Obésité: Causes, Symptômes, Prévention et Traitement

On considère généralement comme obèse tout sujet dont le poids dépasse 20 p. cent du poids moyen d’un sujet de même taille, même sexe, même âge.

Avant l’âge mûr,  l’obésité est plus fréquente chez les femmes ; après la cinquantaine, son incidence est égale chez les deux sexes. Si, à partir d’un certain âge. prendre du poids est un phénomène naturel, éviter tout excès pondéra! reste un garant de bonne santé et de longévité.

Entre quarante et cinquante ans, la mortalité s’accroît de 8 p. cent pour un excès de poids de 4,5 kg, de 18 p.cent pour un         excès de poids de 9 kg, de 28 p. cent pour un excès de poids de 14 kg. de 56 p. cent pour un excès, de poids de 23 kg. Le taux de mortalité le plus faible s’observe chez ceux dont le poids est de 5 à 10 p cent inférieur à la moyenne.


Obésité Causes :

La cause la plus fréquente de l’obésité est d’évidence une alimentation exces­sive La valeur du métabolisme basai est habituellement normale chez les obèses, attestant que l’obésité n’a pas une origine organique. Nous mangeons non plus pour apaiser notre faini mais pour satisfaire notre appétit.

L’obésité peut être aussi due à des troubles glandulaires, par exemple une diminution des sécrétions des hormones sexuelles, l’ablation des testicules ou des ovaires, (‘hypercorticisme (hypersécré­tion des hormones cortico-surrénaics). et, plus rarement, l’hypothyroïdie. L’excès d’insuline, qui entraîne une hypoglycémie, provoque une sensation de taim et, par voie de conséquence, une alimentation excessive.

L’obésité résulte souvent des facteurs suivants : mau­vaises habitudes alimentaires acquises dans l’enfance (suralimentation), baisse des dépenses énergétiques due à un manque d’exercice ou à une longue période d’inactivité forcée (maladie), ingestion de nourriture pour apaiser une tension nerveuse, compensation alimen­taire de certaines frustrations, notam­ment sexuelles, suralimentation consé­cutive à une grossesse (d’origine mal connue, psychologique ou hormonale).

Danger : L’obésité augmente considéra­blement l’incidence des affections car­diaques et rénales, du diabète, de l’hypertension, des troubles hépatiques, de l’arthrose et des varices. Les obèses sont davantage exposés à la maladie, en particulier aux troubles de la vésicule biliaire, à l’appendicite et aux complica­tions postopératoires. Chez la femme, l’obésité entraîne souvent une grossesse difficile.

Obésité Symptômes :

I.’obésité se manifeste avant tout par une surcharge graisseuse. Dans les formes graves, elle s’ac­compagne d’essoufflement, de fatigue, de douleurs aux pieds, aux jambes et au dos, d’hypertension, d’insuffisance car­diaque, de diabète et d’arthrose.

Obésité Traitement :

La ration alimentaire quotidienne doit correspondre à neuf calories par livre du poids idéal.

Les médicaments sont en général déconseillés. La plupart d’entre eux comprennent des amphétamines qui provoquent de l’insomnie, de l’hyper­tension et des troubles cardiaques.

Les autres médicaments sont tout aussi nocifs et inefficaces à long ou à moyen terme. En l’absence d’un trouble thyroï­dien avéré, toute thérapie thyroïdienne comporte des risques graves. Aucun traitement médicamenteux ne doit être entrepris sans consultation médicale.

Les régimes draconiens sont très dan­gereux. Un amaigrissement trop rapide peut entraîner une atteinte du coeur et du système digestif, et perturber gravement le métabolisme:

Lorsqu’une perte de poids rapide apparaît essentielle pour le traitement, elle doit être envisagée de préférence en milieu hospitalier. Les écarts de poids incessants sont également néfastes car ils perturbent le métabolisme et favorisent sans doute l’artériosclérose.


Quelques lectures intéressantes:

Les innombrables régimes promettant une perte de poids accélérée sont avant tout nocifs pour la santé. Certains d’entre eux préconisent, par exemple, une consommation illimitée de graisses satu­rées et d’aliments riches en cholestérol et une suppression des hydrates de carbone. Or ceux-ci constituent une part essentielle de l’alimentation, alors que l’excès de graisses saturées et de cholestérol provo­que des troubles cardiaques et vasculaires.

Le poids théorique indiqué à la Table 13 ne constitue pas toujours le poids « idéal » de chacun. Certains sujets se sentent mieux avec un excès pondéral de 10 p. cent. De violents efforts pour maigrir peuvent dans ce cas faire beau­coup plus de mal que de bien.

Selon le Dr Jean Meyer, de Harvard, le meilleur moyen de déterminer l’obé­sité consiste à mesurer l’épaisseur du pli cutané sur le triceps (entre le coude et l’épaule), qui est en moyenne de 12 mm chez les garçons, 14 mm chez les filles, 23 mm chez, l’homme et 30 mm chez la femme. L’épaisseur du pli cutané, mesurée à l’aide d’un pied à coulisse adapté a cet effet, est ensuite comparée aux valeurs précises établies pour cha­que groupe d’âge.

Le meilleur régime est celui qui comporte non pas la suppression de certains aliments, mais la consomma­tion en petites quantités de tous les aliments nutritifs. Un simple coup d’œil à la table des calories (Table 24) suffit pour savoir qu’une part de inelon est quatre fois moins riche en calories qu’une banane, que les champignons sont près de trente fois moins riches que les pommes de terre frites, que la morue est un aliment non seulement plus sam que le hamburger mais entraîne aussi une prise de poids cinq fois moindre

Des centaines d’ouvrages proposent des méthodes infaillibles pour maigrir sans peine. Malheureusement, les faits sont irréductibles. Le poids est affaire d’arith­métique : 2 plus 2 feront toujours 4.

Certaines des méthodes préconisées frisent la malhonnêteté. Par exemple, la sudation par la pratique du sauna, outre qu’elle entraîne une surcharge pour le cœur et abaisse le volume sanguin, ne provoque qu’une perte d’eau qui sera compensée en quelques jours. Aucun massage ne peut supprimer ne fût-ce qu’un gramme de poids. La réduction pondérale passe obligatoirement par la restriction calorique. Cependant, sauter un ou deux repas ne fait qu’exacerber la faim et entraîne de ce fait un effet inverse de celui escompté.

Le seul moyen efficace de réduire l’excès de poids de façon durable est une modification progressive des habitudes alimentaires. Manger deux toasts au lieu de trois au petit déjeuner ou mettre un sucre au lieu de deux dans une tasse de café n’exige pas des efforts insurmonta­bles. Au restaurant, il est préférable d’attendre le plat de résistance devant des crudités plutôt que de se précipiter sur la corbeille de pain. Le régime de substitution doit être facile à suivre : manger du poisson blanc plutôt que du saumon, préférer le fromage blanc mai­gre au camembert, les grillades au bœuf bourguignon, prendre du thé à la place du chocolat ne présentent pas de diffi­cultés majeures. Consommer davantage de poisson et moins de viande abaisse l’apport en calories et en cholestérol.

Six mois d’un régime astucieusement conduit permettent de réduire de 68 kg la consommation alimentaire sans même le ressentir. Une marche quoti­dienne d’un ou deux kilomètres aidera à perdre 2 a 3 kg. Cette méthode permet de réduire considérablement l’e.xces pondéral, de façon durable et sans recourir à des privations traumatisantes, tout en assurant l’apport vitaminique indispensable à tout régime alimentaire équilibre.

La réduction de l’obésité comporte d’immenses avantages : elle supprime la surcharge cardiaque et endocrinienne, facilite la respiration, atténue la fatigue, améliore l’aspect physique, diminue la sensibilité à la maladie, le risque du diabète, des varices, de l’hypertension et des complications de la grossesse.


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