquée.
L’Institut de Médecine chinoise de T’ien-tsin (1971) a recueilli de nombreux faits qui permettent de présenter l’administration des drogues en médecine traditionnelle.

Il indique la conduite à tenir en clinique et precise les formes médicamenteuses. Le médicament liquide (potion) est opposé aux pilules et aux poudres. Parmi les plus demandés figure en bonne place la décoction de céréales. Quant à la bouillie de riz, c’est le remède classique contre les gastro-entérites.

L’application de plus en plus fréquente de ces recettes justifie l’établissement de règles qui contribuent à éclairer la pratique quotidienne. Les principaux remèdes comprennent dans l’ordre des préférences :


Quelques lectures intéressantes:

1.La décoction (T’ang)

Il ne faut pas confondre la décoction avec le bouillon ou plus sim· plement l’eau bouillante t’ang. La vraie décoction nécessite dans la plupart des cas une grande quantité de drogues et son administration n’est pas aisée. Elle est recommandée contre les affections récentes ou aiguës. Elle est réputée efficace.

2.La pilule (Wan)

On prépare les pilules avec des drogues réduites en poudre incor·· porées à d’autres substances. Le miel est toujours un excipient pré·· cieux •:•. D’absorption facile, les pilules sont généralement prescrites contre les maladies chroniques et les intoxications par les plantes.

3.La poudre (San)

Le caractère San signifie disperser, répandre.

Les poudres résultent de la pulvérisation et du tamisage des drogues végétales. Elles sont prescrites pour l’usage externe en nature ou pour l’usage interne prises avec de l’eau ou avec des aliments. Les poudres en usage externe sont utilisées en rapport avec une région déterminée. La poudre simple est depuis les plus hautes époques recommandée comme dentifrice. Les poudres composées sont d’administration prompte. Elles sont efficaces. Elles peuvent être dispensées sous forme de pilules, comprimés, granulés ou cachets. On emploie les poudres contre les empoisonnements (poudres calmantes) ou les maladies de l’estomac (poudres absorbantes). Indications : maladies récentes ou aiguës.

4. Les emplâtres, onguents et cataplasmes (Kao)

Ce sont des topiques qui agissent sur des endroits déterminés. On distingue des Kao à usage interne et d’autres, les plus nombreux, à usage externe. Les premiers, bouillis et réduits sont mélangés avec du miel ou du sucre. Les seconds, au nombre desquels il faut compter l’emplâtre (Kao a le sens de graisseux et d’onctueux) et le cataplasme (chaud ou froid), comprennent aussi l’onguent et la pom­made.

Une substance active (mercure, plomb, Styrax) entre toujours dans la composition des onguents, avec un excipient d’huile, cire, graisse ou résine. Indication : les dermatoses.

La pommade est une composition molle faite de corps gras et de substances médicamenteuses. La « médecine combinée » ne néglige pas la pommade antifungique et les médications nouvelles.

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