Accompagnez le chagrin de la perte d’un animal

Beaucoup pensent à tort que le deuil d’un animal n’est pas comparable à celui d’un humain et c’est faux : car votre animal est un membre de la famille et la plupart du temps, il a été plus présent que votre propre membre de la famille.

Alors il ne s’agit pas de gradation en terme d’affect (selon que ce soit un humain ou un animal) , mais de comment réussir à surmonter le vide épouvantable qu’il va laisser.

Ce billet je l’écris car j’ai dû aider à partir mon animal domestique chéri, et que je souffre depuis lors d’un stress généré par la nécessité de l’euthanasier pour l’apaiser de ses souffrances.


Ce billet, je l’écris aussi pour amener du réconfort et quelques pistes de réflexion pour celles et ceux qui ont vécu la douleur de perdre leur animal, parfois de façon prématurée.

Car la perte de votre animal ne se rationalise pas, et rien n’est capable d’effacer la souffrance de la perte. On tente de trouver les mots et les raisons pour s’apaiser mais l’irruption psychologique est terrible et rien ne peut la guérir, sauf le temps et l’anesthésie de la peine.

Les “bien-pensants” ou moralisateurs, diront qu’il ne faut pas mettre cela sur le même plan, mais notre façon de souffrir est-elle si différente ?

Votre animal a été le réceptacle de vos émotions et votre pilier toute sa vie

Pendant des années, il a été à vos côtés, bienveillant plein d’amour, sans émettre ni jugement, ni critique. Il était l’âme et le cœur de votre foyer. Comment faire face dés lors au vide et à l’absence.

Perdre son animal, c’est une douleur particulièrement intime, pas toujours comprise, souvent jugée de sentimentalisme exacerbé. Mettre en mots sa peine est compliqué dans un monde du politiquement correct. A la mort d’un animal, les gens se montrent compréhensifs pendant deux ou trois jours, mais pas plus !

On nous dit de passer à autre chose…

Mais cela n’est pas simple, cela dépendra de la résilience de l’individu, mais aussi de la nature de la relation qui unissait le maitre et son animal.

Quand on est relativement jeune, la perte est douloureuse mais elle ne renvoie pas à la morbidité, par contre chez les personnes âgées ou isolées, c’est traumatisant. Perdre un animal peut aussi réactiver des deuils passés ou être une première expérience douloureuse de la perte. C’est souvent le cas des enfants, par exemple.

Prenez votre temps avant d’adopter à nouveau

Certaines personnes auront beaucoup de mal à reprendre un animal, d’autres, au contraire, voudront en adopter un nouveau tout de suite. Dans les deux cas, il faudra se  mesurer, car soit on voudra fuir la réalité soit on sera dans le déni. Et ceux qui refusent de reprendre un animal n’ont peut être pas réussi a faire leur deuil.


Quelques lectures intéressantes:

Mieux vaut laisser passer du temps pour retrouver un peu de sérénité…

Emotionnellement, on ressent toujours la persistance de l’animal disparu. La nostalgie s’efface quand on arrive à penser à son animal de façon douce et que l’on sent que l’on est capable d’avoir un autre coup de foudre pour un autre animal. On est alors prêt à ouvrir une nouvelle page.

Faire les  7 étapes du Deuil de son animal est crucial.

Elisabeth Kubler Ross, psychiatre et psychologue, décrivait les 7 étapes nécessaires au travail de deuil: Le choc, le déni, la colère, la tristesse, la résignation, l’acceptation et la reconstruction. Le deuil peut devenir complexe voire même devenir un pathos si l’une de ces étapes ne s’est pas déroulée correctement.

Casser les blocages du Deuil

Regrets, sentiments de frustrations, culpabilité, déni, non-dits, autant de facteurs psychologiques et émotionnels pour la personne qui les subit et qui est face à un tsunami : tous ces éléments bloquent le processus du deuil qui ne peut plus faire son  chemin naturellement.

Laissez partir votre animal en paix pour Faire votre Deuil et faites le travail nécessaire en vous

Mais si vous êtes un amoureux des animaux, il est dommage de se priver, il faut juste accepter le prix terrible à prix, mais après tout, nous sommes tous amenés en tant qu’humain amené à voir les gens que l’on aime partir et nous ne sommes pas immortels. C’est la dure loi de la vie et c’est le prix aussi  à  payer quand on aime un animal ou un humain !

 Article rédigé par Fériel Berraies

Sophrologue certifiée RNCP spécialisée en Entreprise
Hypnothérapeute, en formation en Naturopathie
Prix Sanitas de l’innovation santé à Monastir Tunisie en 2018
Prix UFA 2015 à Bruxelles
Site: www.feriel-berraies-thérapeute.com
Lui écrire: fbsophro@gmail.com

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