Elle a connu l’épuisement, les tensions et le poids du passé. Aujourd’hui, grâce à son programme C.A.L.M.E, cette psychologue en ligne aide les personnes épuisées à revivre.
C’est un mardi matin. La fenêtre de visioconférence s’ouvre enfin. Derrière l’écran, une voix posée prend son temps. D’abord, Frédérique Favre ne pose aucune question. Au contraire, elle laisse le silence s’installer. En effet, pour aider à sortir du mode survie, elle commence toujours par la sécurité. « Mon accompagnement n’est pas fait pour bousculer », prévient-elle.
Ses patients arrivent souvent avec les mêmes maux. Leur sommeil est haché et la fatigue est là dès le réveil. Leur mâchoire se serre, leur souffle devient court. Certains vivent leurs émotions trop fort. D’autres, au contraire, ne ressentent plus qu’un grand vide. Beaucoup se sentent spectateurs de leur propre vie. Par ailleurs, la plupart ont déjà consulté, sans trouver de vraie réponse.
Frédérique Favre les écoute donc sans s’étonner. « Je comprends à quel point c’est difficile de lutter sans cesse », confie-t-elle. Car cette compréhension ne vient pas seulement de ses études. Elle vient surtout de son histoire.
Le déclic qui a tout changé
Une enfance sous tension
« Avant d’être psychologue et thérapeute, je suis d’abord une survivante de traumatismes. » Frédérique Favre pose cette phrase sans détour. En effet, elle a grandi dans une atmosphère violente et destructrice. De plus, elle a connu l’absence et la négligence de ses proches. Pourtant, ces personnes devaient la protéger.
Enfant, elle est anxieuse et hypersensible. Elle fait donc beaucoup d’efforts pour s’adapter au monde. Puis elle grandit, étudie et devient psychologue. Cependant, quelque chose reste enfoui au fond d’elle.
Ses pires traumas d’enfance ne refont surface qu’à 27 ans, bien après ses études. « J’ai mis plus de vingt ans à prendre conscience de ce qui m’était arrivé », confie-t-elle. Peu à peu, elle mesure aussi les effets de ce passé sur sa vie d’adulte.
Le jour où le corps a dit stop
Entre-temps, d’autres épreuves s’ajoutent. Les pierres s’accumulent alors dans son sac. Son corps, lui, enregistre tout. Il finit par vivre en alerte permanente.
L’épuisement devient constant. Les tensions et les douleurs reviennent sans cesse. Par ailleurs, ses nuits sont mauvaises et les souvenirs tournent en boucle. « J’étais comme emprisonnée, et morte à l’intérieur », se souvient-elle.
Pourtant, elle tient bon. Jour après jour, elle tente de survivre. Puis un matin, son corps lâche. Ce jour-là, Frédérique s’assoit dans son fauteuil. Mais impossible de se relever ou de tenir sur ses jambes. Pendant un temps, elle ne peut plus assurer le quotidien. Sa famille et son enfant doivent alors se passer d’elle.
Se reconstruire, puis transmettre
« J’aurais dû demander de l’aide avant d’en arriver là », reconnaît-elle aujourd’hui. « Mais rien n’est jamais trop tard. » Ce fauteuil devient donc son point de bascule. Désormais, elle décide de faire quelque chose pour elle.
D’abord, elle traverse plusieurs types de thérapie. Elle apprend ainsi, pas à pas, à sortir du mode survie. Ensuite, une fois l’équilibre retrouvé, elle se forme à de nouvelles approches. Celles-ci passent par le corps et par l’énergie.
Le mode survie, elle le connaît donc de l’intérieur. Pour le comprendre, imaginez une alarme incendie qui ne s’éteint jamais. Face à un danger, le système nerveux nous protège. Ainsi, on se bat, on fuit ou l’on se fige. Cette réaction reste utile sur le moment. Cependant, après trop d’épreuves, l’alarme peut rester bloquée des années. Le corps s’épuise alors à combattre un incendie disparu.
Par ailleurs, son parcours lui laisse une conviction forte. Trop souvent, on lui a dit qu’il fallait « apprendre à vivre avec » ses troubles. On a aussi cherché à la mettre dans une case. « Tout ceci n’est pas la vérité, car j’ai fait l’expérience du contraire », affirme-t-elle.
« Il est possible de sortir du mode survie et de changer ce qui se passe dans son corps et à l’intérieur de soi. »
C’est pourquoi elle a créé le programme C.A.L.M.E.
L’approche C.A.L.M.E : une méthode douce pour sortir du mode survie
Le programme s’adresse aux personnes en mode survie. Son but : les libérer du poids du passé pour retrouver énergie et pouvoir d’agir. D’abord, la thérapeute refuse de brusquer. En effet, elle sait que ses patients sont déjà à bout. Ajouter une activité à leur semaine leur semble souvent insurmontable.
« Il est tout à fait normal de ressentir de la résistance », reconnaît-elle. « C’est difficile de déposer l’armure qui nous a protégés. » Ainsi, son programme renverse la logique habituelle. « Il sert à redonner de l’énergie, pas à en consommer davantage. » Autrement dit, chacun avance à son rythme, en douceur et en sécurité. Le parcours suit quatre étapes, qui forment l’acronyme C.A.L.M.E.
1. C comme Cartographie du corps : comprendre ce qui se passe en soi
Tout commence par une question simple. Pourquoi le corps est-il si fatigué et si tendu ? Cette première étape cherche donc à comprendre le blocage du système nerveux. Ensemble, thérapeute et patient l’explorent, comme on dessine la carte d’un territoire inconnu.
Où se logent les tensions ? Quand la respiration se bloque-t-elle ? Que disent le ventre, la nuque ou la mâchoire ? Peu à peu, une découverte surgit : ces états peuvent évoluer. « On peut modifier ce qui se passe dans son corps », insiste Frédérique Favre. Enfin, cette étape invite à lâcher un fardeau invisible : vouloir être parfait. Car on ne peut pas apaiser ce que l’on refuse de voir.
2. A comme Apaisement du système nerveux : éteindre l’alarme
Une fois la carte dressée, il faut ensuite calmer le terrain. C’est le cœur du travail. En effet, le système nerveux doit comprendre que le danger est passé. Tant que l’alarme sonne, aucun repos ne répare vraiment. L’anxiété tourne en boucle et le stress devient chronique. De plus, le sommeil reste léger et fragile.
Ici, l’objectif est clair : calmer l’anxiété et retrouver un meilleur sommeil. Cependant, la thérapeute insiste sur la progressivité. Forcer la détente produit souvent l’effet inverse. Au contraire, elle crée pas à pas un sentiment de sécurité intérieure. C’est un peu comme apprivoiser un animal effrayé. On avance en douceur, sans gestes brusques, en lui laissant du temps.
3. L comme Libération du sac à dos : alléger le poids du passé
C’est l’image préférée de la thérapeute : un sac à dos rempli de vieilles pierres. Chaque pierre représente une mémoire. Par exemple, une violence, un abus ou une maltraitance. Ou encore une période où l’on a dû tenir seul. Sur le moment, porter ces pierres était nécessaire. Pourtant, des années plus tard, elles pèsent encore.
Cette étape aide donc à se décharger des souvenirs trop lourds. Ainsi, on gagne en clarté, en légèreté et en liberté intérieure. La fatigue chronique peut alors relâcher son emprise. Par ailleurs, ce travail touche souvent la culpabilité. Penser à soi devient enfin possible, sans s’en vouloir. Car déposer une pierre ne signifie pas renier son histoire. Cela signifie simplement cesser de la porter à bout de bras.
4. M et E comme Mouvements et Énergie : retirer l’armure
Enfin, la dernière étape regarde vers l’avant. Il s’agit de retirer l’armure qui empêche de bouger et de respirer. Cette armure a longtemps protégé. Mais aujourd’hui, elle serre trop fort. Une fois le calme revenu et le sac allégé, reste à remettre de la vie en soi. Pour cela, la thérapeute utilise différents outils, adaptés à chacun.
Cette étape ressemble presque à une renaissance. On retrouve d’abord l’énergie, la stabilité et l’équilibre. Puis on se sent de nouveau vivant à l’intérieur. Après des années de survie, beaucoup avaient oublié cette sensation. En effet, ils ne connaissaient plus que l’endurance. Désormais, ils découvrent que l’énergie peut se renouveler.
Des transformations qui parlent d’elles-mêmes
Chez ses patients, les premiers changements restent souvent discrets. Par exemple, une nuit devient un peu plus longue. Ensuite, une épaule se relâche. Puis, peu à peu, on ne se sent plus seul à tout porter. D’ailleurs, ses patients racontent ce chemin avec leurs propres mots. Tous deux lui ont attribué la note de 5 sur 5.
Antony H. : retrouver le fil après un profond désarroi
« J’ai accompli des progrès sensibles et me trouve actuellement sur la voie de la renaissance à moi-même. »
Au départ, Antony se décrit dans un état de désarroi profond. D’abord, la variété et la richesse des pratiques le surprennent. Il l’admet avec franchise : il n’a pas toujours été assidu. Pourtant, il a progressé. Selon lui, les comptes rendus de la thérapeute l’ont aidé à garder le cap.
Ce témoignage résume bien sa philosophie. En effet, elle n’attend pas d’un patient épuisé qu’il soit un élève modèle. Au contraire, c’est la méthode qui s’adapte à lui.
Martine A. : un lien de confiance pour une adolescente anxieuse
« Elle lui apporte un grand réconfort et des techniques de gestion des angoisses. »
Ce second témoignage vient d’une mère. Depuis plus d’un an, Frédérique Favre accompagne sa fille adolescente. Martine salue une praticienne qui gère les urgences sans oublier le travail de fond. Surtout, un vrai lien de confiance s’est créé. Sa fille aborde avec elle tous les sujets. Aujourd’hui, l’adolescente va mieux. Le suivi continue donc à la demande, et le lien reste intact.
Deux âges, deux histoires, mais un même fil conducteur. Dans les deux cas, aucune technique isolée ne fait la différence. C’est plutôt la qualité du lien et la patience de l’accompagnement. Ainsi, on retrouve ses deux mots clés : douceur et sécurité. Selon la thérapeute, rien ne change tant que l’on se croit impuissant. Mais dès qu’on tend la main, quelque chose peut enfin bouger.
« Chacun mérite de retrouver le calme, l’énergie et la pleine maîtrise de sa vie. »
Rencontrer Frédérique Favre en ligne
Frédérique Favre consulte uniquement en visioconférence. Ce choix a du sens. En effet, une personne épuisée économise ainsi trajets et salles d’attente. De plus, elle reste chez elle, dans un lieu familier. Ce cadre renforce donc le sentiment de sécurité, au cœur de sa méthode.

Pour faire le premier pas, elle propose une session découverte gratuite. Baptisée « Sors du mode survie », elle dure 30 minutes, sans engagement. D’abord, elle permet de faire le point sur votre situation. Ensuite, elle vérifie si son accompagnement vous convient. Si c’est le cas, elle explique alors son approche et ses tarifs. Enfin, vous fixez ensemble un premier rendez-vous.
- Praticienne : Frédérique Favre, psychologue et thérapeute
- Programme : C.A.L.M.E, accompagnement sur mesure
- Consultations : en visioconférence
- Première étape : session découverte « Sors du mode survie », 30 minutes, offerte et sans engagement
- Prise de rendez-vous : réserver un créneau en ligne
- Site web : frederique-favre.com
À ceux qui hésitent, Frédérique Favre ne promet pas de miracle. Elle propose plutôt un chemin, à parcourir en douceur. Par ailleurs, elle porte sur ses patients un regard plein de respect. « Les personnes que j’accompagne sont fortes et courageuses comme des guerriers », dit-elle. « Elles méritent une vie à la hauteur de leurs espérances. » Alors, il est peut-être temps de poser les armes et de sortir du mode survie.
Les approches thérapeutiques mentionnées dans cet article sont complémentaires et ne se substituent pas à un suivi médical. Consultez toujours votre médecin pour tout problème de santé.



