Des protections menstruelles écologiques et surtout non toxiques !

Vous avez certainement entendu parler de la toxicité des tampons périodiques classiques. Ils sont responsables de plusieurs infections graves, certaines ayant conduit jusqu’à la mort leur porteuse. C’est ce qu’on appelle le syndrome du choc toxique.

Les tampons favoriseraient chez les jeunes femmes -mais pas que- la prolifération du redoutable staphylocoque doré.

La recrudescence de ce syndrome s’aggrave et malgré les alertes, la composition des tampons n’étant toujours pas connue, il est temps de revoir notre position à ce sujet.


Un impact écologique certain

Parlons aussi des serviettes jetables en plastique qui sont de vrais nids à bactéries et sont un véritable désastre écologique, encore pire que les tampons.

Les femmes utilisent plus de 10 000 serviettes, tampons et protège-slips au cours de leur vie… Autant de déchets qui mettront 500 ans à se dégrader…

Loin d’une réelle protection : une grande toxicité

Sur les serviettes comme sur les tampons, on retrouve des traces de pesticides, de parfums de synthèse, d’alcool, d’hydrocarbures, et autant de perturbateurs de flore intestinale et de notre système hormonal ; que l’on s’applique tous les mois sur une des zones les plus sensibles de notre corps, une des zones les plus précieuses car elle est notre Moi avant tout : notre Féminité.

La paroi du vagin est très sensible et absorbe tous ces produits chimiques que le corps a le plus grand mal à éliminer. A la longue, cela crée une accumulation dangereuse pour notre santé.

Et nos ancêtres ?

Comment faisaient nos ancêtres, quelles techniques choisissaient-elles dans le monde ?

Il y avait le Free Flux instinct, cf plus bas.

En 1150 avant JC, les femmes égyptiennes plaçaient des bandes ouatées dans leur vagin (normal aux pays des momies !) tandis que celles de la Grèce Antique utilisaient des compresses de tissu enroulées autour de morceaux de bois.

Mais avec l’emprise de la religion, s’introduire quelque chose dans le vagin devint rapidement tabou et donc les femmes n’utilisaient plus de protection.

En réalité c’était leur double jupon qui absorbait le sang… L’image de la femme réglée devient impure.

La serviette lavable est inventée dans les années 1920 par Kimberly Clark. Earl Hass inventera le tampon en 1937.

Mais les serviettes en tissu de l’époque ne sont vraiment pas pratiques, ce sont de grandes bandes qu’il faut attacher avec une épingle à une ceinture.

C’est en 1963 qu’apparaîssent en France les serviettes jetables telles que nous les connaissons.

Des protections menstruelles respectueuses

Loin d’un aspect arriéré et vieillot des règles de nos ancêtres où nous devions nous cacher et où le sujet était tabou (ce qui est encore le cas chez certains en France malheureusement), maintenant on assume et on exhibe nos protections menstruelles !

Il existe maintenant d’excellentes protections menstruelles respectueuses de notre corps et de l’environnement, réutilisables, douces, vraiment absorbantes pour les serviettes et antifuites pour les tampons.

Les designs sont fun, modernes, colorés et féminins pour jouer avec nos règles et retrouver notre féminité.

On y trouve des serviettes en coton lavables et des coupes menstruelles – aussi appelées les cups – en silicone médical.

Les serviettes en tissu

D’une durée de vie de 5 ans, elles sont 100% recyclables et 90% des matières bio utilisées sont d’origine naturelle. Au niveau, rapport qualité/prix, c’est donc juste imbattable.

Elles s’utilisent comme des serviettes en plastique mais elles s’attachent avec un bouton pression sous la culotte.

Elles se lavent en machine entre 40 et 60 °C ou à la main.

Pour les désinfecter, je rajoute toujours quelques gouttes d’huiles essentielles d’abre à thé dessus.

Elles sont très jolies, très colorées et c’est tellement plus confortables que du plastique !


Quelques lectures intéressantes:

Surtout pour dormir, ça n’a rien à voir.

Ces serviettes existent en plusieurs tailles : taille protègle-slip, taille règles normales, taille règles abondantes ou nuit, taille post accouchement !

Oui, oui vous avez bien lu, post accouchement ! Finies les horribles couches blanches de la maternité qui font mal au coccyx (et qui ne tiennent pas en place en plus).

Les coupes menstruelles

Plusieurs femmes ont adopté la “cup” qui ne contient aucun bisphénol A, ni phtalates ou colorants à risques. Ce petit récipient en silicone médical se place dans le vagin en période de règles et se retire à l’aide d’un petit bout en forme de batonnet.

Son utilisation est totalement différente des autres protections hygiéniques puisque la coupe menstruelle retient le sang au lieu de l’absorber.

Elle se place le matin et se retire le soir, ainsi les règles ne gênent pas au cours de la journée. On peut aussi faire un retrait intermédiaire en cours de journée si le sang est abondant mais dans l’ensemble, il y a beaucoup moins à s’en occuper qu’un tampon.

Avant chaque utilisation, la cup doit être rincée à l’eau froide et doit être impérativement stérilisée dans de l’eau bouillante chaque début de cycle.

En fin de journée en cours du cycle, vous pouvez la laver à l’eau chaude avec un peu de liquide vaisselle ou de savon et bien rincer.

La cupe coûte environ 15 € ; on la trouve partout y compris en grande surface. Elle est bien plus économique que des tampons car elle dure 3 ans !

Elle existe en 2 tailles selon le flux.

Ah oui et j’oubliais, pour les dernières sceptiques : 0 fuite si elle est correctement placée, contrairement au tampon qui en laisse toujours passer un peu… !

L’éponge de mer

Ces éponges naturelles sont récoltées dans la mer, lavées puis purifiées sans produit chimique. Elles s’insèrent dans le vagin après humidification et n’assèchent pas la flore vaginale.

Il faut changer l’éponge de mer toutes les 4h. On peut la laver à la main, l’essorer et s’en resservir pendant 6 mois.

On peut même l’utiliser pendant un rapport sexuel !

L’éponge de mer est elle aussi économique car elle coûte entre 5 et 10 €.

Par contre, elles sont déconseillées aux femmes portant un stériel car elles peuvent le déplacer.

Les protections en cellulose végétale

Présents dans tous les magasins bio, les tampons et serviettes à base de cellulose végétale ne contiennent aucun pesticide.

Ces protections sont élaborées à base de cellulose végétale, un glucide d’origine naturelle.

Leur fabrication n’est pas polluante car elles sont blanchies à l’eau oxygénée et non au chlore.

Elles s’utilisent de la même manière que les produits conventionnels mais présentent l’avantage d’être hypoallergéniques et biodégradables.

Elles sont garanties sans paraben et sans parfum.

Le Free Flux instinct

Pour les flux peu abondants ou normaux, il existe une méthode peu commune.

C’est de ne pas avoir de protection du tout !

Les femmes ayant recours à cette solution doivent contracter le périnée lorsqu’elles ne souhaitent pas avoir d’écoulement et le détendre aux toilettes afin de laisser le flux s’écouler.

Vous devez apprendre à contracter votre périnée et à savoir le relâcher quand vous êtes aux toilettes, exactement comme pour les sphincters de votre vessie.

Méthode inhabituelle en Europe, elle est pourtant utilisée depuis la nuit des temps par les femmes de toutes les civilisations, et c’est encore le cas dans les pays les moins développées, car nous n’avons pas toutes eu des protections naturelles (ou non) à portée de main et depuis que la femme est femme, règles il y a…

Article rédigé par Clotilde Rolland, naturopathe

 

 

Vous êtes praticien santé ou paramédical ? Boostez votre visibilité en vous inscrivant gratuitement sur Therapeutes.com