Maladie de Parkinson: Détails, Symptômes et traitement

Cette affection chronique du système nerveux central est caractérisée par une rigidité musculaire associée à une réduction des mouvements. Bien que sa cause reste inconnue, il est possible que la maladie soit due à un facteur chimique : en effet, les intoxica­tions par l’oxyde de carbone et le manganèse, et l’abus prolongé de tran­quillisants produisent un tableau clini­que similaire.

La maladie de Parkinson n’est ni contagieuse, ni héréditaire. Elle n’affecte pas de façon sensible les facultés mentales ou la mémoire, mais peut altérer profondément l’élocution du fait de la rigidité de la langue et de la bouche.

L’une des particularités de cette ma­ladie est le faible nombre de patients atteints qui souffrent en même temps d’hypertension artérielle.

Danger : La maladie de Parkinson ne « tue » pas, mais elle peut transformer le malade en un invalide. Elle produit des lésions progressivement dégéné- ratives : à mesure qu’elle évolue, le patient a de plus en plus de difficultés à s’habiller, se raser, se laver, écrire, entrer ou sortir d’une voiture, se retour­ner dans son lit, et même manger. Lorsqu’elle atteint la gorge et les mus­cles du cou, le patient est en danger de malnutrition. La dégénérescence mus­culaire est une autre évolution sérieuse de la maladie.

Symptômes de la maladie de Parkinson :

La maladie de Parkinson est caractérisée par la lenteur et la réduction des mouvements. Le visage est immobile, les yeux grands ouverts, sans clignement des paupières, le regard est souvent fixe. La bouche reste entrou­verte et la salivation s’accompagne d’un écoulement baveux. Le maintien est rigide, les bras raidis et repliés très près du corps d’une façon presque simiesque. Le patient marche à petits pas traînants, le tronc penché en avant, dans une constante recherche de son centre de gravité qui le conduit parfois à adopter une allure pressée (festinante) comme pour éviter de tomber. Le balancement des bras est réduit. Souvent le patient ne peut arrêter sa course, comme s’il allait tomber la tête la première, à moins qu’il ne rencontre un obstacle pour le freiner.

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Le tremblement des mains est parti­culièrement sensible au repos, et le patient ne parvient à l’arrêter que pour de brefs instants et au prix d’un immense effort. Il disparaît pendant le sommeil et s’intensifie au contraire sous l’effet de la fatigue ou d’un choc émotif.

Traitement de la maladie de Parkison :

Récemment encore il n’existait que des médications pallia­tives, jusqu’à la mise au point, ces dernières années, de la lévodopa, qui permet à présent de soulager les malades dans les deux tiers des cas. En outre, une nouvelle approche chirurgicale, consistant à « geler » une zone précise du cerveau, semble assez prometteuse. A l’aide d’un certain nombre de médicaments complémentaires, il est possible de soulager les symptômes ou de maintenir la maladie dans des limites raisonna­bles.

Le patient doit rester actif et s’en­traîner à faire certains exercices. Par exemple, presser une balle de caoutchouc plusieurs fois par jour fait travailler les mains et les doigts ; faire des grimaces, se distordre le visage, sourire, aidera les muscles raidis de la face. La pose du lion du yoga peut également contribuer à dé­tendre le visage – bouche grande ou­verte, langue tirée au maximum, mus­cles de la face et du cou tendus, mains déployées en avant. Le but recherché est de composer une figure aussi féroce que possible, comme si on essayait brusquement d’effrayer quelqu’un. La pose doit être gardée environ quatre secondes, après quoi le patient se relâche lentement. Cet exercice doit être répété plusieurs fois.

Le patient devra inventer des exer­cices adaptés à chacune de ses faiblesses musculaires, afin de renforcer ses mus­cles et mieux contrôler ses mouvements. S’il peut aller dans un centre de gymnastique, il pourra s’entraîner avec des bicyclettes fixes, des rameurs, des poulies et des barres.

L’exercice est sa thérapie la plus importante.

Pour les patients dont les muscles sont particulièrement raidis, il peut être efficace de recourir à la physiothéra­pie. Les massages doivent être vigou­reux, et une large place doit être faite aux exercices d’élongation, qui sont d’une importance primordiale pour arrêter le processus de raidisse­ment et de paralysie musculaire et articulaire.

Une attitude positive, déterminée et énergique du patient contribuera puis­samment à lutter contre la paralysie et à l’empêcher de le transformer en un invalide.

Pronostic : Bien que la guérison complète soit encore impossible, on peut ralentir l’évolution de la maladie, offrant ainsi à ceux qui en souffrent des perspectives favorables.