Currently set to Index
Currently set to Follow

Recadrez le syndrome de la « cabane », réapprenez à vivre !

Le Confinement lié au spectre du Covid 19 a laissé des traces dans la psyché individuelle. Révélant auprès des populations un ensemble de symptômes, allant du stress, à la déprime, aux angoisses, à la douleur morale, voire le trauma.

 

Une période où toutes les fragilités niées, cachées, enfouies ont vu le jour remontant à la surface : peur du mal, de mourir, deuil, isolement, précarité, envie de divorce, de séparation, envie de changer de vie et de partenaire… de travail, revoir ses valeurs de vie, la pandémie de Covid-19 aura fait des ravages au niveau psychologique et c’est peu dire.

Un rapport accablant, publié le 14 mai dernier de l’ONU met en exergue les conséquences de la crise du covid-19 sur la santé mentale.


En France, de nombreuses personnes ont été prises en charge pour un trouble psychique et de nombreuses personnes sont désormais en situation de grand mal-être.

Soigner le corps mais aussi l’esprit

Si la dimension médicale – le soin d’urgence – est la priorité et a concentré l’ensemble des efforts, le lien social qui a toutefois était négligé a engendré un grand nombre de maux.

Face à l’atteinte de la liberté de « bouger » et de vivre « normalement » la détresse a souvent pris le pas amenant en conséquence le repli sur soi, et la solitude aussi bien chez les jeunes mais surtout chez les personnes âgées, au point que certains sont morts de solitude et non du covid.

Rompre l’isolement c’est survivre

Le confinement était la seule stratégie de faire face au virus, cependant il n’a pas pu endiguer : les effets psychologiques négatifs », notamment des symptômes de stress post-traumatique, de la confusion et de la colère.

Ces effets pourraient résonner sur le long terme.

Pourtant la quarantaine a permis à la maladie de pas se propager» c’était une nécessité.

Priver un humain de liberté, c’est avant tout savoir « le ménager convenablement »

Et cela n’a pas toujours été le cas de la part des autorités qui ont parfois pris des décisions contradictoires et unilatérales, infantilisant presque le citoyen et cultivant cette peur sourde de la maladie voire de la morbidité, grâce à la surmédiatisation.

Et l’impact psychologique de cet isolement forcé n’a pas tardé à voir le jour, mais le sujet n’a presque pas été abordé dans les médias.

De l’isolement à l’absence de contacts

Le confinement à la maison ne s’est pas seulement limité à la privation de sorties, la tendresse, l’amour, le sexe, l’intimité en ont pris un coup.

Quid de l’intimité en couple ? Et les soins et câlins aux enfants ? Faut-il en famille, appliquer aussi les gestes barrières ? s’aimer mais pas à moins d’un mètre ?!

Si c’est en famille, il est illusoire de penser à la non-contamination, si virus il y a, les familles vivent dans une telle promiscuité qu’une personne symptomatique serait contaminante les deux jours qui précède ses symptômes, et aurait donc probablement déjà transmis le virus.

Donc il faut savoir raison garder.

L’Amour prend un coup avec le Covid 19

Le confinement a eu un effet anti libido et selon un sondage* Ifop réalisé pour Charles.co publié le mardi 5 mai, 44% des Français ont été abstinents au cours des quatre dernières semaines, contre 26% avant le confinement.

Entre baisse de libido, frustration et vie de couple en péril, il est clair que les amours et la sexualité ont aussi été mis en péril.

La chute de l’activité sexuelle des Français n’a pas touché uniquement les célibataires qui se sont retrouvés sans partenaire, mais a également les personnes en couple qui ont du composer avec la promiscuité et des conditions de vie engendrant tensions et disputes, voire violences sexuelles ou conjugales.


Quelques lectures intéressantes:

Lorsque la France était en confinement, 25% des personnes en couple vivants séparément ont accueilli à leur domicile un conjoint ou partenaire sexuel.

Une partie des célibataires quant à eux ont avoué s’être déplacés pour retrouver un partenaire sexuel à son domicile ou dans un lieu public.

Pour autant aujourd’hui, déconfinés, pourquoi ne vit-on plus « comme avant » malgré le déconfinement ?

Peur de sortir, pas envie, pas d’entrain, mélancolie, rien ne motive, du mal à retrouver notre entrain, pourtant nous espérions ce début de déconfinement.

Le “syndrome de la cabane” correspond à la peur de sortir de son lieu d’enfermement.

Un syndrome théorisé au début du XXè siècle après la Ruée vers l’or qui avait débuté en 1948 aux Etats-Unis en Californie. Aujourd’hui, il reprend forme après le confinement du covid.

Reconnaitre les symptômes

Il ne s’agit pas ici d’une maladie ou d’une pathologie psychiatrique mais un état émotionnel qui tend à être transitoire ou temporaire, pas besoin de s’alarmer. Mais il s’apparenterait aux symptômes réels d’une dépression :

  • Une fatigue émotionnelle
  • Une perte de motivation et de l’anxiété lorsqu’il s’agit de sortir.
  • Une peur de tout ce qui pourrait en dehors de notre bulle de confinement

Pourquoi la cabane devient notre refuge anti-danger ?

Nous avons vécu dans un “cocon protecteur” même si forcé, et l’isolement était devenue une arme de protection contre tous les dangers externes, face à un ennemi que l’on ne maitrise pas ( le virus)

En restant chez nous, nous sommes devenus acteurs de la lutte contre le Covid-19.

La levée du confinement signifie par contre s’exposer à l’inconnu. S’y confronter et s’adapter de nouveau n’est pas anodin et peut être mal vécu chez certaines personnes vulnérables qui ont perdu leur repéres.

Retrouvez vos habitudes de vie en restant dans la vigilance

Le retour à la vie (presque) normale doit être préparé psychologiquement.

Difficile de savoir qui souffrira du syndrome de la cabane.

En l’absence de symptômes typiques, il est difficile de déterminer si une personne souffre d’un syndrome de la cabane. Toutefois certaines réactions peuvent nous y induire :

  • Anxiété ou stress lorsqu’il faut sortir
  • Impression d’être protégé exclusivement chez soi
  • Peur de se rendre dans un espace clos, un commerce ou un transport en commun
  • Peur de socialiser
  • Angoisses lorsqu’il s’agit de retourner au travail…

Comment faire face à ses angoisses et sortir

  • Respectez votre rythme ne vous imposez pas des violences.
  • Ecoutez avec bienveillance vos émotions
  • Ajoutez des temps de sortie toutes les semaines, puis tous les deux jours, quotidiennement…
  • Soyez dans la tempérance
  • Rationalisez vos peurs
  • Relativisez vos inquiétudes
  • Discutez en sans honte autour de vous et faites vous si besoin accompagner par un professionnel qui va vous accompagner et in fine vous rassurer

Il s’agit ici d’une politique des étapes, cad se fixer des petits objectifs et d’essayer de les atteindre progressivement.

Et comme avec toutes peurs, il faut se laisser du temps et faire preuve de patience.

Vous pouvez pour cela, vous faire accompagner par des thérapies comportementales ou des pratiques de mieux-être (sophrologie, hypnose, coaching de vie), faire du yoga, du sport et des visualisations mentales positives.

 

Article rédigé par Fériel Berraies
Sophrologue certifiée RNCP et hypnothérapeute

Son profil therapeutes.com
Lui écrire : fbsophro@gmail.com




Vous êtes praticien santé ou paramédical ? Boostez votre visibilité en vous inscrivant gratuitement sur Therapeutes.com