Avoir un cabinet partagé : bonne ou mauvaise solution ?

Quand on désire s’installer comme praticien de santé, on se pose parfois la question de partager un cabinet avec un autre thérapeute. Cette pratique très répandue a des avantages et des inconvénients…
…Faisons le tour de la question dans cet article !

 

Les avantages de partager son cabinet

Partager un cabinet a de nombreux avantages.

C’est une solution réconfortante aux débuts, le temps de se construire une patientèle solide, ou quand on conserve une activité professionnelle annexe.

Attention ici on ne parle pas d’avoir un cabinet au sein d’un groupement de santé, mais bien de partager la même pièce avec un ou deux autres confrères.

Tout d’abord il y a le coût.

Posséder son propre cabinet, que ce soit en location ou à plus forte raison en tant que propriétaire a un coût certain.

Il y a le loyer à payer, les charges d’électricité, d’eau, de ménage et d’ordures ménagères. Il peut aussi y avoir selon le contrat de bail que vous mettez en place, l’assurance professionnelle de votre lieu de pratique et la consommation internet.

Ainsi, diviser son loyer et ses charges permet de rentabiliser au maximum les créneaux horaires d’un espace commun et donc d’en diviser les coûts.

Un autre intérêt majeur auquel on ne pense pas forcément dans un premier temps, est d’avoir un autre professionnel de santé avec qui échanger.

En effet s’installer en libéral, c’est s’installer bien souvent seul. Pour peu qu’aupraravant, on a eu l’habitude de travailler en équipe, cela peut être déroutant et même pour certains déprimants de se retrouver seul maître à bord.

Avoir un collègue avec qui parler est réconfortant. On peut évoquer les tracas administratifs, ses doutes et ses peurs, mais ses joies aussi ; et même étudier un cas médical sous le couvert du secret professionnel bien sûr. On peut manger ensemble le midi, partager son thé, célébrer une occasion. Toutes ces petites choses qui rendent la vie professionnelle vraiment appréciable.

Enfin, sans tomber dans le compérage, on bénéficie mutuellement de la visibilité l’un de l’autre. Ne serait-ce que grâce aux flyers et aux cartes de visite posés dans la salle d’attente ou sur le bureau.

De plus, cela a un côté rassurant pour les patients de voir que leur thérapeute est quelqu’un de suffisament sociable pour partager une pièce avec un autre professionnel de santé. C’est incroyable le nombre de gens qui posent la question et qui demandent aussi quelle est la spécialité du confrère et ce qu’on pense de son travail. Dîtes-vous bien que ces personnes posent les mêmes questions à votre collègue.

 

Quelques inconvénients

En revanche, il peut y avoir quelques inconvénients à partager son cabinet.

Tout d’abord il faut que votre personnalité et celui de la personne que vous choisirez, soit pour louer avec vous votre local, soit que vous la rejoignez sur une location, s’accordent.

On peut très bien se plaire au premier abord et à l’usage, moins bien s’accorder. Si c’est vous qui avez rejoint le local en dernier, vous pouvez courir le risque que vos collègues ne veulent plus de vous… Et donc que vous soyez amener à partir, ce qui peut vous faire perdre énormément de patientèle…

Ensuite, il faut arriver à trouver un accord au niveau des horaires. Le mieux est de l’inscrire sur le contrat de bail de la façon la plus détaillée possible : dates de permanence, heures.
On peut s’aider d’organiseurs électroniques comme Google Agenda ou Outlook Agenda. Sinon, il y a toujours la bonne vieille méthode d’envois de sms…

Il faut parfois savoir faire preuve de rigueur et d’organisation, sans oublier le respect du collègue : j’ai les tiroirs du bureau à droite et la commode. Mon collègue a ceux de gauche et le classeur. Je vide la poubelle et je fais le ménage une semaine sur deux.

Cela paraît facile, mais cela nécessite de trouver ses marques au début.

Enfin attention aux professionnels d’un cadre réglementé comme les médecins et les infirmiers qui sont soumis à des règles très strictes comme la mise en place d’entrées et de salles d’attente séparées.

Pour les professions d’un cadre non réglementé, il n’y a pas de problème particulier. Chacun doit juste bien sûr respecter les règles de courtoisie et de bienséance.

Comment trouver un thérapeute pour partager un cabinet ?

Il y a plusieurs façons de trouver un thérapeute de confiance.

Tout d’abord, faites jouer votre réseau professionnel, ou à défaut votre réseau personnel. Si vous êtes tout jeune dans la profession, allez dans les salons, c’est une des meilleures façons de rencontrer des professionnels. Posez leur des questions. Ils vous répondront avec plaisir et ils sauront vous conseiller.

Vous pouvez demander aussi à vos propres thérapeutes ou à la pharmacie de votre quartier. Ils sont souvent bien au courant des mouvements d’arrivées et de départs de thérapeutes dans leur secteur.

Vous pouvez consulter les petites annonces ou en diffuser. Pour cela vous avez les sites d’information gratuits, mais aussi les annuaires de thérapeutes, qui en plus offrent une classification par spécialité.

Enfin, vous pouvez en parler aux commerçants de votre quartier, laissez un message chez eux, en parler au facteur, etc.

Le meilleur conseil est de se faire connaître dans sa démarche de chercher un partage de cabinet et de faire jouer son réseau. Pensez au nombre de personnes que vous fréquentez tous les jours ! C’est énorme !




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