Le processus de sophronisation

Schématiquement, le processus de sophronisation, qui va en­traîner une modification plus ou moins profonde de l’état de conscience du sujet, comprend cinq étapes :

  • la préparation
  • l’induction
  • l’approfondissement
  • l’activation des phé­nomènes intrasophroniques (Caycedo)
  • la désophronisation et la préparation :

A l’état de veille, le champ de conscience du sujet est extrê­mement large, son attention diffuse. Il reçoit deux sortes de messages : ceux en provenance du milieu extérieur et ceux de son propre corps.

Pour obtenir une bonne sophronisation, il faut, dans la mesure du possible, réaliser un isolement sensoriel relatif : amortissement des bruits, absence d’éclairage violent, ambiance calme. La fermeture des yeux entraînera un rétrécisse­ment considérable du champ de conscience qui permettra au sujet de concentrer son attention sur son propre vécu corporel. Il est invité alors à se relaxer et cette relaxation va entraîner progressivement une diminution massive des informations pro­ prioceptives en provenance des muscles et des ligaments arti­culaires, ainsi que de l’appareil vestibulaire.

  • Les conditions :

Les conditions d’isolement sensoriel et de détente psy­chophysique étant réalisées, on commence l’induction en utilisant la relaxation progressive. Le terpnos logos du sophrologue a une double action. Il fixe l’attention du sujet qui écoute le « récita­tif », ce qui empêche tout galopage mental et favorise la concen­tration sur son propre vécu corporel.

En écoutant le sophrologue, il se rend compte que les phénomènes commencent à se dé.rouler, qu’il ressent effectivement une impression de pesanteur, de lour­deur. Constatant que les phénomènes suggérés se réalisent, son esprit devient de plus en plus facilement réceptif aux sugges­tions, ce qui a pour eff et de favoriser la plongée dans l’état sophronique. La deuxième action du terpnos logos est inhérente au « récitatif » lui-même. Les inflexions de la voix douce, lente, monotone, monocorde, entraînent un engourdissement de la conscience qui lui aussi favorise l’approfondissement de l’état sophronique.

  • Le champ de conscience

Le champ de conscience est maintenant rétréci et uniquement occupé par le vécu corporel (détente musculaire et expérience du vécu de la circulation sanguine), le système musculaire complète­ment relaxé. Si l’on soulève le bras ou la jambe du sujet, ils retom­bent lourdement. Le sujet relaxé éprouve un sentiment de calme profond ; l’anxiété, les tensions nerveuses s’évanouissent peu à peu taudis que la suggestibilité augmente progressivement. On va chercher alors à approfondir l’état sophronique, qui est variable scion l’individu. A cet effet, on utilise les techniques d’approfondissement que nous avons déjà étudiées dans leur détail.

  • Pendant l’état sophronique :

Durant ce temps la suggestibilité du sujet est souvent consi­dérablement augmentée, ce qui permet la pratique de différentes méthodes que Caycedo a nommées « Activation des phéno­mènes infrasophroniqnes ». Nous les étudierons en détail, plus loin.

  • Désophronisation et dialogue :

La désophronisation est un stade extrêmement important. Elle doit être effectuée lentement, soigneusement, si l’on veut éviter des réactions parfois fort désagréables. Ensuite, le sophrologue favorisera le dialogue avec le malade à l’état vigile. Caycedo accorde une très grande importance à cette phase du processus.

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